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Nicolas Sarkozy

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inventaire ump

Droit d’inventaire, évaluation des années Sarkozy, c’est le débat qui a animé ce mois d’août au sein de l’UMP. Si certains, comme Christian Estrosi ou Nadine Morano y sont opposés, pour ma part, je pense que pour préparer les victoires de demain, il est important de comprendre et analyser les échecs d’hier.

Pour autant, contrairement à Jean-François Copé, je trouve saugrenue l’idée de se restreindre uniquement aux cinq dernières années. Cette « évaluation » ressemblerait plus au procès d’un homme, Nicolas Sarkozy. Je trouve d’ailleurs cette ardeur assez étrange de la part d’une personne qui s’est porté comme le défenseur du Sarkozysme durant les élections pour la présidence de l’UMP. Ainsi, je partage l’analyse de Laurent Wauquiez, si l’on doit faire l’analyse critique, alors ce doit être sur les 10 années qu’à passées la droite au pouvoir.

Cette analyse ne doit pas être uniquement se concentrer sur nos échecs. Bien entendu, en 10 ans, des échecs il y en a eu, autrement nous serions encore au pouvoir ! Mais nous avons fait de belles réussites que nous n’avons sans doute pas sût mettre en valeur. Bref, soyons honnêtes sur ces deux quinquennats, pour mieux préparer l’avenir, comme le dit François Fillon, il faut faire « des allers-retours entre le projet et le bilan ».

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Rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy

L’invalidation des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy a provoqué une vague de réaction dans le monde politique. Fidèle à mes valeurs républicaines, je ne critiquerais pas la décision du Conseil constitutionnel qui lui-même confirme celle du la CNCCFP. Sur ce point d’ailleurs, j’invite tout à chacun d’éviter d’attaquer le Conseil constitutionnel qui revient à attaquer la république.
Sur le fond, je me permettrai néanmoins apporter quelques précisions basées sur mon expérience de mandataire financier (lors de la cantonale en 2011 et des législatives de 2012). Dès le mois de décembre 2011, la CNCCFP avait rendu son avis concernant les frais de déplacement du président Nicolas Sarkozy (voir certains frais de déplacement de Sarkozy pourront relever des comptes de campagne, Lettre de la CNCCFP)

toutefois, si au cours des manifestations auxquelles il participe dans la période précédant l’annonce éventuelle de sa candidature à la prochaine élection, il est amené à exposer les éléments d’un programme de futur candidat, le coût de l’organisation de ces manifestations devrait être réintégré ultérieurement au compte de campagne

fort de cet avertissement, il me semblait prudent de construire un budget en conséquence. En effet, le b.a.-ba qu’on vous rabâche lorsque vous êtes mandataire financier c’est de prévoir une marge suffisante au cas où il faut réintégrer certaines dépenses. À ce niveau la faute n’est pas au Conseil constitutionnel, qui n’est que le thermomètre, mais aux équipes de campagne et au candidat de n’avoir pas prévu une marge suffisante.
Alors, est-ce aux militants de régler la facture ? Est-ce à nous de payer pour leurs erreurs ? À ce sujet, j’ai un avis assez tranché :

En effet, il me semble gonflé de mettre à contribution les militants UMP déjà bien éprouvés par l’épisode de l’élection interne de novembre 2012

MAJ : Il est également intéressant de noter que l’UMP paye 4 millions par an pour non respect de la parité, soit 20 millions jusqu’en 2017… Cette amende fait bien moins de bruit, pourtant, elle est 2x plus élevée au final.

MAJ 2 : Il est également important de souligner que le principal intéressé pourrait mettre la main à la poche, et éviter que ce soit, une fois de plus, les militants qui payent la facture :

Départ Sarkozy

Muet dans la presse depuis de long mois, Nicolas Sarkozy a, dans un entretient donné à Valeurs Actuelles, déclaré qu’il ne souhaite pas revenir en politique, sauf s’il y était obligé, « non par envie mais par devoir » pour la France. Si cette petite phrase fait grand bruit, et déchaine les passions, ne faudrait-il pas à l’UMP se poser la question « Et si Nicolas Sarkozy ne revenait pas ? »
En effet, en mal de leader depuis le 6 mai 2012, et suite au spectacle minable de novembre, nombre de militants semble s’en remettent au retour providentiel de Nicolas Sarkozy, pour s’en convaincre, il suffit de regarder l’activité sur les réseaux sociaux, et les nombreux groupes « Sarko revient » etc. Mais faut-il s’alarmer de cette nostalgie ? Est-il dangereux de s’en remettre à un hypothétique retour d’un homme providentiel ? Ne faut-il pas mieux donner sa chance à une nouvelle génération pleine de promesse (NKM, Le Maire, Wauquiez, Baroin) ou à la génération confirmée comme Fillon ?
Les élections de 2014, et 2017 ne seront pas une redite de 2012, les acteurs, les problématiques seront sans doute différents, la question pour moi n’est pas de connaitre le casting, mais bien de préparer le projet. Le projet, le débat d’idées, il n’y a que ça qui compte, si l’UMP veut être de nouveau audible, ce doit être sa seule priorité, le débat de l’homme viendra après, car après tout, et si Nicolas Sarkozy ne revenait pas ?

Fillon président de l'UMP

Les échecs d’aujourd’hui doivent préparer les victoires de demain

Que ce soit pour la présidentielle, ou bien pour les législatives, 2012 a été rude pour le militant UMP que je suis. Mon engagement, et l’engagement sans faille de notre famille politique durant la campagne n’a malheureusement pas eu les résultats escomptés, même si, contrairement à ce que certains analystes politiques, ce n’était pas la déroute annoncée. En effet, sur le plan national, le résultat de l’élection du président de la République fut l’un des plus serrés. Localement, seules une centaine de voix et la vague rose ont eu raison de Jacques Remiller. Reste qu’aujourd’hui le PS sort victorieux de ces élections, et concentre l’ensemble des pouvoirs. Face à cet état PS, l’UMP doit se reconstruire et préparer les prochaines échéances afin de proposer une vraie alternative.

Soyons fiers de notre héritage

Je ne demande pas un droit d’inventaire du Sarkozysme, comme d’une page honteuse qu’il faudrait tourner : Nicolas Sarkozy, j’ai été convaincu par son projet, j’ai milité et voté pour lui en 2007 et en 2012. Je ne demande pas non plus que l’on cherche des boucs émissaires. Si la victoire est collective, la défaite l’est aussi. Ainsi, sachons tirer le meilleur des 5 années écoulées comme base pour se reconstruire et proposer une alternative à la gauche.

L’UMP est riche de sa diversité

Fondé en 2002 afin d’unir les forces politiques de toutes les droites, l’UMP est un rassemblement de tendances gaullistes, centristes, libérales et conservatrices. Il est important que chaque tendance puisse s’exprimer au sein de notre mouvement. Cette diversité est une vraie force, elle nous donne une base idéologique large, une source d’inspiration multiple. Ainsi, il me semble nécessaire que chaque « courant » puisse s’exprimer sans écraser les autres. Si nous devons pouvoir parler d’une seule voix, il me semble primordial que le débat anime notre mouvement.

Affirmons nos valeurs

Si notre mouvement est riche de sa diversité, pour autant nombre de valeurs communes nous rassemblent. Ainsi, nous sommes attachés à la nation tout en réalisant l’importance de l’Europe. Nous voulons une République moderne, fondée sur des institutions stables. Nous croyons à la libre entreprise. Si nous souhaitons un état fort, nous rejetons les systèmes qui étouffent la liberté en cherchant à tout encadrer. Nous croyons dans la solidarité tant qu’elle ne devient pas de l’assistanat. Nous pensons que la sécurité est un droit fondamental. Nous connaissons l’importance de l’éducation et de la culture.

Plaçons les classes moyennes au cœur de nos préoccupations

Ce que je souhaite pour les années à venir c’est que notre mouvement place les classes moyennes au cœur de ses préoccupations. Elles constituent le vivier de notre nation, l’exemple de l’ascenseur social, mais sont trop souvent les oubliées de la république. Nous devons être à l’écoute de ses attentes, de ses craintes qui sont justifiées. En effet, aujourd’hui la frontière est de plus en plus floue entre classes populaires et moyennes, et cette paupérisation n’ira qu’en s’aggravant puisque les classes moyennes seront les premières victimes des mesures du gouvernement socialiste.

Aucune alliance avec le FN

Je ne comprends pas le débat installé par les médias sur une alliance ou un désistement en faveur du front national. Si le PS n’a aucune morale en s’alliant avec l’extrême gauche, je pense que notre mouvement aurait tout à perdre à en faire autant avec l’extrême droite, quand bien même cette dernière aurait changé l’emballage. Nous n’avons rien à gagner, ni à espérer de ce parti. Le meilleur exemple, nous l’avons eu durant les législatives, ceux qui avaient une ligne claire vis-à-vis du front national, comme Nathalie Kosciusko-Morizet, ont gagné, ceux qui lui ont couru après ont perdu.

J’invite mes lecteurs à lire la note que j’avais écrit il y a un an sur le sujet : que faire face à la montée du FN ? Les arguments donnés à l’époque sont toujours d’actualité. Notre mouvement doit pouvoir parler d’immigration, de sécurité sans tomber dans l’outrance du FN, ni dans l’angélisme des socialistes. Nous devons avoir notre propre argumentaire, notre propre ligne.

Enfin, à ceux qui pensent que le FN représente « la vraie droite », je rappellerais que c’est l’abstention du FN qui a permis l’élection de François Hollande, c’est encore le FN qui a lancé un appel à voter socialiste afin de faire battre des députés de droite !

François Fillon comme une évidence

Vous l’avez compris le chantier pour les prochaines années est vaste à l’UMP. Pour le mener à bien, je pense que François Fillon, héritier du Gaullisme social de Philippe Séguin est le plus à même à répondre à ces attentes. De plus, nous l’avons vu durant 5 ans, il a fait preuve de courage, de détermination. Je pense qu’avec François Fillon, le débat interne sera possible faisant de l’UMP un parti de proposition et nos simplement un parti d’opposition.

Il est selon moi le plus à même de pouvoir rassembler notre famille politique, il l’a commencé avec des personnes qui ont de grandes valeurs à mes yeux : Laurent Wauquier, Valérie Pécresse, Michel Savin (j’espère que Nathalie Kosciusko-Morizet saure nous rejoindre par la suite). Et au-delà de l’UMP, je sais que François Fillon n’aura aucun mal à rassembler les Français derrière lui.

Parrainez François Fillon

Pour valider la candidature de François Fillon, il lui est nécessaire de réunir 8000 parrainages de militants de l’UMP. Ainsi si vous souhaitez également soutenir François Fillon en lui apportant votre parrainage, veuillez remplir le formulaire de parrainage téléchargeable ici, et retournez-le à l’adresse suivante :

Michel Savin
4 bis avenue Jean Perrot
38000 Grenoble

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