Archive pour la catégorie ‘Actualité’

postheadericon Quand Martine Aubry demande l’expulsion de Roms

En matière de double langage, le PS fait figure de champion. Alors qu’en public, on s’offusque de la fermeté du gouvernement, en coulisse, la première secrétaire du PS, Martine Aubry n’hésite pas à demander l’expulsion de camps de Roms présents dans l’agglomération Lilloise, sollicitant même le recourt à la force publique. Cette hypocrisie a été révélée par le figaro: Expulsion de Roms : la lettre qui embarrasse Martine Aubry où vous pouvez retrouver l’ensemble des documents demandant d’expulsion des Roms par Martine Aubry.

postheadericon 70ième anniversaire de l’appel du 18 juin

Nous célébrons aujourd’hui, 18 juin 2010, le 70e anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 du Général de Gaulle. Un moment fort pour tous les gaullistes dont je fais parti, puisqu’au-delà de la porté historique, cet évènement symbolisme bons nombres de valeurs qui aujourd’hui, en ces temps de crise,  trouvent encore toute leur place.

En effet, l’appel du 18 juin, c’est avant tout le refus du fatalisme : malgré une armée en déroute, malgré un pays envahi, malgré un état en déliquescence, un homme a refusé le défaitisme aussi bien politique que militaire qui régnait. Ainsi, seul contre tous, le Général de Gaule est entré en résistance, pour défendre ses convictions et avec comme seule obsession, la France et les Français, faisant preuve d’un courage politique hors norme. Plus encore, le combat de De Gaulle commencé ce 18 juin 1940 n’était pas seulement un combat contre l’obscurantisme du nazisme, c’était aussi un combat pour la justice et démocratie, pour la dignité de l’Homme.

Être gaulliste aujourd’hui n’est pas de la nostalgie, le Gaullisme n’est pas une relique de l’histoire, bien au contraire : Être gaulliste aujourd’hui, c’est comme ce 18 juin 1940, refuser le fatalisme, surmonter les difficultés dans se résigner à l’échec. Être gaulliste aujourd’hui, c’est comme ce 18 juin 1940, savoir faire preuve de courage politique en n’hésitant pas à bouger les lignes. Être gaulliste aujourd’hui, c’est comme ce 18 juin 1940, faire preuve d’humanisme, puisque comme aime dire Charles De Gaulle « Il n’y a qu’une seule querelle qui vaille : celle de l’Homme. C’est l’homme qu’il s’agit de sauver, de faire vivre et de développer ».

postheadericon De Gaulle est un écrivain n’en déplaise au SNES

Nouvelle lubie de la gauche bien pensante : protester contre le choix du volume 3 des « mémoires de guerre » du Général De Gaulle par une commission d’inspecteurs de l’Éducation nationale de figurer au programme du bac L à la section « Littérature et débat d’idées ». La où le SNES s’insurge (voir leur billet Qui a eu cette idée folle de nous imposer De Gaulle ?), d’autres vont plus loin avec une pétition :

Proposer de Gaulle aux élèves est tout bonnement une négation de notre discipline. Nul ne songe à discuter l’importance historique de l’écrit de De Gaulle : la valeur du témoignage est à proportion de celle du témoin. Mais enfin, de quoi parlons-nous ? De littérature ou d’histoire ? Nous sommes professeurs de lettres. Avons-nous les moyens, est-ce notre métier, de discuter une source historique ? D’en dégager le souffle de propagande mobilisateur de conscience nationale ? Car il s’agit bien de cela : aucun thuriféraire du général ne songerait à comparer l’écriture des Mémoires de guerre au style et à la portée de tout autre mémorialiste si l’on veut rester dans ce genre littéraire. Placer de Gaulle au panthéon des Lettres, lui qui a refusé le Panthéon tout court ? Allons donc. Ce choix pose un autre problème : on pourrait le soupçonner de flatter la couleur politique du pouvoir en place. À la prochaine alternance, devrons-nous enseigner L’Armée nouvelle de Jean Jaurès, ou l’essai sur le mariage de Léon Blum ? Nous transmettons des valeurs républicaines ; pas des opinions politiques. Est-ce donc cela, l’enseignement de la littérature ? Ou ne serait-ce pas plutôt sa mort programmée ? Nous demandons que soit modifié le choix d’œuvres pour les années 2010 à 2012 et que soit conservée l’intégralité du temps imparti aux lettres, afin de sauvegarder la spécificité littéraire de cet enseignement.

Soit, suivons leur raisonnement, pourquoi alors ne pas retirer le prix Nobel de littérature de Mr Churchill (obtenu en 1953 pour ses mémoires). Alors plus loin même, arrêtons d’étudier la guerre des Gaules de Jules César en classe de latin !

Soyons raisonnables et arrêtons cette mascarade ! Il ne fait guère de doute que nous sommes face à une querelle idéologique, une vision purement étroite de la littérature, et surtout dogmatique où pour des raisons purement politiques, un groupuscule de gauche refuse l’évidence : Le Général De Gaulle est un écrivain incontestable !

Il est donc temps pour ces soi-disant biens penseurs d’arrêter de faire de la politique, de l’anti Gaullisme primaire, et de retourner à leurs études, après tout depuis quand les professeurs de Lettre ont-ils peur des mots quand bien même viennent-il d’un Général ?

De Gaulle : Mémoires de guerre : Tome 3, Le salut : 1944-1946

De Gaulle : Mémoires de guerre : Tome 3, Le salut : 1944-1946

postheadericon Nouvelle parodie de démocratie du PS

Scène plutôt irréaliste à Villeurbanne : Le candidat socialiste, Richard Llung, demande à sa rivale, Béatrice Vessiller d’Europe Écologie, de se retirer avant le second tour des cantonales partielles, invoquant un « Désistement républicain » !

Pourtant, ici, pas de partis d’extrême gauche ni d’extrême droite présent au second tour, juste le PS et Europe écologie. Rien ne justifiant donc ce « Désistement républicain » hormis une tentative hégémonique du PS.

Ainsi, je m’interroge: Est-ce cela la vision de la démocratie du PS ? Est-ce cela le respect envers les électeurs qui n’ont pas voté pour le PS (70%) ? Est-ce comme cela que le PS traite ses « alliés » d’hier ?

Enfin rien d’étonnant avec ce parti, après tout, ce n’est pas son premier fait d’armes (souvenez-vous « Hold-uPS, arnaques et trahisons » : le livre qui accuse le PS), alors vivement les primaires : Le PS bourra-t-il les urnes pour être sûr d’avoir le candidat souhaité par la rue Solférino?

Le PS méprisant la démocratie

Nouveau logo du PS : Au moins là les choses sont claires !

postheadericon Pour ne pas connaitre un destin à la Grecque, réduisons notre dette !

La dérive budgétaire grecque.

A moins de ne pas avoir suivit l’actualité des dernières semaines, la situation économique de la Grèce a été au cœur d’une crise sans précédant dont les secousses ont menacé l’existence même de l’Euro.

Les raisons à cela : une situation budgétaire catastrophique de la Grèce avec un déficit de plus de 15% du PIB pour une dette allant au-delà des 115% du PIB, fruit d’années de laxisme budgétaire et de comptes « maquillés ». Face à cette situation, ce fort risque d’insolvabilité, la perte de confiance des marchés ne s’est pas fait attendre, si bien que de craint que l’état Grec s’est trouvé, fort logiquement, dans l’impossibilité de pouvoir emprunter.

Les mesures pour enrayer la crise ont été à la mesure de la crise elle-même. Nous avons eu d’un côté un plan de secourt sans précédant (né sous l’impulsion Française et de Mr Sarkozy), mais également un plan d’austérité drastique : Augmentation de la TVA, gel des pensions de retraite, réduction du salaire des fonctionnaires (quasi-disparition du 13e et 14e mois de salaire)… Il ne fait pas de doute que le choc sera dur pour le peuple grec, puisqu’en quelques mois ils devront réaliser ce qui n’a pas été fait durant 30 ans !

Quid de la France ?

La France n’est pas la Grèce, la situation n’est pas comparable… Pour l’instant. Mais il est clair que cette crise chez nos voisins doit nous ouvrir les yeux sur les dangers d’une dette trop importante. Il est impossible de laisser éternellement filer le déficit de la France, ce serait irresponsable, cela grèverait l’avenir de générations futures.

Ainsi, afin d’assurer l’avenir économique de notre pays, mais aussi l’avenir de notre système social, l’avenir de nos retraites, l’avenir de notre  sécurité sociale, héritage du général de Gaulle, il est temps de revenir à l’équilibre des comptes publics. Nous l’avons vu, plus le temps passe, et plus la marche à gravir sera haute. Il est d’ailleurs fort dommage de ne pas avoir profité de la situation économique florissante de la fin des années 90 pour régler ce problème, nous n’en serions pas là aujourd’hui.

Heureusement, le gouvernement s’est saisi du sujet, et l’annonce du gel des dépenses par le premier ministre va dans le bon sens. Mais il est clair qu’il faudra aller plus loin dans la  réduction de nos dépenses,  et repenser notre endettement, il n’existe malheureusement pas d’autres alternatives sérieuses. En effet, avec un taux d’imposition global de plus  45% du PIB  (un des plus hauts d’Europe), il est difficile d’avoir recourt à la fiscalité. Si nous ne voulons pas connaitre une tragédie (à la) grecque, il est plus que temps d’agir et de faire des efforts dès maintenant !

postheadericon 15 jours de grève SNCF en question

Après 15 jours de grève, la situation sur les lignes SNCF est revenue à la normale. 15 jours de grève ignorant la paralysie aérienne, pour un cout de plus de 100 millions d’euros, mais pourquoi ?

Une grève politique ?

Car oui, le but de cette grève mérite clairement d’être posée quand on voit « l’avancé » obtenue : un ajustement du nombre de personnels recruté limité, voire contesté. En effet, si le projet de la direction prévoyait 1 800 recrutements, la CGT avance 2 300 (soit 500 de plus, une paille), un chiffre démenti par l’UNSA et la CFDT… Bref, l’évaporation de la grève tient plus d’un poker menteur, qu’une lutte justifiée ayant débouché sur un acquis social légitime…
Car ne nous trompons pas, dans le fond, cette grève n’a été qu’une grève politique. Une course électoraliste entre 2 syndicats qui ont depuis longtemps oublié l’intérêt même de ceux qu’ils représentent. Après tout, Didier Le Reste, le patron de la CGT Cheminots n’a-t-il pas poursuivi le conflit dans le seul but de ne pas se laisser déborder par Sud-Rail ?
D’ailleurs, 15 jours de grève, un 1/2 mois sans travailler. Comment les cheminots peuvent-ils supporter un conflit aussi long, sans être payés, pour aussi peu ? Peut-on espérer que cette sortie de grève s’est fait sans un accord « sous la table » du paiement des jours de grève ?

Qui trinque ?

Comme à chaque grève, les premiers touchés sont toujours les mêmes : La France qui travaille. Car c’est bien cette classe moyenne qui, elle, paye sont abonnement de TER qui se voit doublement pénaliser. Puisqu’en plus de l’abonnement TER pour le coup inutile, c’est encore elle qui doit payer les frais des transports de substitution (Carburant, parking, etc.), sans compter les retards pénalisant au travail, mais aussi parfois pour garder les enfants… Heureusement que le service minimum existe, la casse a pu être limitée, particulièrement en île de France, mais malheureusement seulement limitée, car ils restent encore nombreux ces usagers de province à vivre la galère.

Mais que fait la région ?

Enfin, je terminerais ce billet sur la région. Vous savez, cette région qui se gargarisait en période électorale des TER. Qu’a t-elle à dire sur ces 15 jours passés, arrivés, hasard du calendrier (?) juste après l’élection ? Faudra-t-il encore attendre la vigilance du groupe UMP pour que la question des indemnités réclamées à la SNCF par la région soit posée ?

martine au pays des grèves

postheadericon Quelle retraite pour demain ?

Jeudi 1 avril dernier avait lieu à Lyon un débat organisé par le Chène 69 intitulé « Quelle retraite pour demain ? ». Un vaste débat d’actualité, puisque c’est aujourd’hui que sont lancées les concertations avec les partenaires sociaux sur la réforme des retraites.
Je vous propose au travers se billet de faire un tour d’horizon des différentes problématiques et des différentes pistes de réflexion que j’ai eues sur le sujet pour lequel je vous invite à réagir.

Le problème des retraites, une bombe à retardement.

Ce sera sans doute le chantier du quinquennat, le dossier des retraites est un sujet brulant, mais nécessaire. Si aujourd’hui les comptes de la branche vieillesse de la sécurité sociale est déficitaire de presque 10 milliards d’euros en 2009 et pourrait atteindre 24,8 milliards d’euros en 2020 et 68,8 milliards en 2050 selon le conseil d’orientation des retraites (source rapport du sénat). La principale cause étant la chute du nombre de cotisants par rapport au nombre de bénéficiaires. En effet, si en 1960 on voyait 4 actifs pour 1 retraité, aujourd’hui ce rapport est de 2,2 et pourrait chuter à 1,4 en 2050 (source INSEE) :

Evolution du ratio actif/inactif source INSEE

Ce déséquilibre s’explique s’explique de plusieurs manières :

  1. Arrivée de plus en plus tard sur le marché du travail
  2. Inversion de la pyramide des âges :
    • « Papy boom »
    • Baisse du taux de fécondité.
  3. L’espérance de vie qui augmente.

Outre le financement des retraites, l’augmentation de la durée de vie pose également la question du financement de la santé de nos ainés. En effet, soigner une personne de 80 ans n’est pas aussi aisé lorsqu’elle en a 90 et demande des moyens supplémentaires. Pour pouvoir s’occuper correctement de nos ainés, il est primordial de la part de l’ensemble de la communauté, d’anticiper les besoins financiers, tant au niveau des branches retraites qu’au niveau de la branche santé de la sécurité sociale.

Quels sont les moyens d’action ? Que se passe-t-il en Europe ?

Dans un système par répartition, pour financer les retraites, il n’existe que 3 variables d’ajustement que l’on peut baisser ou augmenter :

  1. Le montant des pensions des retraites.
  2. La durée de cotisation.
  3. Le montant des cotisations patronales et salariales.

Baiser le montant des pensions est impensable, il ne ferait que réduire le pouvoir d’achat de nos ainés. Monter les cotisations, en temps de crise, est difficile tant pour les entreprises qui y verront une augmentation des charges, que pour les salariés qui y verront une perte du pouvoir d’achat difficile à digérer. Il ne reste donc que l’augmentation de la durée de cotisation. C’est d’ailleurs dans ce sens que la plus part des pays Européens ont tranché, si bien qu’aujourd’hui la France est le pays où l’âge de départ à la retraite est le plus faible :

Âge légal du départ à la retraite selon le pays et selon le sexe (source: l’observatoiredes retraites)
PAYS ( UE 27 ) Hommes Femmes
Allemagne 65 ans 65 ans
Autriche 65 ans 60 ans
Belgique 65 ans 64 ans
Égalisation progressive à 65 ans au 1er
janvier 2009
Bulgarie 63 ans 58 ans
Chypre 65 ans 65 ans
Danemark 65 ans / 67 ans
(pension de base)  
(complémentaire publique)
Espagne 65 ans 65 ans
Estonie 63 ans 59,5 ans
Finlande 65 ans 65 ans
France 60 ans 60 ans
Grèce 65 ans 60 ans
Hongrie 62 ans 62 ans
Irlande 65 ans 65 ans
Italie 65 ans 60 ans
Lettonie 62 ans 61 ans
Lituanie 62,5 ans 60 ans
Luxembourg 65 ans 65 ans
Malte 61 ans 60 ans
Pays-Bas 65 ans 65 ans
Pologne 65 ans 60 ans
Portugal 65 ans 65 ans
République tchèque 62 ans 61 ans
Roumanie 63 ans 58 ans
Royaume-Uni 65 ans 60 ans
Slovaquie 62 ans 62 ans
Slovénie 63 ans 61 ans
Suède 65 ans 65 ans

Il est légitime de se demander si la France continuera de faire figure d’exception.

Le casse-tête de la pénibilité.

S’il y a bien un point qui s’annonce délicat, mais à la fois novateur, c’est bien la prise en compte éventuelle de la pénibilité dans le calcul de l’âge de départ en retraite. En effet, si la notion pénibilité était retenue, ce serait une première en Europe.
Pour autant, et en ce qui me concerne, je trouve que la notion de pénibilité est très difficile à évaluer. En effet, si l’idée me semble légitime sur le papier, il n’en reste pas moins qu’un certain nombre de problématiques méritent d’être posées.
Tout d’abord, quelle est la liste des métiers qui peuvent être considérés comme « pénibles » et par opposition lesquels ne le sont pas ? Quelle échelle de pénibilité peut-on donner ? Sur ce point, il est important de ne pas opposer la fatigue physique à la fatigue psychologique (stress, etc.). J’avoue avoir peur que l’on tombe dans l’image et la démagogie. De plus, comment faire accepter un choix forcément arbitraire, car après tout, qui ne considère pas son métier comme pénible ? Ne risque t’on pas également à ne pas recréer un système de régimes spéciaux gravé dans le marbre.
En effet, la notion de pénibilité pour un travail évolue au cours des années. Il y a 20 ans, les conditions de travail n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui, et elles ne seront pas les mêmes dans 20 ans. Comment prendre en compte cette évolution positive, et parfois négative ? Comment également prendre en compte les différences d’une entreprise à l’autre, ou d’une institution à l’autre, d’un secteur géographique à l’autre ? Enfin, comment prendre en compte les changements professionnels ? En effet, aujourd’hui, on ne fait plus un métier, mais des métiers.
Plutôt que de chercher la bonne formule mathématique, ne vaut-il mieux pas simplement chercher à améliorer les conditions de travail et avoir le même système de calcul de retraite pour tous ou bien, faut-il malgré tout, penser un système de point ?
Dans tous les cas, il me semble clair que la notion d’âge légal pour la retraite au sens arbitraire du terme est dépassée.

Quid de l’emploi des séniors ?

Dernier point qui me semble important de traiter, la question des l’emploi des séniors. Sur ce point, la France fait particulièrement figure de mauvais élève européen, puisque le taux d’emploi des séniors de 38,3% en France est très loin derrière le taux moyen européen de 44,7% (source journal du net).
Il s’agit à mon avis d’un problème avant tout culturel. Depuis trop longtemps on a considéré, à tort, qu’il valait mieux mettre les séniors en pré-retraite pour « laisser la place aux jeunes », ou bien que plus le temps passait et plus les séniors étaient une charge dans l’entreprise ou la collectivité. C’est tout le contraire ! Là c’est tout un travail de pédagogie auprès des entreprises (et des pouvoirs publics) pour faire comprendre que nos séniors ne sont pas des handicaps, ni des couts, mais des atouts. Et à mon sens, l’atout principal des séniors est avant tout le savoir et l’expérience.
En France, il manque sérieusement la notion de knowledge management. Il ne faut pas voir uniquement un salarié comme un « outil de production » (au sens large), mais comme une réserve de savoir qui se remplit au fil du temps. Et en se privant de nos séniors, on se prive d’une énorme source de savoir. Je pense qu’une des pistes de réflexion serait de favoriser la transmission de connaissance des salariés en fin de carrière, que ce soit au sein de l’entreprise, ou bien dans les universités trop souvent théoriques.

postheadericon Mascarade politique entre socialistes, écologistes et front de gauche

L’hypocrisie n’aura duré que quarante heures : les socialistes, les écologistes et le front de gauche ont fini leur marchandage pour trouver un accord de fusion de leurs deux listes. Un accord à l’arraché à la vue des querelles entre Mr Meirieu et Mr Queyranne durant la campagne.

Quand le PS n’hésite pas à taper sur les écologistes.

En effet, les écologistes doivent encore avoir en mémoire les vidéos assassines du PS pointant les difficultés Mr Meirieu (vidéo que vous pouvez retrouver ici) Dénigrant régulièrement son adversaire, Mr Queyranne ne manquait pas demander à Mr Meirieu de « revoir [ses] fiches ». Un comportement qui ne manquait pas d’exaspérer Mr Meirieu au point de déclarer fin février « Je n’en peux plus de son mépris ».
Les électeur d’Europe Ecologie n’oublieront pas non plus que Mr  Queyranne avait écrit au CSA pour faire interdire Ushuaïa. Ils se souviendront également de la petite phrase de Mr Soulage « Ils votent Meirieu à 80% et après, ils sortent des flingues. Ils ont voulu l’affaiblir en le plaçant en 4e position de la liste départementale ». Bonjour l’ambiance !

Quand les écologistes raillent le PS.

De l’autre côté, les socialistes doivent encore se souvenir des petites phrases sur leur parti : « les socialistes ne veulent pas voir qu’ils sont à la fin d’un cycle politique » qu’avait prononcé Mr Meirieu. Ce dernier d’ailleurs n’avait pas manqué d’insister sur les ravages du cumul, la ringardise des professionnels de la politique. « Vous passez votre temps à casser du sucre sur le dos du PS » n’avait pas manqué de lui rétorquer, Mr Queyranne.

Pour un siège ou deux, on peut oublier ses idéaux ?

Pourtant, en moins de 40h, tout cela était oublié, tout comme leurs programmes, pourtant très différents tous les 3. Mais après tout, quand il est question de sièges, il est très facile de trouver le plus petit dénominateur commun, quitte à ce dernier tienne sur un timbre-poste. Car voilà pour moi où se situe l’insupportable de la situation, et ce que je déteste en politique : Lorsqu’il est question de monnayer un siège ou deux, l’homme politique est prêt à tout, et surtout à mettre de côté ses convictions, son honneur, fut il bafoué et trainé dans la boue par ses adversaires !

Non, les électeurs ne sont pas de vulgaires pourcentages qui s’additionnent !

Alors non, à l’heure où l’abstention montre le dégout des Français pour la politique, le PS, le Front de Gauche et Europe écologie montrent le pire des visages ! Pire encore, ils se moquent totalement de leurs électeurs qui ont placé en eux leur confiance, sur une liste, sur un programme, et pas sur un marchandage. On peut se demander ce que représentent pour Mr Meirieu, Mme Martin et Mr Queyranne ces électeurs qu’ils semblent traiter comme des chiffres qu’ils se monnayent ! Non, les électeurs méritent mieux que ça, et j’espère que ces derniers refusent ces manœuvres politiciennes d’un autre temps.

postheadericon Elections régionales, mode d’emploi

Dans un peu moins d’un mois auront lieu les élections régionales. Outre un scrutin complexe, le rôle du conseil régional peut être flou, voici quelques explications :

Les compétences du conseil régional :

L’organisation territoriale française s’appuie sur 4 échelons :

  • L’État
  • La Région
  • Le Département
  • La Commune

Chaque échelon a un domaine de compétences que vous pouvez retrouver expliquées sur cette page de vie-publique.fr.
Comme vous pouvez le voir, la Région a de multiples compétences, dont les principales sont, par ordre d’intervention, les suivantes :

  • Le développement économique. Cela va de la coordination des actions de développement, la constitution de fonds d’investissement, la participation au capital de société mixte, etc.
  • L’éducation (les lycées), l’enseignement supérieur et la recherche, la formation professionnelle et l’apprentissage. Attention, la région ne gère pas le personnel enseignant; les conseils régionaux sont chargés de la construction, l’entretien, et l’équipement des lycées publics. La région a également la responsabilité de l’inventaire général du patrimoine culturel.
  • L’aménagement du territoire et les infrastructures. La région définit par exemple la localisation des grandes infrastructures, mais c’est surtout par l’organisation des transports TER (et de leurs retards ;-) ) que l’on connait cette compétence. Mais il existe d’autres domaines moins connus comme la gestion des parcs nationaux, l’entretien et la gestion des aérodromes et des ports de commerce.

Le mode de scrutin des régionales :

Le mode de scrutin est, je vous l’accorde, un peu, beaucoup même obscure. C’est un système proportionnel à 2 tours avec un bonus pour la liste arrivée en tête. Avec un système de liste donc, mais dont les listes régionales sont composées au niveau départemental. Ce qui se traduit comme ceci : Le nombre de conseillers régionaux d’une liste dépend du score de la liste au niveau de la région, mais la répartition se fait au prorata des voix recueillies dans chaque département.
Le déroulement se passe sur 2 tours, ne peuvent se maintenir au second tour, que les listes ayant eu plus de 10% des voix au premier tour. Les listes ayant obtenu plus de 5% des voix ont droit de fusionner entre elles. La liste arrivée en tête obtient un quart des sièges.
Une fois les conseillers régionaux élus, ces derniers élisent le président de région.
Jusqu’à présent, le mandat durait 6 ans, mais pour mettre en place la réforme de collectivité territoriale, ce mandat sera exceptionnellement écourté à 4 ans.

À vos bulletins donc les 14 et 21 mars 2010 !

postheadericon Le mépris de Mr Peillon illustre le vide idéologique et la dictature de la pensée unique qui règne au PS

Le débat à 3 : Mr Besson, Mme Le Pen, Mr Peillon sur l’identité nationale n’aura pas eu lieu, la faute à Mr Peillon ayant préféré boycotter l’émission.
Que l’on soit favorable ou non à ce débat, après tout, cela tient de l’opinion personnelle. Mais, personnellement, je l’ai déjà indiqué à plusieurs reprises, je pense que ce débat sur l’identité national, où comme je préfère le dire le débat sur l’Unité nationale, peut être un débat noble et intéressant. Je ne comprends donc pas que le PS soit si mal à l’aise sur ce sujet. Est-il si difficile pour le PS de parler des valeurs françaises ? Pourquoi priver les Français de leur point de vue ? La politique de la chaise vide n’est pas une solution, et il ne masque en rien le vide d’idée que l’on constate au PS depuis plusieurs années !
Quoi qu’il en soit, le pire dans l’attitude de Mr Peillon, n’est pas tant de ne pas vouloir débattre sur l’identité nationale, c’est la méthode utilisée. Outre les mensonges puis les menaces envers le service public télévisé, d’une bassesse et inqualifiable, l’aspect politique est tout aussi détestable ! Car derrière tout ça, qui y t’il ? La volonté de « faire un coup » pour faire parler de soi. C’est également et surtout le refus de laisser quelqu’un d’autre de son propre courant parler sur ce thème. C’est donc une fois de plus la démonstration de cette dictature de la pensée unique.
Caricature de Vincent Peillon

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