Archive pour la catégorie ‘Politique’
Quand Martine Aubry demande l’expulsion de Roms
En matière de double langage, le PS fait figure de champion. Alors qu’en public, on s’offusque de la fermeté du gouvernement, en coulisse, la première secrétaire du PS, Martine Aubry n’hésite pas à demander l’expulsion de camps de Roms présents dans l’agglomération Lilloise, sollicitant même le recourt à la force publique. Cette hypocrisie a été révélée par le figaro: Expulsion de Roms : la lettre qui embarrasse Martine Aubry où vous pouvez retrouver l’ensemble des documents demandant d’expulsion des Roms par Martine Aubry.
Me voilà élu Conseiller National Jeune Populaire
Samedi 10 juillet, outre la tenue d’un évènement caritatif dans le pays Viennois, avait lieu les élections des CNJP (Conseillers Nationaux des Jeunes Populaires), des grands électeurs chargés notamment d’élire nouveau Président des Jeunes Populaires au niveau national.
La Responsable des Jeunes, Flavie SOROLLA SORRIBES, et son Adjoint Abdeslem AICHE, ont proposé 21 candidats, dont j’avais l’honneur de faire parti.
Les 26 élus sont les suivant :
- AICHE Abdeslem
- BAMMEZ Nicolas
- BENMAZA Lahcen
- BENOIT Caroline
- BESSAYE Damien
- BORJ Jérémie
- BOURGOIN Maxime
- BOURRY Julien
- BUISSON Grégory
- CARAYANNAKIS Chloé
- CHAIX Morgane
- COIFFARD Benjamin
- DIONNET Yannick
- DJADOURI Yassine
- ESCOLIER Charles
- GARCIN Cédric
- HANNANI Dalil
- HAUCHARD Florentine
- MUNOZ Mathieu
- POLAT Chloé
- POLAT Julien
- ROHMER Quentin
- SABATIER Mélissa
- SAULNIER Marie-Clémentine
- VANZETTO Thomas
- WILLEM Aurélien
Comme indiqué sur le site des jeunes populaires de l’Isère, ce résultat est un vrai plébiscite pour l’action menée par Flavie et Abdeslem, deux personnes de très grande qualité qui font un travail remarquable depuis quelques années dans la fédération de l’Isère, et je profite de cette note pour les remercier de la confiance et du soutient qu’il m’apporte depuis quelques temps, et notamment lors du lancement de l’antenne jeunes populaires à Vienne.
Franc succès pour le lancement de l’antenne Jeunes populaires à Vienne !
Samedi 3 juillet avait lieu à Vienne la réunion de lancement de la première antenne des jeunes populaires en Isère en présence du député maire de Vienne, Jacques Remiller et Lydie Bayoud, adjointe au maire. De très nombreux jeunes militants ont répondu présent à l’invitation pour débattre sur le thème « être jeune militant en 2010 ». Celui-ci était organisé en deux temps, le premier autour de la question « Pourquoi milite-t-on ?» et le second sur « l’influence des jeunes en politique ». Lors de ce premier point, les militants Viennois sont revenus sur les raisons de leur engagement militant :
- Etre acteur plutôt que spectateur
- Participer à une aventure humaine
- Leur attachement profond pour la ville de Vienne
- Leur volonté de travailler sur les problématiques Viennoises et nationales.
Le second volet fut lui animé par les responsables départementaux jeunes de l’Isère et du Rhône qui ont partagé leur expérience en tant que force de proposition. Les Jeunes populaires du Rhône, ont détaillé leur nombreux livres blancs contenant analyses mais surtout mesures concrètes à mettre en place et remis aux élus depuis deux ans, dont le dernier sur les violences au lycée. Les jeunes populaires de l’Isère ont quant à eux expliqué leur travail en commissions et comment à partir d’une thématique nationale « Plan campus», « Autonomie des universités », ils produisaient des tracts locaux sur des problématiques locales. Fort de ces expériences concrètes, le député maire Jacques Rémiller ne manqua pas de saisir la balle au bond en proposant d’organiser à la rentrée un atelier de réflexion sur les retraites et avant la fin de l’année une réunion sur les métropoles régionales.
La réunion s’est clôturée sur une vidéo d’encouragement du président des jeunes populaires, Benjamin Lancar et d’une soirée placée sous le signe de la convivialité autour des nombreuses animations du festival de jazz.
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Lancement d’une antenne Jeunes Populaires à Vienne sur le thème être jeune militant en 2010
Samedi 3 juillet 2010 à 17h à la salle Europe de la Mairie aura lieu le lancement d’une antenne Jeunes Populaires sur le thème « Être jeune militant en 2010″, en présence des jeunes populaires de l’Isère et du Rhône, du député-maire Jacques Remiller et des élus Viennois. Cette réunion de lancement sera suivie d’un petit apéritif.
Militant, ou simple sympathisant, n’hésitez pas à venir assister à cet évènement convivial.
Flavie Sorolla Sorribes – Responsable départementale Jeune
Aurélien WILLEM – 06 15 08 79 49 aurelien.willem@laposte.net
Le Chêne 69 : buffet-débat avec Jean-Michel DUBERNARD
Buffet-Débat
Jean-Christophe Leneutre, Chargé de Mission Départemental du Chêne dans le Rhône,
vous convie à un buffet-débat sur le thème
« Pour une France Grande et Juste : les gaullistes sont en mouvement ! »
en présence de Monsieur Jean-Michel DUBERNARD
le Vendredi 18 juin 2010 à partir de 20h00
au Grand Café de la Préfecture
10, rue Servient
à Lyon (3eme ardt)
De Gaulle est un écrivain n’en déplaise au SNES
Nouvelle lubie de la gauche bien pensante : protester contre le choix du volume 3 des « mémoires de guerre » du Général De Gaulle par une commission d’inspecteurs de l’Éducation nationale de figurer au programme du bac L à la section « Littérature et débat d’idées ». La où le SNES s’insurge (voir leur billet Qui a eu cette idée folle de nous imposer De Gaulle ?), d’autres vont plus loin avec une pétition :
Proposer de Gaulle aux élèves est tout bonnement une négation de notre discipline. Nul ne songe à discuter l’importance historique de l’écrit de De Gaulle : la valeur du témoignage est à proportion de celle du témoin. Mais enfin, de quoi parlons-nous ? De littérature ou d’histoire ? Nous sommes professeurs de lettres. Avons-nous les moyens, est-ce notre métier, de discuter une source historique ? D’en dégager le souffle de propagande mobilisateur de conscience nationale ? Car il s’agit bien de cela : aucun thuriféraire du général ne songerait à comparer l’écriture des Mémoires de guerre au style et à la portée de tout autre mémorialiste si l’on veut rester dans ce genre littéraire. Placer de Gaulle au panthéon des Lettres, lui qui a refusé le Panthéon tout court ? Allons donc. Ce choix pose un autre problème : on pourrait le soupçonner de flatter la couleur politique du pouvoir en place. À la prochaine alternance, devrons-nous enseigner L’Armée nouvelle de Jean Jaurès, ou l’essai sur le mariage de Léon Blum ? Nous transmettons des valeurs républicaines ; pas des opinions politiques. Est-ce donc cela, l’enseignement de la littérature ? Ou ne serait-ce pas plutôt sa mort programmée ? Nous demandons que soit modifié le choix d’œuvres pour les années 2010 à 2012 et que soit conservée l’intégralité du temps imparti aux lettres, afin de sauvegarder la spécificité littéraire de cet enseignement.
Soit, suivons leur raisonnement, pourquoi alors ne pas retirer le prix Nobel de littérature de Mr Churchill (obtenu en 1953 pour ses mémoires). Alors plus loin même, arrêtons d’étudier la guerre des Gaules de Jules César en classe de latin !
Soyons raisonnables et arrêtons cette mascarade ! Il ne fait guère de doute que nous sommes face à une querelle idéologique, une vision purement étroite de la littérature, et surtout dogmatique où pour des raisons purement politiques, un groupuscule de gauche refuse l’évidence : Le Général De Gaulle est un écrivain incontestable !
Il est donc temps pour ces soi-disant biens penseurs d’arrêter de faire de la politique, de l’anti Gaullisme primaire, et de retourner à leurs études, après tout depuis quand les professeurs de Lettre ont-ils peur des mots quand bien même viennent-il d’un Général ?
Nouvelle parodie de démocratie du PS
Scène plutôt irréaliste à Villeurbanne : Le candidat socialiste, Richard Llung, demande à sa rivale, Béatrice Vessiller d’Europe Écologie, de se retirer avant le second tour des cantonales partielles, invoquant un « Désistement républicain » !
Pourtant, ici, pas de partis d’extrême gauche ni d’extrême droite présent au second tour, juste le PS et Europe écologie. Rien ne justifiant donc ce « Désistement républicain » hormis une tentative hégémonique du PS.
Ainsi, je m’interroge: Est-ce cela la vision de la démocratie du PS ? Est-ce cela le respect envers les électeurs qui n’ont pas voté pour le PS (70%) ? Est-ce comme cela que le PS traite ses « alliés » d’hier ?
Enfin rien d’étonnant avec ce parti, après tout, ce n’est pas son premier fait d’armes (souvenez-vous « Hold-uPS, arnaques et trahisons » : le livre qui accuse le PS), alors vivement les primaires : Le PS bourra-t-il les urnes pour être sûr d’avoir le candidat souhaité par la rue Solférino?
Pour ne pas connaitre un destin à la Grecque, réduisons notre dette !
La dérive budgétaire grecque.
A moins de ne pas avoir suivit l’actualité des dernières semaines, la situation économique de la Grèce a été au cœur d’une crise sans précédant dont les secousses ont menacé l’existence même de l’Euro.
Les raisons à cela : une situation budgétaire catastrophique de la Grèce avec un déficit de plus de 15% du PIB pour une dette allant au-delà des 115% du PIB, fruit d’années de laxisme budgétaire et de comptes « maquillés ». Face à cette situation, ce fort risque d’insolvabilité, la perte de confiance des marchés ne s’est pas fait attendre, si bien que de craint que l’état Grec s’est trouvé, fort logiquement, dans l’impossibilité de pouvoir emprunter.
Les mesures pour enrayer la crise ont été à la mesure de la crise elle-même. Nous avons eu d’un côté un plan de secourt sans précédant (né sous l’impulsion Française et de Mr Sarkozy), mais également un plan d’austérité drastique : Augmentation de la TVA, gel des pensions de retraite, réduction du salaire des fonctionnaires (quasi-disparition du 13e et 14e mois de salaire)… Il ne fait pas de doute que le choc sera dur pour le peuple grec, puisqu’en quelques mois ils devront réaliser ce qui n’a pas été fait durant 30 ans !
Quid de la France ?
La France n’est pas la Grèce, la situation n’est pas comparable… Pour l’instant. Mais il est clair que cette crise chez nos voisins doit nous ouvrir les yeux sur les dangers d’une dette trop importante. Il est impossible de laisser éternellement filer le déficit de la France, ce serait irresponsable, cela grèverait l’avenir de générations futures.
Ainsi, afin d’assurer l’avenir économique de notre pays, mais aussi l’avenir de notre système social, l’avenir de nos retraites, l’avenir de notre sécurité sociale, héritage du général de Gaulle, il est temps de revenir à l’équilibre des comptes publics. Nous l’avons vu, plus le temps passe, et plus la marche à gravir sera haute. Il est d’ailleurs fort dommage de ne pas avoir profité de la situation économique florissante de la fin des années 90 pour régler ce problème, nous n’en serions pas là aujourd’hui.
Heureusement, le gouvernement s’est saisi du sujet, et l’annonce du gel des dépenses par le premier ministre va dans le bon sens. Mais il est clair qu’il faudra aller plus loin dans la réduction de nos dépenses, et repenser notre endettement, il n’existe malheureusement pas d’autres alternatives sérieuses. En effet, avec un taux d’imposition global de plus 45% du PIB (un des plus hauts d’Europe), il est difficile d’avoir recourt à la fiscalité. Si nous ne voulons pas connaitre une tragédie (à la) grecque, il est plus que temps d’agir et de faire des efforts dès maintenant !
Quelle retraite pour demain ?
Jeudi 1 avril dernier avait lieu à Lyon un débat organisé par le Chène 69 intitulé « Quelle retraite pour demain ? ». Un vaste débat d’actualité, puisque c’est aujourd’hui que sont lancées les concertations avec les partenaires sociaux sur la réforme des retraites.
Je vous propose au travers se billet de faire un tour d’horizon des différentes problématiques et des différentes pistes de réflexion que j’ai eues sur le sujet pour lequel je vous invite à réagir.
Le problème des retraites, une bombe à retardement.
Ce sera sans doute le chantier du quinquennat, le dossier des retraites est un sujet brulant, mais nécessaire. Si aujourd’hui les comptes de la branche vieillesse de la sécurité sociale est déficitaire de presque 10 milliards d’euros en 2009 et pourrait atteindre 24,8 milliards d’euros en 2020 et 68,8 milliards en 2050 selon le conseil d’orientation des retraites (source rapport du sénat). La principale cause étant la chute du nombre de cotisants par rapport au nombre de bénéficiaires. En effet, si en 1960 on voyait 4 actifs pour 1 retraité, aujourd’hui ce rapport est de 2,2 et pourrait chuter à 1,4 en 2050 (source INSEE) :

Ce déséquilibre s’explique s’explique de plusieurs manières :
- Arrivée de plus en plus tard sur le marché du travail
- Inversion de la pyramide des âges :
- « Papy boom »
- Baisse du taux de fécondité.
- L’espérance de vie qui augmente.
Outre le financement des retraites, l’augmentation de la durée de vie pose également la question du financement de la santé de nos ainés. En effet, soigner une personne de 80 ans n’est pas aussi aisé lorsqu’elle en a 90 et demande des moyens supplémentaires. Pour pouvoir s’occuper correctement de nos ainés, il est primordial de la part de l’ensemble de la communauté, d’anticiper les besoins financiers, tant au niveau des branches retraites qu’au niveau de la branche santé de la sécurité sociale.
Quels sont les moyens d’action ? Que se passe-t-il en Europe ?
Dans un système par répartition, pour financer les retraites, il n’existe que 3 variables d’ajustement que l’on peut baisser ou augmenter :
- Le montant des pensions des retraites.
- La durée de cotisation.
- Le montant des cotisations patronales et salariales.
Baiser le montant des pensions est impensable, il ne ferait que réduire le pouvoir d’achat de nos ainés. Monter les cotisations, en temps de crise, est difficile tant pour les entreprises qui y verront une augmentation des charges, que pour les salariés qui y verront une perte du pouvoir d’achat difficile à digérer. Il ne reste donc que l’augmentation de la durée de cotisation. C’est d’ailleurs dans ce sens que la plus part des pays Européens ont tranché, si bien qu’aujourd’hui la France est le pays où l’âge de départ à la retraite est le plus faible :
| PAYS ( UE 27 ) | Hommes | Femmes |
|---|---|---|
| Allemagne | 65 ans | 65 ans |
| Autriche | 65 ans | 60 ans |
| Belgique | 65 ans | 64 ans |
| Égalisation progressive à 65 ans au 1er janvier 2009 |
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| Bulgarie | 63 ans | 58 ans |
| Chypre | 65 ans | 65 ans |
| Danemark | 65 ans / 67 ans (pension de base) (complémentaire publique) |
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| Espagne | 65 ans | 65 ans |
| Estonie | 63 ans | 59,5 ans |
| Finlande | 65 ans | 65 ans |
| France | 60 ans | 60 ans |
| Grèce | 65 ans | 60 ans |
| Hongrie | 62 ans | 62 ans |
| Irlande | 65 ans | 65 ans |
| Italie | 65 ans | 60 ans |
| Lettonie | 62 ans | 61 ans |
| Lituanie | 62,5 ans | 60 ans |
| Luxembourg | 65 ans | 65 ans |
| Malte | 61 ans | 60 ans |
| Pays-Bas | 65 ans | 65 ans |
| Pologne | 65 ans | 60 ans |
| Portugal | 65 ans | 65 ans |
| République tchèque | 62 ans | 61 ans |
| Roumanie | 63 ans | 58 ans |
| Royaume-Uni | 65 ans | 60 ans |
| Slovaquie | 62 ans | 62 ans |
| Slovénie | 63 ans | 61 ans |
| Suède | 65 ans | 65 ans |
Il est légitime de se demander si la France continuera de faire figure d’exception.
Le casse-tête de la pénibilité.
S’il y a bien un point qui s’annonce délicat, mais à la fois novateur, c’est bien la prise en compte éventuelle de la pénibilité dans le calcul de l’âge de départ en retraite. En effet, si la notion pénibilité était retenue, ce serait une première en Europe.
Pour autant, et en ce qui me concerne, je trouve que la notion de pénibilité est très difficile à évaluer. En effet, si l’idée me semble légitime sur le papier, il n’en reste pas moins qu’un certain nombre de problématiques méritent d’être posées.
Tout d’abord, quelle est la liste des métiers qui peuvent être considérés comme « pénibles » et par opposition lesquels ne le sont pas ? Quelle échelle de pénibilité peut-on donner ? Sur ce point, il est important de ne pas opposer la fatigue physique à la fatigue psychologique (stress, etc.). J’avoue avoir peur que l’on tombe dans l’image et la démagogie. De plus, comment faire accepter un choix forcément arbitraire, car après tout, qui ne considère pas son métier comme pénible ? Ne risque t’on pas également à ne pas recréer un système de régimes spéciaux gravé dans le marbre.
En effet, la notion de pénibilité pour un travail évolue au cours des années. Il y a 20 ans, les conditions de travail n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui, et elles ne seront pas les mêmes dans 20 ans. Comment prendre en compte cette évolution positive, et parfois négative ? Comment également prendre en compte les différences d’une entreprise à l’autre, ou d’une institution à l’autre, d’un secteur géographique à l’autre ? Enfin, comment prendre en compte les changements professionnels ? En effet, aujourd’hui, on ne fait plus un métier, mais des métiers.
Plutôt que de chercher la bonne formule mathématique, ne vaut-il mieux pas simplement chercher à améliorer les conditions de travail et avoir le même système de calcul de retraite pour tous ou bien, faut-il malgré tout, penser un système de point ?
Dans tous les cas, il me semble clair que la notion d’âge légal pour la retraite au sens arbitraire du terme est dépassée.
Quid de l’emploi des séniors ?
Dernier point qui me semble important de traiter, la question des l’emploi des séniors. Sur ce point, la France fait particulièrement figure de mauvais élève européen, puisque le taux d’emploi des séniors de 38,3% en France est très loin derrière le taux moyen européen de 44,7% (source journal du net).
Il s’agit à mon avis d’un problème avant tout culturel. Depuis trop longtemps on a considéré, à tort, qu’il valait mieux mettre les séniors en pré-retraite pour « laisser la place aux jeunes », ou bien que plus le temps passait et plus les séniors étaient une charge dans l’entreprise ou la collectivité. C’est tout le contraire ! Là c’est tout un travail de pédagogie auprès des entreprises (et des pouvoirs publics) pour faire comprendre que nos séniors ne sont pas des handicaps, ni des couts, mais des atouts. Et à mon sens, l’atout principal des séniors est avant tout le savoir et l’expérience.
En France, il manque sérieusement la notion de knowledge management. Il ne faut pas voir uniquement un salarié comme un « outil de production » (au sens large), mais comme une réserve de savoir qui se remplit au fil du temps. Et en se privant de nos séniors, on se prive d’une énorme source de savoir. Je pense qu’une des pistes de réflexion serait de favoriser la transmission de connaissance des salariés en fin de carrière, que ce soit au sein de l’entreprise, ou bien dans les universités trop souvent théoriques.
Que retenir des élections régionales 2010 ?
Abstention, premier parti de France !
C’est sans doute le constat le plus affligeant de cette élection : L’abstention est de nouveau le premier parti de France. Même si elle concerne plus les électeurs de droite, j’y reviendrais plus tard, elle touche tous les partis. Pour moi, lorsqu’à peine un électeur sur deux se déplace voter, il s’agit d’un terrible désaveu pour la politique en général, une déroute pour la démocratie ! Mais plus loin encore, cela pose clairement la question de la légitimité des élus. Si ce cri d’alerte se voit dans les chiffres de la participation, je l’ai également ressenti sur le terrain en discutant avec les électeurs. Alors, avant même de parler de victoire de l’un ou défaite de l’autre, il me semble plus que nécessaire que les partis se posent la question de la désaffection des Français pour la politique.
Victoire à la Pyrrhus du PS ?
Indiscutablement, la gauche avec ses 54,3% au niveau national (50,76% en Rhône-Alpes) a remporté ces élections régionales. Mais pour autant, peut-on parler vraiment de plébiscite des présidents sortants ? Et cette victoire chèrement acquise, quel en a été le prix pour le PS ?
Prenons le cas de Rhône Alpes, avec seulement 25,6% des voix au premier tour en faveur de la liste Jean-Jacques Queyrrane, c’est bien 75% des suffrages exprimés qui ne se sont pas retrouvés dans le programme du président sortant ! Plus dur encore, ce chiffre monte à 89% lorsque l’on compte l’abstention (même si je n’aime pas ce genre de calcul). Il est donc évident que seul, le PS n’avait aucune chance de garder la région, et qu’il a bien fallu toute l’hypocrisie de la stratégie d’alliance pour arriver à conserver Rhône-Alpes.
Je parle d’hypocrisie, car on sait, notamment en Rhône-Alpes, les difficultés qu’ont eues socialistes, écologiste et Front de Gauche à s’entendre. J’en avais parlé dans une précédente note, et les fais m’ont pour l’instant donné raison. Ainsi, lorsque l’on voit qu’au vendredi soir il n’y avait toujours pas de texte commun signé, et que de toutes les manières, le front de gauche ne le signerait pas, on peut sérieusement s’interroger sur les problèmes de gouvernance à venir sur des sujets clefs par exemple l’aménagement du territoire, le dossier du nucléaire, les JO, les nanotechnologies, les aides aux entreprises, etc.
Alors oui, il y a eu victoire, mais à quel prix ? Le PS et la gauche en général n’ont toujours pas de réelle doctrine en dehors du « Il faut battre la droite ». Les slogans de certains, les déclarations des autres sont également là pour le prouver. Et jusqu’à preuve du contraire, gagner pour gagner n’a aucun sens politique si l’immobilisme triomphe.
Nécessité de remise en question à l’UMP
Plus que la victoire de la gauche, je retiens avant tout un réel échec de la droite. Plus encore, j’irais même jusqu’à dire que ce n’est pas la gauche qui a gagné, mais la droite qui a perdu, toute seule. Certes, il n’y a pas eu de grand chelem, nous avons gardé l’Alsace, nous avons même gagné 2 nouvelles régions (mais perdu la Corse), mais cela n’efface pas le score national historiquement bas de la droite. Ce score est d’autant plus inquiétant qu’avec le bilan des régions dirigées par les socialistes, avec l’absence de réel programme et les alliances bancales de circonstance, nous aurions dû avoir un boulevard devant nous ! Ça n’a pas été le cas, bien au contraire ! La réalité est là, nous n’avons pas réussi à faire venir aux urnes notre électorat, et ce, malgré une très forte mobilisation des militants sur le terrain. Cette mobilisation des militants est à mon avis la seule réussite de cette campagne !
Certains avancent la politique d’ouverture, d’autres la taxe Carbone pour expliquer cette désaffection. Qu’importe, mais ne désignons pas des « coupables » à la va-vite en oubliant l’essentiel, car un travail d’introspection me parait vital, et surtout, un retour à nos vraies valeurs, de droite (et en ce qui me concerne, nos valeurs Gaullistes), me semble nécessaire. À nous de faire que les résultats de dimanche dernier ne soit qu’une claque, car après tout, un revers électoral n’en est vraiment un quand on ne peut se relever.
La morale de l’histoire.
Je terminerais ce billet par une exposition de faits en direction de tous ceux qui souhaitent fanfaronner ou tirer des plans sur la comète :
- En 2004, la droite vivait « un 21 avril à l’envers » et certains y voyaient une future victoire du PS aux présidentielles.
- En 2007, avec 1,57% des suffrages, on disait que les verts et l’écologie appartenaient à l’histoire ancienne
- Toujours en 2007, avec 18% des suffrages, on voyait dans le Modem, une future machine à gagner.
- En 2009, avec 16% des suffrages, on disait que le PS était mort
Avec les résultats de 2010, et surtout l’abstention, bien heureux sera le « prophète » qui lira les résultats à venir.





