Mois : août 2011

  • Changement de tête chez les jeunes pop de l’Isère

    C’est officiel, les jeunes populaires de l’Isère changent de RDJ (responsable départemental jeune) avec la toute récente nomination d’un nouveau RDJ venant remplacer Flavie Sorrolla Sorribes. C’est un choix assez surprenant à l’approche des échéances de 2012 et surtout à quelques jours du campus 2011 de se passer de l’expérience et de l’énergie de Flavie. Sans douter des capacités de son remplaçant, je m’étonne de choix de la nouvelle présidence de l’UMP 38, tant le bilan de ces dernières années est bon.

    En effet, Flavie est une personne qui a su durant son mandat, par son charisme fédérer beaucoup de jeunes autour d’elle durant (et même après) les différentes campagnes électorales. Flavie savait mieux que quiconque nous motiver, et chose rare en politique, elle savait déléguer et lier des relations de confiance (l’antenne des jeunes pop à Vienne en est le meilleur exemple). Elle a également réussi avec brio à établir de très bonnes relations, et une vraie dynamique entre les différentes fédérations de la région Rhône-Alpes, ce que ne manqueront pas de confirmer les différents RDJ des autres départements.

    C’est donc une vraie perte pour l’UMP Isère de se priver de notre meilleur jeune, et ce choix défiant toute logique ne fait que confirmer ce que j’avais annoncé dans un précédent billet : L’UMP 38 va droit dans le mur. Je souhaite néanmoins beaucoup de courage pour ce nouveau RDJ qui aura la lourde charge de faire au aussi bien que Flavie.

  • Les USA perdent leur AAA, à qui le tour ?

    Les USA perdent leur AAA, à qui le tour ?

    USA Avant / Après

    C’était prévisible, les états unis ont perdu leur triple A, Standars & Poor’s sanctionnant le déficit public (qui a dépassé les 100% du PIB), mais surtout l’incapacité politique à prendre les mesures pour sortir de cette spirale. La dette publique, un sujet qui fait l’actualité depuis malheureusement quelques années et que j’avais évoqué il y a un peu plus d’un an (voir la note pour ne pas connaitre un destin à la Grecque, réduisons notre dette !). Les USA ne sont pas la Grèce, ici il n’est pas question d’économie souterraine, ni de recette fiscale jamais perçue (voir ce dossier des échos pour comprendre la crise grecque). Pour autant, comme en Grèce, le gouvernement américain paye un certain laxisme budgétaire hérité principalement des années Bush : 2 conflits (Irak et Afghanistan) couteux, des baisses d’impôts. Mais ce n’est pas la raison principale de cette sanction des agences de notation.

    En effet, ce n’est pas tant le montant de la dette qui inquiète, mais la capacité des politiques à prendre les décisions qui s’imposent pour lutter contre cette dette. Ainsi, depuis plusieurs mois, nous ne pouvons que constater le désaccord qui vire presque à la guerre de tranchées entre démocrates et républicains (et particulièrement l’aile ultraconservatrice du Tea-Party) concernant la fiscalité du pays. Le timide accord concernant la hausse du plafond de la dette américaine acquis à l’arrachée et de justesse est le meilleur exemple de cette inertie politique.

    Il est encore trop tôt pour mesurer les conséquences sur l’économie mondiale de cette note, bien que les perspectives risquent plus d’être négatives à en voir la réaction des marchés aujourd’hui (-4,68% pour le CAC40). Pour autant, ce qui arrive au USA doit résonner comme un coup de semonce en Europe et en France particulièrement :

    • Premièrement, sur le plan économique, la rigueur ne doit plus être un vilain mot. Comme je l’avais souhaité il y a un an, il est vital que l’on traite le déficit public français, même si certaines mesure risquent d’être impopulaire, comme l’a été celle concernant la réforme des retraites.
    • Deuxièmement, sur le plan politique, l’heure est à l’union sacrée sur le thème de la dette publique. C’est la mésentente et le jusqu’au-boutisme entre démocrates et républicains qui a mené droit dans le mur les USA, il faut absolument que les partis politiques français prennent la mesure du risque d’un blocage politique. Quand je vois que le PS menace de ne pas voter la règle d’or pour des raisons purement politiques, je ne peux que m’inquiéter devant l’irresponsabilité de ce parti qui préfère des intérêts purement politiques à l’intérêt commun.

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