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  • Faut il dépénaliser le Cannabis en France ?

    Faut il dépénaliser le Cannabis en France ?

    MAJ du 14/04/2016 : Cette fois-ci c’est Jean-Marie Le Guen, Secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement qui relance, une nouvelle fois, le débat.

    MAJ du 15/10/2012 : 3 ans après les propos du ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, relancent le débat.

    La semaine dernière Mr Vaillant a relancé le débat sur la légalisation (ou non) du cannabis. Vieux serpent de mer politique, ce débat n’a de cesse de faire couler de l’encre dans les pays occidentaux, je ne dérogerais pas à la règle en apportant mon point de vu.
    Plutôt que de défendre l’une ou l’autre position tel un ayatollah, je préfère, naïvement, me poser des questions :

    Le cannabis est-il dangereux pour la santé (et celle des autres) ?

    Souvent banalisé, et volontairement comparé à d’autres substances, que fait réellement le cannabis sur le cerveau ? Peut-on parler de dépendance ? Est-il réellement dangereux pour la santé ?

    Les effets du cannabis :

    Le composé actif du cannabis est le TétraHydroCanabinol (THC), il agit sur l’organisme humain en activant un récepteur porté par les cellules (récepteur CB1 ou CB2). Le récepteur CB1 est essentiellement retrouvé au niveau du cerveau, alors que les récepteurs CB2 sont présents sur les cellules immunitaires.

    Les effets liés à l’activation du récepteur CB1 qui a un rôle majeur dans la régulation des émotions sont les suivants :

    • Propriétés hédonistes et euphorisantes du cannabis.
    • Troubles de la mémoire et cognitifs
    • Diminution de l’attention
    • Modification des perceptions sensorielles
    • Modification du comportement moteur.

    Quant aux effets liés à l’activation du récepteur CB2, sont quand à eux les suivants

    • Réduction de la réponse immunitaire
    • Augmentation du risque de tumeur.
    • Inhibation des capacités de réponse des lymphocytes T

    À noter également que le TCH peut poser des problèmes de fertilité chez les hommes et des risques de malformations pour les nouveaux nés.
    D’autres effets sont également à noter comme la multiplication par 3 du risque de schizophrénie, mais aussi des possibles défaillances cardiovasculaires.

    Dépendance au cannabis :

    D’après le rapport Roques, et les différentes études sur le sujet, la dépendance au cannabis reste faible, mais réelle. En effet, le TCH provoque une libération de dopamine comme c’est le cas pour de nombreuses drogues. Cette dépendance est donc relative en fonction du degré de consommation, mais aussi de l’environnement social entourant le consommateur.
    À noter que la consommation de cannabis est rarement faite seule, dans le cas de « joins » le cannabis est mélangé avec du tabac. Or le tabac est largement reconnu pour sa dépendance physique et psychique. Je n’ai pas trouvé d’études sur la dépendance de cette combinaison (existe’il un effet multiplicateur ?)

    Toxicité du cannabis :

    Toujours d’après le rapport Roques, la toxicité du cannabis reste faible. Pour autant, la fumée de cannabis contient les mêmes éléments toxiques et cancérigènes (goudrons) pour les poumons que ceux du tabac. Des inflammations bronchiques, des troubles asthmatiques et des altérations des fonctions respiratoires ont été observés chez les gros fumeurs de cannabis. A noter encore que bien souvent le cannabis n’est pas consommé seul, là encore il est important de garder en mémoire la toxicité du tabac. Des études ont également montré que l’association Cannabis plus tabac entraîne des cancers du poumon plus précoces que le tabac seul.

    Le cannabis, moi… et les autres ?

    Comme dans le cas du tabac, l’effet fumeurs passifs est également présent. Mais le risque pour les autres n’est pas le seul, notamment concernant les accidents de la route. En effet, la prise de cannabis multiplie par 1,8 le risque d’accident mortel et par 14 lorsque le cannabis est associé à l’alcool !

    Ces chiffres particulièrement inquiétants le sont encore plus lorsque l’on sait que les consommateurs principaux sont jeunes et déjà surexposés aux risques d’accident de la route. Malheureusement, comme dans le cas de n’importe quel accident de la route, des tierces personnes peuvent être également victimes.

    A noter également que d’un point de vue sociologique, la consommation de cannabis a tendance à provoquer l’isolement des consommateurs (groupe d’amis fumeurs également, isolement vis à vis des non fumeurs).

    Imaginons la dépénalisation… Est LA solution ?

    Prenons l’hypothèse que la consommation du cannabis est légalisée, et que la production est contrôlée. Produit de consommation courant, il est donc logique d’y appliquer, en plus des taxes habituelles (TVA) et des marges des fabricants et distributeurs. Au même titre que le tabac et l’alcool, je vois mal le cannabis échapper à une taxation supplémentaire. Le fruit de cette taxe, comme le fruit celle sur l’alcool et le tabac, ira directement dans les caisses de l’assurance maladie, logique là encore, la nuisance pour la santé du cannabis étant avéré (tout comme les facteurs de risque notaient dans le domaine des accidents de la route). Le prix final du cannabis sert-il suffisamment attractif pour éradiquer l’économie souterraine et le marché parallèle ? La dépénalisation répond-elle à ce problème ?

    Au même titre que l’alcool dont la consommation est interdite aux mineurs, il va de soi qu’il y aura un âge légal similaire pour la consommation du cannabis. Or, les études montrent que la première consommation de cannabis est en moyenne à 15 ans. Presque 50% des jeunes de 17 ont déjà essayé, et plus de 10% le font de manière régulière ? Comment ces jeunes vont-ils se procurer du cannabis autrement que via un marché parallèle avec les risques sanitaires que cela engendre ? La dépénalisation répond-elle à ce problème ?

    De plus, si l’on regarde la taxation du tabac, peut-on dire que le montant généré égal les dépenses liées au tabac : soin des maladies, arrêt maladie etc. ? Quant sera-t-il du cannabis ? La dépénalisation répond-elle à ce problème ?

    D’un point de collectif, quel serait l’avancé sociale de la dépénalisation ? Est-ce dans l’intérêt collectif, ou uniquement dans l’intérêt individuel que quelques consommateurs réguliers ?

    Conclusion ?

    Au final, que retenir ? On l’a vu, le cannabis est nocif pour la santé et pour celle des autres. D’un point de vu de santé publique, il est clair que le rôle de l’état est d’en limiter l’usage (comme il le fait déjà avec l’alcool, le tabac).

    Je ne pense pas que la dépénalisation apporte de solution sur ce point, au contraire même, le message qui en serait véhiculé serait en contradiction complet avec le message de lutte contre la consommation. Pire, cela risquerait d’être un aveu de faiblesse.

    De plus hormis un intérêt personnel des consommateurs réguliers, je n’ai pas vu d’intérêts collectifs pour le bien de la communauté (après tout, une société, ce n’est pas de l’intérêt personnel) qu’aurait la dépénalisation.

    Pour conclure, puisque la dépénalisation n’est pas une solution d’utilité publique, je ne vois aucunement l’intérêt d’aller dans ce sens. Et vous, qu’en pensez-vous ?

    Bibliographie :

  • Pour un vrai projet Européen, votez pour la majorité présidentielle

    Vous devez le savoir, dimanche prochain, le 7 juin sera les élections Européennes. Dans les nombreuses listes présentes, il faudra faire un choix, un choix juste et réfléchi puisque cette élection se déroule en un seul tour ! Ce choix est d’autant plus important que le rôle des députés Européen est très important (voir note Le dimanche 7 Juin 2009, élections européennes, n’oubliez pas d’aller voter !). Ce choix doit donc se porter sur une liste avec un projet solide pour l’Europe, avec une vraie vision pour l’Europe.

    Cette liste ne doit pas parachuter de candidat comme le fait le PS. Cette liste ne doit pas servir le dessein personnel, ni servir de tremplin pour les Élections présidentielles de 2012 comme le fait Mr Bayrou mais aussi le PS. Ce choix de liste ne doit pas servir de prétexte pour sanctionner ou non le gouvernement comme l’appellent ces partis qui n’ont aucun respect pour l’Europe. Ce choix de liste ne doit pas être celui de la peur de l’Europe, alors que cette Europe protège. D’ailleurs, je demande à ces partis d’extrême gauche et droite qui jouent sur la peur et l’imaginaire pour vous tromper : Que serait la France actuellement dans cette crise, sans l’Europe, sans l’Euro, sans les dernières mesures prises par l’Europe ? Que serait la France, seule face à des poids lourds comme la Chine, la Russie, les États unis ? La France a besoin de l’Europe, comme l’Europe a besoin de la France.

    Non ce n’est pas pour ces listes-là qu’il faut voter, mais bien pour les listes de la majorité présidentielle. Des listes qui dépassent les clivages politiques, puisque l’UMP, le Nouveau Centre, la Gauche moderne, Les progressistes s’y retrouvent. Le projet de la majorité présidentiel est clair : Bâtir une Europe qui protège, bâtir un modèle Européen exemplaire, bâtir Europe forte dans un monde devenu multipolaire. Ainsi, les listes de la majorité présidentielles ont comme objectif de moraliser le capitalisme financier, redynamiser les bassins industriels. Les listes de la majorité présidentielles souhaitent placer l’écologie au cœur de l’Europe en poursuivant ce qui a été décidé dans le paquet énergie climat. Les listes de la majorité présidentielle, se sont également des listes qui disent clairement « Non » à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne.

    Ces listes contiennent des hommes et des femmes volontaristes, comme Françoise GrosseTête dont le taux de présence au parlement européen est de 99,51% (on est loin des 76% du fantomatique Mr Peillon). Et seuls des femmes et des hommes volontaristes feront bouger les choses. On l’a vu lors de la présidence de Mr Sarkozy, dont le bilan a été salué par toute l’europe : Lorsque on bouge les lignes, quand on met son énergie au service de l’Europe, les résultats sont là : G20, gestion de la crise Géorgienne, Union pour la méditerranée ; paquet énergie climat… bref, quand l’Europe peut, l’Europe veut !

    Pour aller plus loin :

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