Catégorie : Actualité

Tout ce qui concerne l’actualité en général

  • Quelle retraite pour demain ?

    Jeudi 1 avril dernier avait lieu à Lyon un débat organisé par le Chène 69 intitulé « Quelle retraite pour demain ? ». Un vaste débat d’actualité, puisque c’est aujourd’hui que sont lancées les concertations avec les partenaires sociaux sur la réforme des retraites.
    Je vous propose au travers se billet de faire un tour d’horizon des différentes problématiques et des différentes pistes de réflexion que j’ai eues sur le sujet pour lequel je vous invite à réagir.

    Le problème des retraites, une bombe à retardement.

    Ce sera sans doute le chantier du quinquennat, le dossier des retraites est un sujet brulant, mais nécessaire. Si aujourd’hui les comptes de la branche vieillesse de la sécurité sociale est déficitaire de presque 10 milliards d’euros en 2009 et pourrait atteindre 24,8 milliards d’euros en 2020 et 68,8 milliards en 2050 selon le conseil d’orientation des retraites (source rapport du sénat). La principale cause étant la chute du nombre de cotisants par rapport au nombre de bénéficiaires. En effet, si en 1960 on voyait 4 actifs pour 1 retraité, aujourd’hui ce rapport est de 2,2 et pourrait chuter à 1,4 en 2050 (source INSEE) :

    Evolution du ratio actif/inactif source INSEE

    Ce déséquilibre s’explique s’explique de plusieurs manières :

    1. Arrivée de plus en plus tard sur le marché du travail
    2. Inversion de la pyramide des âges :
      • « Papy boom »
      • Baisse du taux de fécondité.
    3. L’espérance de vie qui augmente.

    Outre le financement des retraites, l’augmentation de la durée de vie pose également la question du financement de la santé de nos ainés. En effet, soigner une personne de 80 ans n’est pas aussi aisé lorsqu’elle en a 90 et demande des moyens supplémentaires. Pour pouvoir s’occuper correctement de nos ainés, il est primordial de la part de l’ensemble de la communauté, d’anticiper les besoins financiers, tant au niveau des branches retraites qu’au niveau de la branche santé de la sécurité sociale.

    Quels sont les moyens d’action ? Que se passe-t-il en Europe ?

    Dans un système par répartition, pour financer les retraites, il n’existe que 3 variables d’ajustement que l’on peut baisser ou augmenter :

    1. Le montant des pensions des retraites.
    2. La durée de cotisation.
    3. Le montant des cotisations patronales et salariales.

    Baiser le montant des pensions est impensable, il ne ferait que réduire le pouvoir d’achat de nos ainés. Monter les cotisations, en temps de crise, est difficile tant pour les entreprises qui y verront une augmentation des charges, que pour les salariés qui y verront une perte du pouvoir d’achat difficile à digérer. Il ne reste donc que l’augmentation de la durée de cotisation. C’est d’ailleurs dans ce sens que la plus part des pays Européens ont tranché, si bien qu’aujourd’hui la France est le pays où l’âge de départ à la retraite est le plus faible :

    Âge légal du départ à la retraite selon le pays et selon le sexe (source: l’observatoiredes retraites)
    PAYS ( UE 27 ) Hommes Femmes
    Allemagne 65 ans 65 ans
    Autriche 65 ans 60 ans
    Belgique 65 ans 64 ans
    Égalisation progressive à 65 ans au 1er
    janvier 2009
    Bulgarie 63 ans 58 ans
    Chypre 65 ans 65 ans
    Danemark 65 ans / 67 ans
    (pension de base)  
    (complémentaire publique)
    Espagne 65 ans 65 ans
    Estonie 63 ans 59,5 ans
    Finlande 65 ans 65 ans
    France 60 ans 60 ans
    Grèce 65 ans 60 ans
    Hongrie 62 ans 62 ans
    Irlande 65 ans 65 ans
    Italie 65 ans 60 ans
    Lettonie 62 ans 61 ans
    Lituanie 62,5 ans 60 ans
    Luxembourg 65 ans 65 ans
    Malte 61 ans 60 ans
    Pays-Bas 65 ans 65 ans
    Pologne 65 ans 60 ans
    Portugal 65 ans 65 ans
    République tchèque 62 ans 61 ans
    Roumanie 63 ans 58 ans
    Royaume-Uni 65 ans 60 ans
    Slovaquie 62 ans 62 ans
    Slovénie 63 ans 61 ans
    Suède 65 ans 65 ans

    Il est légitime de se demander si la France continuera de faire figure d’exception.

    Le casse-tête de la pénibilité.

    S’il y a bien un point qui s’annonce délicat, mais à la fois novateur, c’est bien la prise en compte éventuelle de la pénibilité dans le calcul de l’âge de départ en retraite. En effet, si la notion pénibilité était retenue, ce serait une première en Europe.
    Pour autant, et en ce qui me concerne, je trouve que la notion de pénibilité est très difficile à évaluer. En effet, si l’idée me semble légitime sur le papier, il n’en reste pas moins qu’un certain nombre de problématiques méritent d’être posées.
    Tout d’abord, quelle est la liste des métiers qui peuvent être considérés comme « pénibles » et par opposition lesquels ne le sont pas ? Quelle échelle de pénibilité peut-on donner ? Sur ce point, il est important de ne pas opposer la fatigue physique à la fatigue psychologique (stress, etc.). J’avoue avoir peur que l’on tombe dans l’image et la démagogie. De plus, comment faire accepter un choix forcément arbitraire, car après tout, qui ne considère pas son métier comme pénible ? Ne risque t’on pas également à ne pas recréer un système de régimes spéciaux gravé dans le marbre.
    En effet, la notion de pénibilité pour un travail évolue au cours des années. Il y a 20 ans, les conditions de travail n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui, et elles ne seront pas les mêmes dans 20 ans. Comment prendre en compte cette évolution positive, et parfois négative ? Comment également prendre en compte les différences d’une entreprise à l’autre, ou d’une institution à l’autre, d’un secteur géographique à l’autre ? Enfin, comment prendre en compte les changements professionnels ? En effet, aujourd’hui, on ne fait plus un métier, mais des métiers.
    Plutôt que de chercher la bonne formule mathématique, ne vaut-il mieux pas simplement chercher à améliorer les conditions de travail et avoir le même système de calcul de retraite pour tous ou bien, faut-il malgré tout, penser un système de point ?
    Dans tous les cas, il me semble clair que la notion d’âge légal pour la retraite au sens arbitraire du terme est dépassée.

    Quid de l’emploi des séniors ?

    Dernier point qui me semble important de traiter, la question des l’emploi des séniors. Sur ce point, la France fait particulièrement figure de mauvais élève européen, puisque le taux d’emploi des séniors de 38,3% en France est très loin derrière le taux moyen européen de 44,7% (source journal du net).
    Il s’agit à mon avis d’un problème avant tout culturel. Depuis trop longtemps on a considéré, à tort, qu’il valait mieux mettre les séniors en pré-retraite pour « laisser la place aux jeunes », ou bien que plus le temps passait et plus les séniors étaient une charge dans l’entreprise ou la collectivité. C’est tout le contraire ! Là c’est tout un travail de pédagogie auprès des entreprises (et des pouvoirs publics) pour faire comprendre que nos séniors ne sont pas des handicaps, ni des couts, mais des atouts. Et à mon sens, l’atout principal des séniors est avant tout le savoir et l’expérience.
    En France, il manque sérieusement la notion de knowledge management. Il ne faut pas voir uniquement un salarié comme un « outil de production » (au sens large), mais comme une réserve de savoir qui se remplit au fil du temps. Et en se privant de nos séniors, on se prive d’une énorme source de savoir. Je pense qu’une des pistes de réflexion serait de favoriser la transmission de connaissance des salariés en fin de carrière, que ce soit au sein de l’entreprise, ou bien dans les universités trop souvent théoriques.

  • Elections régionales, mode d’emploi

    Dans un peu moins d’un mois auront lieu les élections régionales. Outre un scrutin complexe, le rôle du conseil régional peut être flou, voici quelques explications :

    Les compétences du conseil régional :

    L’organisation territoriale française s’appuie sur 4 échelons :

    • L’État
    • La Région
    • Le Département
    • La Commune

    Chaque échelon a un domaine de compétences que vous pouvez retrouver expliquées sur cette page de vie-publique.fr.
    Comme vous pouvez le voir, la Région a de multiples compétences, dont les principales sont, par ordre d’intervention, les suivantes :

    • Le développement économique. Cela va de la coordination des actions de développement, la constitution de fonds d’investissement, la participation au capital de société mixte, etc.
    • L’éducation (les lycées), l’enseignement supérieur et la recherche, la formation professionnelle et l’apprentissage. Attention, la région ne gère pas le personnel enseignant; les conseils régionaux sont chargés de la construction, l’entretien, et l’équipement des lycées publics. La région a également la responsabilité de l’inventaire général du patrimoine culturel.
    • L’aménagement du territoire et les infrastructures. La région définit par exemple la localisation des grandes infrastructures, mais c’est surtout par l’organisation des transports TER (et de leurs retards 😉 ) que l’on connait cette compétence. Mais il existe d’autres domaines moins connus comme la gestion des parcs nationaux, l’entretien et la gestion des aérodromes et des ports de commerce.

    Le mode de scrutin des régionales :

    Le mode de scrutin est, je vous l’accorde, un peu, beaucoup même obscure. C’est un système proportionnel à 2 tours avec un bonus pour la liste arrivée en tête. Avec un système de liste donc, mais dont les listes régionales sont composées au niveau départemental. Ce qui se traduit comme ceci : Le nombre de conseillers régionaux d’une liste dépend du score de la liste au niveau de la région, mais la répartition se fait au prorata des voix recueillies dans chaque département.
    Le déroulement se passe sur 2 tours, ne peuvent se maintenir au second tour, que les listes ayant eu plus de 10% des voix au premier tour. Les listes ayant obtenu plus de 5% des voix ont droit de fusionner entre elles. La liste arrivée en tête obtient un quart des sièges.
    Une fois les conseillers régionaux élus, ces derniers élisent le président de région.
    Jusqu’à présent, le mandat durait 6 ans, mais pour mettre en place la réforme de collectivité territoriale, ce mandat sera exceptionnellement écourté à 4 ans.

    À vos bulletins donc les 14 et 21 mars 2010 !

  • Bonne année 2010

    Je vous souhaite à toutes et à tous une très bonne année 2010, plein de bonheur et de réussites dans vos entreprises, ainsi qu’une bonne santé, à vous, mais également à vos proches.

  • Osons débattre sur l’identité nationale

    Le débat sur l’identité nationale sera ouvert dès le 2 novembre dans les préfectures et les sous-préfectures. Si la gauche s’insurge, que certains à droite sont réservés (voir la réaction d’Alain Juppé), je fais partie de ceux qui au contraire pensent que ce débat est nécessaire. C’est même pour moi un sujet majeur pour notre société française. En effet, à l’heure de la mondialisation, de l’individualisation, du communautarisme, avoir un vrai débat sur ce qui nous rassemble (plutôt que ce qui nous sépare), quelles sont nos valeurs communes est primordiale.
    Trop longtemps on a laissé le front national s’emparer du sujet en réduisant volontairement le débat au droit du sang, or l’identité nationale ne se résume pas qu’à ça ! La France est forte de sa diversité, mais elle est encore plus forte dans son unité et cela passe le partage, l’adhésion à des valeurs (pour paraphraser Karim Zéribi dans l’émission des grandes gueules du 27/10/2009 dont le débat sur le sujet est formidable) car ces valeurs communes vont bien au-delà de l’origine et de la couleur de peau ! Il est temps de vaincre ce tabou, parce que c’est par la mise en avant de ces valeurs, par l’adhésion de ses valeurs, que nous réussirons à vaincre le communautarisme.
    Alors oui, il est temps de définir et valoriser ce qu’est être Français, quel sont nos principes, quelle sont les bases de notre république, qu’est-ce qui n’est pas négociable en temps que Français, qu’est-ce qui fais qu’au final petit, grand, black, blanc, beur, corse ou breton, nous sommes français. Mettons en avant ce qui nous relit plutôt que ce qui nous sépare, soyons fiers de nos valeurs, fiers de ce puissant socle qui fait la France, et enfin, soyons fiers de notre pays, de notre langue, de notre patrimoine, sans que l’on soit taxé d’ultra nationaliste ou de raciste !

    Liberté Egalité Fraternité
    En plus nous avons le plus beau pays du monde 😉

    MAJ : www.debatidentitenationale.fr, un outil collaboratif pour débattre de l’identité nationale

  • Faut il dépénaliser le Cannabis en France ?

    Faut il dépénaliser le Cannabis en France ?

    MAJ du 14/04/2016 : Cette fois-ci c’est Jean-Marie Le Guen, Secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement qui relance, une nouvelle fois, le débat.

    MAJ du 15/10/2012 : 3 ans après les propos du ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, relancent le débat.

    La semaine dernière Mr Vaillant a relancé le débat sur la légalisation (ou non) du cannabis. Vieux serpent de mer politique, ce débat n’a de cesse de faire couler de l’encre dans les pays occidentaux, je ne dérogerais pas à la règle en apportant mon point de vu.
    Plutôt que de défendre l’une ou l’autre position tel un ayatollah, je préfère, naïvement, me poser des questions :

    Le cannabis est-il dangereux pour la santé (et celle des autres) ?

    Souvent banalisé, et volontairement comparé à d’autres substances, que fait réellement le cannabis sur le cerveau ? Peut-on parler de dépendance ? Est-il réellement dangereux pour la santé ?

    Les effets du cannabis :

    Le composé actif du cannabis est le TétraHydroCanabinol (THC), il agit sur l’organisme humain en activant un récepteur porté par les cellules (récepteur CB1 ou CB2). Le récepteur CB1 est essentiellement retrouvé au niveau du cerveau, alors que les récepteurs CB2 sont présents sur les cellules immunitaires.

    Les effets liés à l’activation du récepteur CB1 qui a un rôle majeur dans la régulation des émotions sont les suivants :

    • Propriétés hédonistes et euphorisantes du cannabis.
    • Troubles de la mémoire et cognitifs
    • Diminution de l’attention
    • Modification des perceptions sensorielles
    • Modification du comportement moteur.

    Quant aux effets liés à l’activation du récepteur CB2, sont quand à eux les suivants

    • Réduction de la réponse immunitaire
    • Augmentation du risque de tumeur.
    • Inhibation des capacités de réponse des lymphocytes T

    À noter également que le TCH peut poser des problèmes de fertilité chez les hommes et des risques de malformations pour les nouveaux nés.
    D’autres effets sont également à noter comme la multiplication par 3 du risque de schizophrénie, mais aussi des possibles défaillances cardiovasculaires.

    Dépendance au cannabis :

    D’après le rapport Roques, et les différentes études sur le sujet, la dépendance au cannabis reste faible, mais réelle. En effet, le TCH provoque une libération de dopamine comme c’est le cas pour de nombreuses drogues. Cette dépendance est donc relative en fonction du degré de consommation, mais aussi de l’environnement social entourant le consommateur.
    À noter que la consommation de cannabis est rarement faite seule, dans le cas de « joins » le cannabis est mélangé avec du tabac. Or le tabac est largement reconnu pour sa dépendance physique et psychique. Je n’ai pas trouvé d’études sur la dépendance de cette combinaison (existe’il un effet multiplicateur ?)

    Toxicité du cannabis :

    Toujours d’après le rapport Roques, la toxicité du cannabis reste faible. Pour autant, la fumée de cannabis contient les mêmes éléments toxiques et cancérigènes (goudrons) pour les poumons que ceux du tabac. Des inflammations bronchiques, des troubles asthmatiques et des altérations des fonctions respiratoires ont été observés chez les gros fumeurs de cannabis. A noter encore que bien souvent le cannabis n’est pas consommé seul, là encore il est important de garder en mémoire la toxicité du tabac. Des études ont également montré que l’association Cannabis plus tabac entraîne des cancers du poumon plus précoces que le tabac seul.

    Le cannabis, moi… et les autres ?

    Comme dans le cas du tabac, l’effet fumeurs passifs est également présent. Mais le risque pour les autres n’est pas le seul, notamment concernant les accidents de la route. En effet, la prise de cannabis multiplie par 1,8 le risque d’accident mortel et par 14 lorsque le cannabis est associé à l’alcool !

    Ces chiffres particulièrement inquiétants le sont encore plus lorsque l’on sait que les consommateurs principaux sont jeunes et déjà surexposés aux risques d’accident de la route. Malheureusement, comme dans le cas de n’importe quel accident de la route, des tierces personnes peuvent être également victimes.

    A noter également que d’un point de vue sociologique, la consommation de cannabis a tendance à provoquer l’isolement des consommateurs (groupe d’amis fumeurs également, isolement vis à vis des non fumeurs).

    Imaginons la dépénalisation… Est LA solution ?

    Prenons l’hypothèse que la consommation du cannabis est légalisée, et que la production est contrôlée. Produit de consommation courant, il est donc logique d’y appliquer, en plus des taxes habituelles (TVA) et des marges des fabricants et distributeurs. Au même titre que le tabac et l’alcool, je vois mal le cannabis échapper à une taxation supplémentaire. Le fruit de cette taxe, comme le fruit celle sur l’alcool et le tabac, ira directement dans les caisses de l’assurance maladie, logique là encore, la nuisance pour la santé du cannabis étant avéré (tout comme les facteurs de risque notaient dans le domaine des accidents de la route). Le prix final du cannabis sert-il suffisamment attractif pour éradiquer l’économie souterraine et le marché parallèle ? La dépénalisation répond-elle à ce problème ?

    Au même titre que l’alcool dont la consommation est interdite aux mineurs, il va de soi qu’il y aura un âge légal similaire pour la consommation du cannabis. Or, les études montrent que la première consommation de cannabis est en moyenne à 15 ans. Presque 50% des jeunes de 17 ont déjà essayé, et plus de 10% le font de manière régulière ? Comment ces jeunes vont-ils se procurer du cannabis autrement que via un marché parallèle avec les risques sanitaires que cela engendre ? La dépénalisation répond-elle à ce problème ?

    De plus, si l’on regarde la taxation du tabac, peut-on dire que le montant généré égal les dépenses liées au tabac : soin des maladies, arrêt maladie etc. ? Quant sera-t-il du cannabis ? La dépénalisation répond-elle à ce problème ?

    D’un point de collectif, quel serait l’avancé sociale de la dépénalisation ? Est-ce dans l’intérêt collectif, ou uniquement dans l’intérêt individuel que quelques consommateurs réguliers ?

    Conclusion ?

    Au final, que retenir ? On l’a vu, le cannabis est nocif pour la santé et pour celle des autres. D’un point de vu de santé publique, il est clair que le rôle de l’état est d’en limiter l’usage (comme il le fait déjà avec l’alcool, le tabac).

    Je ne pense pas que la dépénalisation apporte de solution sur ce point, au contraire même, le message qui en serait véhiculé serait en contradiction complet avec le message de lutte contre la consommation. Pire, cela risquerait d’être un aveu de faiblesse.

    De plus hormis un intérêt personnel des consommateurs réguliers, je n’ai pas vu d’intérêts collectifs pour le bien de la communauté (après tout, une société, ce n’est pas de l’intérêt personnel) qu’aurait la dépénalisation.

    Pour conclure, puisque la dépénalisation n’est pas une solution d’utilité publique, je ne vois aucunement l’intérêt d’aller dans ce sens. Et vous, qu’en pensez-vous ?

    Bibliographie :