Militant de la droite lyonnaise

Grèves

Après 15 jours de grève, la situation sur les lignes SNCF est revenue à la normale. 15 jours de grève ignorant la paralysie aérienne, pour un cout de plus de 100 millions d’euros, mais pourquoi ?

Une grève politique ?

Car oui, le but de cette grève mérite clairement d’être posée quand on voit « l’avancé » obtenue : un ajustement du nombre de personnels recruté limité, voire contesté. En effet, si le projet de la direction prévoyait 1 800 recrutements, la CGT avance 2 300 (soit 500 de plus, une paille), un chiffre démenti par l’UNSA et la CFDT… Bref, l’évaporation de la grève tient plus d’un poker menteur, qu’une lutte justifiée ayant débouché sur un acquis social légitime…
Car ne nous trompons pas, dans le fond, cette grève n’a été qu’une grève politique. Une course électoraliste entre 2 syndicats qui ont depuis longtemps oublié l’intérêt même de ceux qu’ils représentent. Après tout, Didier Le Reste, le patron de la CGT Cheminots n’a-t-il pas poursuivi le conflit dans le seul but de ne pas se laisser déborder par Sud-Rail ?
D’ailleurs, 15 jours de grève, un 1/2 mois sans travailler. Comment les cheminots peuvent-ils supporter un conflit aussi long, sans être payés, pour aussi peu ? Peut-on espérer que cette sortie de grève s’est fait sans un accord « sous la table » du paiement des jours de grève ?

Qui trinque ?

Comme à chaque grève, les premiers touchés sont toujours les mêmes : La France qui travaille. Car c’est bien cette classe moyenne qui, elle, paye sont abonnement de TER qui se voit doublement pénaliser. Puisqu’en plus de l’abonnement TER pour le coup inutile, c’est encore elle qui doit payer les frais des transports de substitution (Carburant, parking, etc.), sans compter les retards pénalisant au travail, mais aussi parfois pour garder les enfants… Heureusement que le service minimum existe, la casse a pu être limitée, particulièrement en île de France, mais malheureusement seulement limitée, car ils restent encore nombreux ces usagers de province à vivre la galère.

Mais que fait la région ?

Enfin, je terminerais ce billet sur la région. Vous savez, cette région qui se gargarisait en période électorale des TER. Qu’a t-elle à dire sur ces 15 jours passés, arrivés, hasard du calendrier (?) juste après l’élection ? Faudra-t-il encore attendre la vigilance du groupe UMP pour que la question des indemnités réclamées à la SNCF par la région soit posée ?

martine au pays des grèves

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