Faut-il supprimer ou non les notes à l’école ? Voilà l’objet de la Conférence nationale sur l’évaluation des élèves : « journées de l’évaluation » organisée par la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud-Belkacem. Durant ces deux jours, experts et professionnels vont débattre sur la suppression ou non des notes…
Je m’interroge sur la pertinence et surtout sur le sens des priorités de ce gouvernement. Ainsi, je me demande s’il est plus stimulant pour un élève d’avoir un système de couleur au lieu d’une note, ou bien s’il est plus stimulant pour lui d’avoir des rythmes scolaires adaptés ? Est-il plus stimulant pour lui d’avoir un B- au lieu d’un 8, ou d’avoir un professeur remplacé rapidement en cas d’arrêt maladie long ? Ou enfin, est-il plus stimulant pour un élève d’avoir un point rouge au lieu d’un 4, ou bien d’étudier dans un bâtiment qui ne tombe pas en ruine ?
Encorne une fois, ce gouvernement va traiter des problèmes superficiels à coup de demie-mesures et autres effets d’annonce, mais les vrais problèmes, eux, s’entassent sous le tapis. Car au fond, note, couleur, lettre, notre système éducatif serra-t-il meilleur ? Je ne crois pas ! Mais qu’importe si pour la ministre la priorité doit être la forme plutôt que le fond très bien, nous continuerons à reculer au classement PISA et nos universités continueront à tomber en ruine comme vous pouvez le constater sur ce tumblr « Ruines d’Université ».


Commentaires
5 réponses à “Notes scolaires, la forme plutôt que le fond”
Gommette noire pour toi Aurélien.
Il faut soit se relire, soit apprendre à écrire. Voire les deux. Mais quand on cause des problèmes relatifs à l’école ça fait tâche franchement.
Tout dépend si la forme est plus importante que le fond…
La forme, c’est le fond qui remonte à la surface.
Victor Hugo
L’important est de ne pas toucher le fond, car on s’y dé-forme.
La question n’est pas de le toucher, mais d’en avoir. En l’espèce.