Le mépris de Mr Peillon illustre le vide idéologique et la dictature de la pensée unique qui règne au PS
Le débat à 3 : Mr Besson, Mme Le Pen, Mr Peillon sur l’identité nationale n’aura pas eu lieu, la faute à Mr Peillon ayant préféré boycotter l’émission.
Que l’on soit favorable ou non à ce débat, après tout, cela tient de l’opinion personnelle. Mais, personnellement, je l’ai déjà indiqué à plusieurs reprises, je pense que ce débat sur l’identité national, où comme je préfère le dire le débat sur l’Unité nationale, peut être un débat noble et intéressant. Je ne comprends donc pas que le PS soit si mal à l’aise sur ce sujet. Est-il si difficile pour le PS de parler des valeurs françaises ? Pourquoi priver les Français de leur point de vue ? La politique de la chaise vide n’est pas une solution, et il ne masque en rien le vide d’idée que l’on constate au PS depuis plusieurs années !
Quoi qu’il en soit, le pire dans l’attitude de Mr Peillon, n’est pas tant de ne pas vouloir débattre sur l’identité nationale, c’est la méthode utilisée. Outre les mensonges puis les menaces envers le service public télévisé, d’une bassesse et inqualifiable, l’aspect politique est tout aussi détestable ! Car derrière tout ça, qui y t’il ? La volonté de « faire un coup » pour faire parler de soi. C’est également et surtout le refus de laisser quelqu’un d’autre de son propre courant parler sur ce thème. C’est donc une fois de plus la démonstration de cette dictature de la pensée unique.

C’est vraiment un manque de respect pour les journalistes qui avaient dû beaucoup travailler pour préparer le débat, il aurait dû le dire avant s’il ne voulait pas y aller, au moins il auarit eu l’assurance que les journalistes ne travaillent pas pour rien.
Réponse de France 2 à lire : Les confusions de Vincent Peillon, par Patrick de Carolis, Patrice Duhamel et Arlette Chabot
Je ne ferais pas de commentaire sur l’événement Peillon, chaque partie est défendable à juste titre. Je rappelle juste que si Peillon a fait cela c’est parce qu’il ne voulait pas justement que la chaîne trouve un autre élu de gauche pour « cautionner » ce débat. D’autre part, je comprends la frustration de la rédaction et de certains téléspectateurs.
— Modéré : Complètement hors sujet –
Encore une fois, ça n’a pas un lien direct avec le post, si ce n’est que le traitement médiatique réservé au PS est globalement offensif, virulent et critique (dans le sens négatif du terme) bien plus que pour l’UMP ou que pour les Verts également. Et qu’on aille pas me dire que c’est un choix délibéré…Ceci dit, je serais Sarkozy, je ne m’en priverais pas…à condition de ne pas tenir un discours ouvert un faveur de la liberté d’opinion car ça s’appelle mentir.
Je sais que tu trouveras à redire, que tu me diras qu’il n’y a aucun mal, aucune manipulation, rien d’anormal etc…c’est ce que tu fais de manière systématique sur ce blog…A tort ou à raison d’ailleurs, mais un peu d’autocritique serait bienvenue, ça permet d’ouvrir le débat et je crois que je suis le 1er à faire cette autocritique.
Et Vincent PEILLON n’est pas quelqu’un de méprisant…
— Modéré : hors sujet —
Je me permets d’expliquer ma modération :
Que vous ne souhaitez pas répondre sur le sujet est un choix, mais vous ne pouvez pas allumer des contre-feux en espérant faire oublier le sujet principal.Je ne sais pas si vous cherchez à détourner le sujet, histoire de noyer le poisson, ou s’il s’agit d’une réelle envie de débattre, mais je refuse que sur ce blog les commentaires partent dans tous les sens et qu’ils soient sans aucun rapport avec le sujet abordé. Il y a un terme en informatique, ça s’appelle le troll, et ça, je n’en veux pas.
Je suis néanmoins ouvert au dialogue, et je réfléchis à une solution qui pourrait se différencier au schéma de dialogue d’un blog (à savoir, le blogueur lance le sujet, les visiteurs en débattent), pour justement l’inverser la cinématique, à condition que ça ne se résume pas à une série d’attaques ou une guerre de positions. Une autre solution, serait que vous ouvriez un blog et que vous vous y exprimiez, je n’y manquerais pas d’y répondre. En attendant, si vous voulez réagir, faite le sur le sujet qui est le refus de Mr Peillon de débattre et sa volonté de barrer la route à d’autre opinion différente que la sienne et pourquoi au PS refuse-t-on de parler d’unité nationale.
Si je n’ai pas commenté directement ce sujet justement c’est ce que j’explique c’est parce toutes les opinions sont valables et défendables, pour ou contre ce qu’a fait Peillon. Objectivement, certains peuvent penser que Peillon a eu raison de ne pas cautionner un débat largement contesté dans l’opinion publique, d’autres peuvent penser que ce n’est pas une raison pour planter une émission en direct et au dernier moment. Mais penser que c’est une manière de barrer la route à une autre opinion, je suis désolé mais c’est faire preuve d’une analyse très limitée!!! Encore une fois, le PS n’a jamais voulu empêcher un débat sur ce sujet, qui est bien sur l’identité nationale et non pas sur « l’unité nationale »! Ce que le PS dénonce, ce sont les conditions dans lesquelles il a été lancé ou plutôt imposé par un ministre: période électorale, période aussi ou les idées du FN refont surface, débat « institutionnalisé » par des préfets dont ce n’est pas vraiment le boulot, et tournure même du sujet de base: l’identité nationale. Je suis désolé, j’ai peut être moi aussi des connaissances assez limitées mais j’ai quand même fait 6 ans de philosophie politique (nationale et internationale) et je n’ai jamais entendu parler de ce terme d’identité nationale. Pour tout dire, le mot même identité, comme je l’ai déjà écrit sur ce blog, est un mot qui en matière de nation, n’appartient qu’au langage administratif, pour la simple et bonne raison que c’est un « acte » administratif. L’appartenance à une nation ne se limite pas à l’identité car sans cela, la France ne serait pas le symbole qu’elle est à l’étranger (oui j’ai aussi passé plus de 12 mois à l’étranger ce qui m’a permis de mesurer le mal que fait Sarkozy à cette identité de la France).
Le PS ne refuse pas de débattre sur ce sujet, il refuse de le faire dans de telles conditions, où le manque d’objectivité, de travail de préparation, de sérieux, de modération (encore moins efficace sur le site du ministère que sur ce blog). Voilà la raison pour laquelle V.Peillon a tenté de « saboter » un débat faussé et à fins purement électoralistes. D’ailleurs on a pu le constater par la qualité plus que médiocre du débat entre Besson et Le Pen.
Voilà, j’espère que je suis rentré dans le sujet.
Merci pour « l’analyse très limitée « , mais je maintiens quand même cette analyse, car objectivement, comment ne pas écarter cette hypothèse ? Comment ne pas croire qu’il s’agit là d’une volonté de ne pas voir une parole divergente de la sienne s’exprimer ?
Concernant le débat, je l’ai volontairement nommé ainsi, car c’est sur cet angle que je l’ai abordé (voir mes interventions lors de ce débat), c’est également sous cet angle qu’il a été abordé au chêne (voir le site : http://www.lechene.org/actualite/366-grand-atelier-sur-lunite-nationale.html). Vous avez fait 6 ans de philosophie politique, même si les libellés de cursus sont parfois trompeurs, j’imagine donc qu’il y avait un aspect philosophe. Je m’étonne donc que vous ne puissiez pas être capable de vous éloigner du cadre administratif et de justement avoir une approche plus « philosophique ». Un débat tel que celui-là n’est-il pas sujet à dépasser tout cela et à aller plus loin qu’un simple « le terme d’identité nationale » n’existe pas ? Quant au FN, pensez-vous qu’il n’y a que lui qui a le droit d’en parler ? Enfin, dans un de vos commentaires, vous parliez de notre âge sans doute similaire, mais pour moi c’est une vision terriblement rétrograde ! C’est justement comme cela que des partis comme le FN ont prospéré, il est important que les partis modérés ne laissent pas les extrêmes monopoliser un sujet, et donc imposer leur vision. A moins que vous ne vouliez justement voir ce dernier prospérer.
Je ne sais pas si tu le fais exprès ou pas, mais je n’ai jamais dit qu’il ne pouvait pas y avoir de débat philosophique sur ce sujet, ni que le PS refusait de s’approprier aussi ce sujet. Ce que je dénonce et ce que le PS dénonce ce sont les conditions dans lesquels il se tient et l’opinion publique semble aller dans mon sens puisque seulement 22% des français trouvent ce débat intéressant. D’un point de vue philosophique, tout débat et toute réflexion sont posés après qu’on en ait défini les termes, conditions sine qua non à un débat objectif pour tous. Or, le terme « identité nationale » n’a pas été définit lors de ce débat de manière concrète…résultat tout le monde s’en tient à sa version, le FN comme toi d’ailleurs qui parle d’unité nationale.
Je suis désolé pour le terme « analyse limitée », mais il est difficile de te faire entendre que parfois, voir même souvent, à droite comme à gauche des procédés tel que celui utilisé à travers ce débat, sont des procédés électoralistes purement et simplement. Cela n’empêche pas la validité du fond. Mais là, à part servir la campagne de 2012 je me demande à quoi va servir le fond. Et je suis d’autant plus énervé à ce sujet que j’ai du refaire mes papiers d’identité récemment: il n’y pas une seule origine étrangère dans ma famille sur 3 à 4 générations mais mon père et mon grand père sont nés en Afrique…eh bien il faut que je justifie la nationalité de mon père et de mon grand père. Si un débat sur l’identité nationale se traduit par cela…eh bien je ne suis pas d’accord.
Pour Vincent Peillon, on peut effectivement admettre ton hypothèse également, mais elle est une parmi d’autres.
Tout d’abord, vous noterez que je n’ai jamais utilisé le tutoiement à votre égard, et qu’il ne me semble pas que nous connaissions, je préfère donc en rester au vouvoiement, par marque de politesse.
Ceci étant dit, je crois qu’avant tout, vous n’avez pas participé à un de ces débats. Dans le cas de celui organisé à Vienne, le débat était présidé par Mr Serge Dufoulon, sociologue, maître de conférences à Grenoble. Ce dernier a permis justement de définir les termes du débat. Après concernant la manière de l’aborder, je le reconnais chacun peu avoir sa façon de voir. Néanmoins, vous reconnaitrez que l’angle sur lequel je l’ai abordé, et l’angle sur lequel l’a abordé le chêne est une vision noble, et j’aurais aimé que le PS dans son ensemble nous suive dans cette direction, pour justement damner le pion au FN. Et c’est cela que je cherche à vous faire comprendre depuis le début.
Maintenant concernant l’utilité, je ne vais pas chercher à soutenir que c’est un débat plus important que le chômage ou bien d’autre, mais pour autant, je pense qu’il est pertinent. Que le PS dénonce le côté électoraliste, en se basant sur la proximité des élections régionales, je répondrais qu’en 2007 nous avions les présidentielles et les législatives, en 2008 les municipales et les cantonales partielles, en 2009 les Européennes, en 2011 les cantonales partielles, et en 2012 les présidentielles. J’aimerais connaitre laquelle de ces périodes est la plus propice pour que le débat ne soit pas jugé électoraliste ? Cela faisait partie des objectifs annoncés du programme de MR Sarkozy, pourquoi lui reprocher de tenir ses engagements ?