Militant de la droite lyonnaise

Archives mensuelles : février 2010

Dans un peu moins d’un mois auront lieu les élections régionales. Outre un scrutin complexe, le rôle du conseil régional peut être flou, voici quelques explications :

Les compétences du conseil régional :

L’organisation territoriale française s’appuie sur 4 échelons :

  • L’État
  • La Région
  • Le Département
  • La Commune

Chaque échelon a un domaine de compétences que vous pouvez retrouver expliquées sur cette page de vie-publique.fr.
Comme vous pouvez le voir, la Région a de multiples compétences, dont les principales sont, par ordre d’intervention, les suivantes :

  • Le développement économique. Cela va de la coordination des actions de développement, la constitution de fonds d’investissement, la participation au capital de société mixte, etc.
  • L’éducation (les lycées), l’enseignement supérieur et la recherche, la formation professionnelle et l’apprentissage. Attention, la région ne gère pas le personnel enseignant; les conseils régionaux sont chargés de la construction, l’entretien, et l’équipement des lycées publics. La région a également la responsabilité de l’inventaire général du patrimoine culturel.
  • L’aménagement du territoire et les infrastructures. La région définit par exemple la localisation des grandes infrastructures, mais c’est surtout par l’organisation des transports TER (et de leurs retards ;-) ) que l’on connait cette compétence. Mais il existe d’autres domaines moins connus comme la gestion des parcs nationaux, l’entretien et la gestion des aérodromes et des ports de commerce.

Le mode de scrutin des régionales :

Le mode de scrutin est, je vous l’accorde, un peu, beaucoup même obscure. C’est un système proportionnel à 2 tours avec un bonus pour la liste arrivée en tête. Avec un système de liste donc, mais dont les listes régionales sont composées au niveau départemental. Ce qui se traduit comme ceci : Le nombre de conseillers régionaux d’une liste dépend du score de la liste au niveau de la région, mais la répartition se fait au prorata des voix recueillies dans chaque département.
Le déroulement se passe sur 2 tours, ne peuvent se maintenir au second tour, que les listes ayant eu plus de 10% des voix au premier tour. Les listes ayant obtenu plus de 5% des voix ont droit de fusionner entre elles. La liste arrivée en tête obtient un quart des sièges.
Une fois les conseillers régionaux élus, ces derniers élisent le président de région.
Jusqu’à présent, le mandat durait 6 ans, mais pour mettre en place la réforme de collectivité territoriale, ce mandat sera exceptionnellement écourté à 4 ans.

À vos bulletins donc les 14 et 21 mars 2010 !

Petits extraits tirés de Lyon Capitale.

À six semaines des élections régionales, Canol, l’association des contribuables actifs du Nord-ouest lyonnais, critique la gestion de la Région Rhône-Alpes. Elle dénonce « la prodigalité » des élus.

Ce mercredi, lors de la conférence de presse organisée pour ses dix ans d’existence, l’association Canol a dressé un tableau très sombre des comptes du conseil régional de 2003 à 2008. L’équipe, constituée d’une trentaine de bénévoles à la retraite, s’indigne d’une fiscalité en augmentation de 87% entre 2003 et 2008 et de dépenses « somptuaires ». D’après l’étude menée par l’association, les dépenses (nouvelles compétences non comprises) ont augmenté de 47% durant ce dernier mandat, la fiscalité (hors nouvelle TIPP) a cru de 87% et la dette a triplé passant de 487 millions à 1461 millions d’euros en 2008. Dans leur ensemble, les recettes fiscales seraient passées de 461 millions d’euros en 2003 à 755 millions en 2008, soit une augmentation de 56%.

Michel Vergnaud, le président de l’association, souligne « la prodigalité » des élus. « Nous constatons une dérive inadmissible de la part de nos élus. Quelle que soit la conjoncture, non seulement aucun effort n’est fait pour maintenir les dépenses dans des limites raisonnables, mais encore on augmente la fiscalité et la dette. » D’après lui, « ces augmentations ne sont justifiées ni par les besoins, ni par l’absence de compensation de la prise en charge de nouvelles compétences par l’État. »

Transfert de l’Etat : 69 millions d’euros d’excédent

Le rapport démontre que la prise en charge de nouvelles compétences transférées par l’État depuis 2007 (le financement de l’AFPA, les formations sanitaires et sociales et la gestion des personnels des lycées), au lieu de coûter de l’argent, a rapporté 69 millions d’euros à la région Rhône-Alpes en 2008. Son calcul est simple. Les compensations perçues par la Région au titre de la décentralisation – et notamment la taxe intérieure des produits pétroliers- se sont élevées à 320 millions d’euros en 2008. Quant aux charges liées à la gestion des nouvelles compétences de la région, elles ont atteint 251 millions d’euros. Soit 69 millions d’euros d’excédent.

[…]

Canol évoque également « l’aberration » et « l’inutilité » de la construction de l’Hôtel de Région, dont les travaux ont débuté dans le quartier de la Confluence. « En 2004, lors du vote, le coût total devait être de 107,4 millions d’euros », explique Michel Vergnaud. « Les engagements à fin 2009, atteignent déjà 141 millions d’euros ! »
L’équipe de Canol publie près de cinq enquêtes par an et mène des actions en justice. Son dernier fait d’armes ? L’annulation par le tribunal administratif de Lyon des places achetées à l’OL, pour un montant compris entre 600 000 et 900 000 euros, par le département du Rhône. En attendant, le conseil général fait appel…

Ces dérapages, l’UMP l’a longtemps dénoncé, si vous souhaitez que cela cesse, votez pour la liste de Françoise Grossetete qui s’est engagé à ne pas augmenter la pression fiscale en région Rhône-Alpes : http://www.francoisegrossetete2010.fr/

Tout bon Viennois a déjà pesté au moins une centaine de fois contre les embouteillages viennois. Et ils sont nombreux : quais pajot de l’entre de vienne nord jusqu’à la place Saint-Louis, et de l’entrée de vienne sud à la place Saint-Louis (encore), monté bon accueil, et ne parlons pas du centre-ville. Enfin si parlons-en justement ! Depuis des années, je me suis toujours demandé pourquoi une fois au centre-ville, il était si difficile d’en sortir ! Mais une fois que l’on voit le plan de la ville et les sens de circulation, tout s’éclaire :

L’évacuation des voitures par le nord est très difficile. Elle l’est d’autant plus que, pour des raisons de sécurité, la sortie par la rue Victor Hugo n’emmène plus que vers Malisol à l’est. La seule échappatoire possible se fait soit cours Romestang, puis cours Brillier, puis le quai Jean Jaures surchargé, ou bien via rue de bourgogne puis encore le quai Jean Jaures ! Bref, un vrai piège où l’automobiliste viennois brule son carburant au grand damne de son portefeuille, de l’environnement, et de ses nerfs.

La situation semble désespérée, pourtant, si l’on regarde encore une fois la carte de vienne on peu noter un axe, une rue reliant le centre-ville à la place Saint-Louis. Cette rue,  la rue marchande, est fermée depuis de nombreuses années à la circulation. Et cette fermeture à la circulation provoque un triple mal. Tout d’abord, elle a complètement asphyxié les commerces en bas de cette rue, ensuite on l’a vu, elle prive les Viennois d’un axe de sortie, enfin, elle prive les Viennois  d’un accès supplémentaire au futur parking de Cuvière. Il est donc temps à mon avis de rouvrir à la circulation cette rue, avec bien entendu des restrictions : tout d’abord, ne pas l’ouvrir à double sens, mais uniquement du centre, vers la place Saint-Louis, en suite, comme dans la rue de Bourgogne, il faudrait la rendre semi-piétonne, avec une limitation à 30 km/h. Et vous qu’en pensez-vous ? Faut-il rouvrir à la circulation la rue marchande ?

Faut-il rouvrir à la circulation la rue marchande ?

  • Non (57%, 8 Votes)
  • Oui (36%, 5 Votes)
  • Sans avis (7%, 1 Votes)

Participants : 14

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À voir également :

Jeudi dernier avait lieu à Lyon un débat organisé par le Chène 69 autour de la bioéthique, un vaste débat dont les problématiques apportent des réponses antagonistes. Les thèmes les plus connus sont bien entendu le clonage et l’Euthanasie, il en existe d’autres comme le diagnostic prénatal, la recherche sur les cellules souches, la procréation médicalement assistée.

Pour l’ensemble de ces thèmes, hormis le clonage pour lequel je suis particulièrement opposé, il m’est parfois dur d’avoir une position tranchée. En effet, même si à titre personnel, je suis plutôt favorable à l’euthanasie, il est pour autant difficile d’ouvrir ce que je considère comme une boite de pandore. Le risque d’abus, l’impact psychologique sur la famille, et le principe de donner la mort de manière délibérée, contradictoire avec la mission du personnel médical, resteront présents. Il est cependant impossible d’imaginer à une personne de se voir refuser le droit de mourir dans la dignité, il est donc un devoir de savoir où s’arrêtent les soins et où commence l’acharnement thérapeutique et de pouvoir refuser ce dernier. Je pense qu’en ce sens, la loi Léonetti répond plutôt bien à la question et qu’il n’est pas forcément nécessaire de légiférer de nouveau sur le sujet hormis pour des cas d’exception.

Concernant le diagnostic prénatal, nous avons également un cas de conscience entre le droit pour les parents de connaitre les risques de maladies et de malformation de leur futur enfant, et le risque eugénisme. Même si la loi du 8 juin 2004 est claire sur le sujet de l’eugénisme, la réalité est plus ambiguë. En effet, les obligations de dépistage, et la possibilité d’avoir recours à l’avortement notamment lorsque l’enfant présente des malformations sont clairement des pratiques eugéniques autorisées. Pour ma part, je pense néanmoins que l’information doit être primordiale, mais ne doit l’être uniquement par la volonté des deux parents. En effet, la possibilité de prévenir les risques par un traitement médical me semble une chance qu’il n’est pas possible de refuser.

Pour terminer, j’aborderais le débat concernant la recherche sur les cellules souches, qui à mon avis, devrait être autorisée sans réserve. En effet, par principe, je suis plutôt opposé à l’interdiction sur une recherche scientifique, car à mon sens, la recherche est une bonne chose, ce sont les applications qui doivent faire l’objet de débats. De plus, concernant la recherche sur les cellules souches, il est clair selon moi, que les perspectives puissent être particulièrement bénéfiques dans le traitement de certaines maladies, ou pour résoudre les problèmes de greffe d’organe.

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