Les Français ont choisi, respectons ce choix
Malgré un nombre de votes blanc raccord, et le second score le plus faible de la 5e république, les Français ont choisi : François Hollande devient le 7 président de la 5e république.
Ce choix n’est pas le mien, ses idées ne sont pas les miennes, néanmoins, parce que c’est un choix démocratique, il faut le respecter. Comme l’a dit Nicolas Sarkozy durant son discours de dimanche, ne faisons pas ce que nos adversaires nous ont fait durant 5 ans, ayons du respect pour la fonction. Le débat doit avoir lieu sur les idées, et non sur un homme.
Parce que j’aime mon pays, et que je ne pourrais me réjouir d’une situation catastrophique, je souhaite bon courage au nouveau président de la République. Parce que la situation reste grave, parce que la crise est toujours là, parce que je reste convaincu que ses idées ne sont pas forcément les bonnes, j’espère vraiment que le nouveau président élu sera faire preuve de plus de pragmatisme que d’idéologie lorsque l’heure sera à faire des choix.
Ne laissons pas tous les pouvoirs à la gauche
Je terminerais cette note par un appel à la mobilisation de la droite. Dans quelques semaines, les 10 et 17 juin auront lieu les élections législatives, ces élections seront capitales, car en cas de victoire de la gauche, nous nous retrouverions dans une situation inédite, et sans doute dramatique sous la 5e république : un parti contrôlera l’ensemble des expéditifs en France !
En effet, de la présidence aux maires, des régions aux conseils généraux, du sénat à l’Assemblée nationale, la gauche pourrait tout contrôler, et ce, sans aucun contrepouvoir. Cette situation pourrait être dramatique pour la démocratie… En effet, contrairement à ce qu’à fait Nicolas Sarkozy en associant l’opposition à la vie démocratique en leur laissant des postes importants comme les présidences de la Cour des comptes ou à la tête de la commission des finances à l’Assemblée, le PS n’a que du mépris pour l’opposition nous le voyons au niveau local, au niveau des régions ou des conseils généraux.
Il est donc nécessaire pour la bonne santé de notre démocratie de se mobiliser pour éviter l’état PS !
Commentaires
7 réponses à “François Hollande président… et ensuite ?”
Bonsoir,
Viennois également je suis tombé sur votre site par hasard. Je ne partage pas les mêmes opinions que vous, mais rien n’empêche le dialogue en démocratie. Je tenais cependant à vous dire que je suis tout à fait d’accord avec vous quand vous dites qu’un parti contrôlant ,la majorité (non pas l’ensemble , une part non négligeable de conseils généraux restent à droite) des collectivités territoriales les plus importantes soit du même bord que celui du pouvoir central :
J’en viens donc à ma position personnelle . La séparation des pouvoirs en France est en piètre état, cela n’étant ni du à la droite ni du à la gauche mais à la Constitution de 1958.
En effet , le pouvoir exécutif est détenu par le chef d’un parti élu au suffrage universel , qui est soutenu , en règle générale depuis la réforme du quinquenat , par un pouvoir législatif du même parti élu démocratiquement dans les mêmes conditions. On constate que la proportion des projets de loi (émanants du gouvernement) sont disproportionnés par rapport aux propositions de loi (émanants des assemblées) : 85% des textes législatifs proviennent du gouvernement, sans parler des textes de l’Union Européenne qui relèvent d’une autre problématique. Cette carence parlementaire constitue selon moi une séparation des pouvoirs biaisée , indigne d’un pays comme le notre.
Je pense également que nos députés manquent cruellement d’indépendance. Pendant ces 5 ans , les députés UMP se sont vautrés sur le bouton pour adopter toutes les lois du gouvernement et même les plus stupides (Et il y’en a eu beaucoup), sauf lorsque cela portait atteinte aux intérêts de leur mandats locaux (réforme des collectivités territoriales, réforme de la carte judiciaire), pas d’indépendance donc.
A gauche , opposition idiote à toutes les réformes qui s’avéraient pourtant bien nécessaire, en raison de son seul statut d’opposition ! Je ne fais pas une ici une critique du parlementarisme , loin de moins l’idée de ressembler à l’extrême droite des années 1930 qui criait « à bas la gueuse » , j’espère simplement quelque soit la majorité en place et quelque soit l’opposition une plus grande maturité. Mais sans doute es ce trop espérer.. Je tenais à partager ce point de vue avec un militant de droite.
(Je ne vous parle pas de pouvoir judiciaire puisqu’il n’en existe pas en France.)
La véritable séparation des pouvoirs ne s’opère plus aujourd’hui selon moi sur un mode horizontale (exécutif législatif) , mais vertical (État , région , conseil général , commune ). C’est sur ce point donc que je partage tout à fait votre point de vue. Je ne suis pas militant PS et ne le serai jamais , j’ai une sensibilité de gauche mais je trouverai normal pour la démocratie que les régions passent aux prochaines élections majoritairement à droite. De ce point de vue il était donc tout à fait logique sous un pouvoir de droite qui a duré 10 ans , que les régions aient été à gauche.
Maintenant je suppose que vous savez mieux que moi que logique et politique n’ont jamais fait concubinage , et que les aspirations politiques de certaines localités sont très tenaces et ne sont pas prêtes de changer.
En vous souhaitant une bonne continuation , et activité militante dans le respect de l’opposant.
GFD.
NB : Je vous préciserai que cette situation n’est pas totalement inédite. En 1975 ont été crée les Établissement public régionaux (EPR) par le président Giscard , constitués par des représentants du gouvernement et des représentants professionnels locaux. Très peu marqués à gauche en pratique. Quand vinrent les lois Defferre de décentralisation de 1982 les premières élections régionales de 1986 puis celles de 1993 ont donné à la droite la quasi totalité des régions , tout en ayant respectivement des gouvernements de droite au niveau central (Chirac, Balladur). Mais je vous concède que le président de la République était de « gauche ».
Bonjour, je vous rejoins sur l’opposition, elle ne se doit pas d’être une opposition idiote et systématique, juste parce qu’il faut s’opposer.
La situation reste inédite du fait de la décentralisation et du réel contre pouvoir local.
Bonne journée.
Ce qui est marrant, avec Aurélien, c’est que d’un long texte plutôt censé, il ne retient que les deux lignes critiques sur l’opposition. Ça ne fait pas très sérieux !
Ce qui est marrant avec Jean-Pierre, c’est qu’il va vite dans le aurelien-bashing en oubliant le fond du sujet sur lequel 2 personnes ont donné leur point de vu assez similaire.
Deux points de vue ? Similaires ?
Je n’ai jamais entendu l’UMP se plaindre d’avoir le Sénat, l’Assemblée et le Présidence!
Cela dit je suis plutôt d’accord sur la révision en profondeur de nos modes de scrutin voir de notre consitution. Nous sommes le seul pays démocratique occidental à avoir une élection présidentielle avec plus de 10 candidats à chaque élection présidentielle. Avec une proportionnelle aux législative on changerait pas mal de choses…
Sauf qu’il y avait les régions, les départements, les municipalités pour faire contre pouvoir… Là je maintiens, ça serait le première fois dans la 5e république.
Par contre, pour le proportionnelle, je suis contre, du moins, la proportionnelle intégrale, j’avais écrit un article sur le sujet La VI république : attention tromperie !