Alain Juppé sera à Villeurbanne ce soir à 19h pour un grand meeting régional. Venez nombreux au double mixte, 19 avenue Gaston Berger, 69100 Villeurbanne.
Vous pouvez encore vous inscrire à l’évènement via ce lien(ou bien en vous rendant directement sur place).
Vous pouvez également suivre le meeting sur Twitter via le hashtag #AJLyon
Le choix des Républicains investitures pour les législatives dans le Rhône est tombé hier soir :
1re circonscription du Rhône : Anne Lorne
2e circonscription du Rhône : Laurence Balas
3e circonscription du Rhône : Nora Berra
4e circonscription du Rhône : Dominique Nachury (sortante)
5e circonscription du Rhône : Philippe Cochet (sortant)
6e circonscription du Rhône : Emmanuelle Haziza
7e circonscription du Rhône : Alexandre Vincendet
8e circonscription du Rhône : Patrice Verchère (sortant)
9e circonscription du Rhône : Bernard Perrut (sortant)
10e circonscription du Rhône : Christophe Guilloteau (sortant)
11e circonscription du Rhône : Georges Fenech (sortant)
12e circonscription du Rhône : Jérôme Moroge
13e circonscription du Rhône : Philippe Meunier (sortant)
14e circonscription du Rhône : Catherine Laval
Et clairement, certains choix me font bondir !
Choix parisiens déconnectés de la réalité du territoire
Habitant du 7e arrondissement, d’abord dans la 1re circonscription, puis maintenant dans la 3e, clairement, les choix faits par la CNI me déplaisent. Je passerai rapidement sur l’investiture dans la 3e circonscription, le score de la future candidate aux primaires 2013, aurait dû parler de lui même. Tout comme sa volteface en 2012 lorsque cette même circonscription lui avait été proposée et qu’elle avait refusé (car difficilement gagnable à l’époque) . Sur ce dernier point, nul doute que les électeurs (et militants) ne manqueront pas de lui rappeler.
Non ce qui me révolte au plus haut point, c’est vraiment le choix de l’ultra conservatrice Anne Lorne aux dépens de Michel Havard dans la 1re circonscription. Je ne fais aucun mystère, la ligne défendue par cette dernière n’est pas la mienne, mes positions dans les divers réseaux sociaux (Facebook, Twitter) mais aussi cette note sont là pour le confirmer. Je suis de droite, la droite progressiste, pas la droite passéiste ou pétiniste ! Ainsi, je considère que ce genre de déclarations sont intolérables :
Déclarations d’Anne Lorne sur Twitter
Je ne pourrai donc ni militer, ni même voter pour ce genre de personne!
Mais si mon cas personnel peut être anecdotique, si l’on regarde les résultats des dernières élections, municipales 2014 (avec comme tête de Liste Michel Havard), et les régionales 2015 (où Anne Lorne figurait sur les listes) dans les arrondissements que compte la première circonscription, l’ensemble droite et centre en 2015 est moins élevé que le même ensemble en 2014 ! Pourtant durant les 18 mois qui séparent les 2 élections, le PS n’a cessé de s’effondrer. La « ligne manif pour tous » d’Anne Lorne (et de Laurent Wauquiez alors tête de liste régionale) n’a pas d’écho particulier à Lyon, c’est plutôt l’inverse qui se produit, alors que Michel Havard est plus fédérateur. Comment Paris fait-il pour ignorer la réalité du terrain ?
La jurisprudence « frondeurs »
Mais au delà de l’aspect local, je ne comprends pas pourquoi la CNI donne dès maintenant les investitures, alors que le candidat pour les présidentielles n’est pas connu. On l’a vu durant ce quinquennat : François Hollande n’a jamais eu de majorité à l’assemblée à cause des frondeurs, ces députés investis par Martine Aubry avant la primaire socialiste de 2011. Pourquoi répéter la même erreur ?
Et les alliances dans tout ça ?
Enfin, dernier point, et non des moindres : quid des alliances ? On le sait, les élections durant ce quinquennat l’ont montré, les Républicains ne peuvent gagner seuls. Je n’imagine pas que ces derniers n’abordent pas 2017 sans un accord électoral avec l’UDI, voir le Modem, au risque de se voir éliminés dès le premier tour. Que va-t-on faire à ce moment-là ? On va « désinvestir » les candidats ?
La lecture du passé nous permet d’éviter de reproduire les erreurs. L’élection présidentielle de 2007 est riche de leçon sur le sujet. En effet, le PS avait imposé un certain nombre d’idées à la candidate de l’époque : SMIC à 1 500€, généralisation des 35h etc. Des idées portées par cette dernière durant la campagne, puis jugées peu crédibles à postériori : Ségolène Royal affirme avoir dû défendre des idées qu’elle ne jugeait « pas crédibles ». Ne reproduisons pas les erreurs des socialistes !
La primaire n’est pas un prix de beauté !
En décidant d’organiser des primaires ouvertes à la droite et au centre, les républicains (LR) se sont doté d’un formidable outil démocratique permettant le débat d’idée, qui a titre personnel, a trop longtemps été absent.
En imposant le programme, c’est ce débat d’idée que l’on confisque aux militants, aux sympathisants et globalement à notre électorat. Pire encore, cela résume la primaire à une élection de personne, une sorte de concours de beauté, une coquille bien vide… Avec des débats d’un faible niveau, d’attaques personnelles, puisque faute de se démarquer sur le fond, c’est sur la forme qu’auront lieu les débats. Nous devons montrer une meilleure image que cela !
Hier soir Alain Juppé a démontré que sa popularité des sondages se traduisait sur le terrain, puisque ce n’est pas moins de 750 personnes qui sont venues l’écouter, un soir de semaine, à la salle de l’Atelier de Villefranche-sur-Saône.
Durant cette réunion publique, Alain Juppé a expliqué sa méthode : « apaiser, rassembler, réformer » qu’il compte mettre en œuvre s’il venait à être président de la République. Très énergique et maîtrisant parfaitement les dossiers, Alain Juppé a pu démontrer au public présent qu’il a la stature d’homme d’état.
Belle réunion hier à Villefranche-sur-Saône. Bon échange avec la salle archi-comble. Les Français ont tant à dire. Merci au maire B.Perrut.
Auparavant, Alain Juppé s’était entretenu avec les membres de ses comités de soutien dans le Rhône pour un échange libre sur les primaires, l’emploi des jeunes, sa candidature etc. Très détendu et non sans quelques pointes d’humour, Alain Juppé a joué le jeu des questions réponses, se montrant très proche de son auditoire.