Après sept ans d’investigations : mises en examen pour des élus de l’ère Mermaz

Extrait du dauphiné libéré :

Des élus proches de Louis Mermaz alors que ce dernier était maire de Vienne, des fonctionnaires et de chefs d’entreprise viennois, viennent d’être mis en examen pour « délit de favoritisme » et « complicité » par un juge d’instruction grenoblois. Voilà l’aboutissement d’une longue et minutieuse enquête initiée par le parquet de Vienne en 2001 _ avant d’être dépaysée dans la capitale des Alpes _ portant sur la passation de marchés publics de la ville entre 1994 et 1999.

Voilà plusieurs semaines que ces mises en examen ont été prononcées. Mais le plus grand secret avait été préservé. Jusqu’à ces derniers jours. Selon nos informations, plusieurs élus de l’ère Mermaz (l’actuel sénateur fut maire de Vienne de 1967 à 2000) ont été mis en examen. Il s’agit notamment de Gérald Eudeline, fidèle compagnon de route de l’ancien maire socialiste, et de Joël Grabarczyk, adjoint chargé des finances à l’époque et par ailleurs actuel bâtonnier de l’ordre des avocats de Vienne ; le premier était président et le second membre de la commission d’appel d’offres.

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2 réponses à to “Après sept ans d’investigations : mises en examen pour des élus de l’ère Mermaz”

  • J’aimerais que Mr Dumaz me commente cette actualité.

  • Laurent Dumaz:

    Oups, je ne suis pas toujours en train de surveiller vos écrits et je m’aperçois que vous me helez sur votre blog fort sympathiquement, ainsi que sur le blog d’Olivier. Je note que vous visez sans doute un embarras de ma part, ce qui ne sera pas le cas.
    Je ne ferai pas bien sûr de commentaire judiciaire et juridique, mon métier n’est pas juriste. Mais je vais faire et c’est ce que vous attendez 2 remarques :

    Première remarque
    Je pratique un peu les marchés publics et j’ai une petite idée de ce que cela représente.
    Je parle « neuneu » comme Sarko pour que vous compreniez bien le raisonnement
    Soit vous avez juste (au niveau de la procédure et du jugement des offres) et il n’y a pas de problèmes, soit vous avez faux et vous risquez une condamnation.
    Pas de demie mesure en ce qui concerne le code des marchés.
    Avoir faux, ça englobe ceux qui ont voulu bien faire, et les autres, « ceux là qui zon triché » si on peut les appeler comme ça.
    Savoir si les « mis en cause » font partie de l’une ou de l’autre des catégories, c’est le boulot du juge. Vincent Wales, qui a sévi du temps d’Albert Marchetti (directeur du DL en 2001 et ami personnel de Remiller ), je le connais un peu, et je pense que le texte est habilement écrit, un peu pour jeter le trouble, tout en rappelant habilement que les « mis en examen » étaient présumés innocents à la fin de son texte. De toute façon un procès va avoir lieu et les gens seront jugés, il y aura appel, et puis on verra au bout du compte ce qui se produira. Cave Canem a été blanchi de son accusation de diffamation en première instance, puis condamné en appel puis finalement totalement lavé des accusations par la cour de cassation. Je pense qu’il faut être patient en matière de justice.

    Seconde remarque
    Vous connaissez bien sûr mon amitié pour Jean Mary Lamarche, et pour la plupart des protagonistes. Vous savez aussi que j’ai travaillé au cabinet du maire de Vienne avec Louis Mermaz. Je ne renie pas ces amitiés, je suis au contraire content et fier de les fréquenter. Mes relations sont les mêmes avec le père Lamarche, avec Joël Grab, avec Capelle, avec Gérald Eudeline. Je connais leur honnêteté par ailleurs.
    Mais il me semble que des gens à l’UMP continuent de faire confiance et d’être amis avec Alain Carignon. A ceux là au moins, mes amitiés non reniées ne poseront aucun problème, mais peut-être n’en faites vous pas partie… Car en définitive, vous savez comme moi que ce n’est pas par ce que votre ami est condamné que vous changez de bord politique.

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