Militant de la droite lyonnaise

Nicolas Sarkozy

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Nicolas Sarkozy et Jean-Pierre Jouyet accompagnés de Brice Hortefeux

La prise en charge de l’UMP de l’amende de 363 615 euros, infligée à Nicolas Sarkozy par le Conseil constitutionnel en juillet 2013 pour le dépassement de son compte de campagne est au cœur de l’affaire Fillon-Jouyet. Comme à mon habitude, je ne commenterai pas l’aspect juridique, néanmoins, je vous invite à lire cet article de l’Express : Pourquoi Fillon est persuadé que l’UMP n’aurait pas dû payer l’amende de Sarkozy. Cet article revient en détail sur ces aspects juridiques et  évoque les casquettes multiples de Philippe Blanchetier.

En ce qui me concerne, c’est le plan moral qui m’intéresse. En effet, en tant que militant UMP, l’usage fait de nos cotisations me concerne directement. Mon étonnement, pour ne pas dire mon dégoût, repose sur des faits très simples :

À la vue de ces éléments, je ne peux pas comprendre que Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de l’UMP, qui se targue de revenir dans l’arène politique par devoir, n’a pas eu la délicatesse de régler lui-même cette amende.

 

Bruno Le Maire

Le 29 novembre, les militants UMP seront appelés à choisir le futur président de l’UMP. Après les nombreux scandales qu’a vécu l’UMP, la question n’est pas seulement un choix d’homme, mais c’est la survie du parti qui est en jeu.
Ainsi, il ne fait aucun doute pour moi que le seul à même de renouveler l’UMP, le seul à incarner le rassemblement de notre famille politique, c’est Bruno Le Maire.
Durant des mois, il a fait une campagne de terrain, prit le temps d’écouter les militants, bâtit un projet solide, c’est pourquoi j’avais fait le choix de le parrainer, et c’est pourquoi le 29 novembre, je vous invite a voter pour Bruno Le Maire.

Départ Sarkozy

C’est la fausse intrigue du moment : Reviendra, reviendra pas. Alors que depuis le 6 mai 2012, il ne fait aucun doute que Nicolas Sarkozy fera tout pour revenir en politique, la seule question est de savoir quand. Mais à contrario de nombreux militants UMP, je fais partie de ceux qui ne jugent pas opportun un tel retour.

Quel bilan de Nicolas Sarkozy ?

Depuis la défaite du 6 mai 2012, il n’y a, à mon gram dam, eut aucun véritable inventaire politique de ces dernières années. Pourtant, il serait souhaitable de comprendre les raisons des échecs électoraux de l’UMP sous la présidence de Nicolas Sarkozy :

  • Municipales 2008 : Victoire de la gauche.
  • Régionales 2010 : Victoire de la gauche
  • Cantonales 2011 : Victoire de la gauche
  • Sénat 2011 : Victoire de la gauche, un exploit jamais arrivé en 50 ans !
  • Et plus directement, la présidentielle de 2012.

Si l’on s’attarde sur la présidentielle 2012, il ne fait aucun doute que l’élection de François Hollande n’a pas été fait sur un vote d’adhésion, mais sur un vote de rejet de Nicolas Sarkozy. Pourquoi ? Était-ce dut à sa politique ou à sa personnalité ?

Les affaires

Difficile de dissocier Nicolas Sarkozy des affaires judiciaires dont il fait l’objet, sans condamnation pour le moment, il faut le souligner. Je n’ai pas l’intention de commenter l’action judiciaire, ainsi je me garderai de tout commentaire sur le sujet, je fais pleinement confiance à la justice.  Pour autant, je m’interroge sur les possibles répercussions pour l’UMP, déjà très fragilisée, si la principale actualité de son futur président se résume à une actualité judiciaire, quelle qu’en soit l’issue.

De plus, si l’on regarde l’affaire Bygmalion, et ses principaux protagonistes :

Si avec ça, on rajoute Patrick Buisson et ses enregistrements, une chose est sûre, c’est que Nicolas Sarkozy est coupable au moins d’une chose : celle de mal s’entourer !

On ne peut pas être et avoir été.

Si Nicolas Sarkozy venait à se représenter en 2017, ce serait pour lui sa 3e campagne présidentielle consécutive après celle de 2012 et 2007. En quoi le Nicolas Sarkozy de 2017 sera différent de celui de 2007 et de 2012 ? Va-t-il réenchanter les Français ou va-t-il leur provoquer de la lassitude ?

N’aurait-on pas plutôt intérêt de tourner la page, et de faire confiance à l’expérience de personnes comme François Fillon ou Alain Juppé, ou bien se tourner vers de jeunes prometteurs comme Laurent Wauquiez, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet ou même Xavier Bertrand ? Nous avons plutôt intérêt à aller de l’avant plutôt que de vivre dans le passé.

inventaire ump

Droit d’inventaire, évaluation des années Sarkozy, c’est le débat qui a animé ce mois d’août au sein de l’UMP. Si certains, comme Christian Estrosi ou Nadine Morano y sont opposés, pour ma part, je pense que pour préparer les victoires de demain, il est important de comprendre et analyser les échecs d’hier.

Pour autant, contrairement à Jean-François Copé, je trouve saugrenue l’idée de se restreindre uniquement aux cinq dernières années. Cette « évaluation » ressemblerait plus au procès d’un homme, Nicolas Sarkozy. Je trouve d’ailleurs cette ardeur assez étrange de la part d’une personne qui s’est porté comme le défenseur du Sarkozysme durant les élections pour la présidence de l’UMP. Ainsi, je partage l’analyse de Laurent Wauquiez, si l’on doit faire l’analyse critique, alors ce doit être sur les 10 années qu’à passées la droite au pouvoir.

Cette analyse ne doit pas être uniquement se concentrer sur nos échecs. Bien entendu, en 10 ans, des échecs il y en a eu, autrement nous serions encore au pouvoir ! Mais nous avons fait de belles réussites que nous n’avons sans doute pas sût mettre en valeur. Bref, soyons honnêtes sur ces deux quinquennats, pour mieux préparer l’avenir, comme le dit François Fillon, il faut faire « des allers-retours entre le projet et le bilan ».

Rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy

L’invalidation des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy a provoqué une vague de réaction dans le monde politique. Fidèle à mes valeurs républicaines, je ne critiquerais pas la décision du Conseil constitutionnel qui lui-même confirme celle du la CNCCFP. Sur ce point d’ailleurs, j’invite tout à chacun d’éviter d’attaquer le Conseil constitutionnel qui revient à attaquer la république.
Sur le fond, je me permettrai néanmoins apporter quelques précisions basées sur mon expérience de mandataire financier (lors de la cantonale en 2011 et des législatives de 2012). Dès le mois de décembre 2011, la CNCCFP avait rendu son avis concernant les frais de déplacement du président Nicolas Sarkozy (voir certains frais de déplacement de Sarkozy pourront relever des comptes de campagne, Lettre de la CNCCFP)

toutefois, si au cours des manifestations auxquelles il participe dans la période précédant l’annonce éventuelle de sa candidature à la prochaine élection, il est amené à exposer les éléments d’un programme de futur candidat, le coût de l’organisation de ces manifestations devrait être réintégré ultérieurement au compte de campagne

fort de cet avertissement, il me semblait prudent de construire un budget en conséquence. En effet, le b.a.-ba qu’on vous rabâche lorsque vous êtes mandataire financier c’est de prévoir une marge suffisante au cas où il faut réintégrer certaines dépenses. À ce niveau la faute n’est pas au Conseil constitutionnel, qui n’est que le thermomètre, mais aux équipes de campagne et au candidat de n’avoir pas prévu une marge suffisante.
Alors, est-ce aux militants de régler la facture ? Est-ce à nous de payer pour leurs erreurs ? À ce sujet, j’ai un avis assez tranché :

En effet, il me semble gonflé de mettre à contribution les militants UMP déjà bien éprouvés par l’épisode de l’élection interne de novembre 2012

MAJ : Il est également intéressant de noter que l’UMP paye 4 millions par an pour non respect de la parité, soit 20 millions jusqu’en 2017… Cette amende fait bien moins de bruit, pourtant, elle est 2x plus élevée au final.

MAJ 2 : Il est également important de souligner que le principal intéressé pourrait mettre la main à la poche, et éviter que ce soit, une fois de plus, les militants qui payent la facture :

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