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  • Les agences de notations n’ont peut être pas tord

    Les agences de notations n’ont peut être pas tord

    ça vaut pour les élèves, mais aussi pour les états

    J’aime beaucoup cette caricature parue dans ouest-france, mais au combien réaliste, n’importe quel enseignant, ma mère la première vous le dira. Mais aujourd’hui il n’est pas question d’école, mais d’agences de notation, de finances publiques, d’état et d’hommes politiques. En effet, depuis plusieurs mois, les agences de notations sont sous le feu des projecteurs et des critiques : que ce soit lorsque les USA ont perdu leur AAA (voir ma note les USA perdent leur AAA, à qui le tour ?), ou tout récemment lorsque Moody’s met sur surveillance la France. À entendre les déclarations des politiques, particulièrement à gauche, les agences de notations n’ont aucune légitimité et remettent en cause ces notes. Je m’étonne de cette réaction, car en dépit du côté arbitraire de cette notation, ces agences ne pointent elles pas certains problèmes, indiscutables eux ?

    Après tout, n’est-il pas normal de s’étonner de la situation grecque ? Je vous le rappelle en quelques mots : fort endettement, économie essentiellement tournée vers le tourisme, incapacité à endiguer l’économie parallèle.
    N’est-il pas normal de s’inquiéter de la situation aux états unis ? Je vous rappelle que cet été, pour des raisons purement politiques, les états unis sont passés près du défaut de paiement.
    Aujourd’hui, en plein débat sur le budget, et surtout, en début de campagne présidentielle où les programmes démagogiques pour 2012 s’enchainent (voir notamment le projet socialiste : un « mirage » à 255 milliards d’euros de dépenses !) . Il est peut-être normal de s’inquiéter de la situation économique de la France dans les mois qui viennent.

    Une note reste une note, avec une part d’objectivité de celui qui la donne, et il est plus facile de le critiquer, allumer un contre-feu, que de voir les problèmes en face. Et le problème de la dette n’est pas un problème à ignorer. On ne peut hypothéquer le futur de notre jeunesse ainsi. Ma génération aspire à autre chose que de payer le laxisme de nos ainés.

  • Les USA perdent leur AAA, à qui le tour ?

    Les USA perdent leur AAA, à qui le tour ?

    USA Avant / Après

    C’était prévisible, les états unis ont perdu leur triple A, Standars & Poor’s sanctionnant le déficit public (qui a dépassé les 100% du PIB), mais surtout l’incapacité politique à prendre les mesures pour sortir de cette spirale. La dette publique, un sujet qui fait l’actualité depuis malheureusement quelques années et que j’avais évoqué il y a un peu plus d’un an (voir la note pour ne pas connaitre un destin à la Grecque, réduisons notre dette !). Les USA ne sont pas la Grèce, ici il n’est pas question d’économie souterraine, ni de recette fiscale jamais perçue (voir ce dossier des échos pour comprendre la crise grecque). Pour autant, comme en Grèce, le gouvernement américain paye un certain laxisme budgétaire hérité principalement des années Bush : 2 conflits (Irak et Afghanistan) couteux, des baisses d’impôts. Mais ce n’est pas la raison principale de cette sanction des agences de notation.

    En effet, ce n’est pas tant le montant de la dette qui inquiète, mais la capacité des politiques à prendre les décisions qui s’imposent pour lutter contre cette dette. Ainsi, depuis plusieurs mois, nous ne pouvons que constater le désaccord qui vire presque à la guerre de tranchées entre démocrates et républicains (et particulièrement l’aile ultraconservatrice du Tea-Party) concernant la fiscalité du pays. Le timide accord concernant la hausse du plafond de la dette américaine acquis à l’arrachée et de justesse est le meilleur exemple de cette inertie politique.

    Il est encore trop tôt pour mesurer les conséquences sur l’économie mondiale de cette note, bien que les perspectives risquent plus d’être négatives à en voir la réaction des marchés aujourd’hui (-4,68% pour le CAC40). Pour autant, ce qui arrive au USA doit résonner comme un coup de semonce en Europe et en France particulièrement :

    • Premièrement, sur le plan économique, la rigueur ne doit plus être un vilain mot. Comme je l’avais souhaité il y a un an, il est vital que l’on traite le déficit public français, même si certaines mesure risquent d’être impopulaire, comme l’a été celle concernant la réforme des retraites.
    • Deuxièmement, sur le plan politique, l’heure est à l’union sacrée sur le thème de la dette publique. C’est la mésentente et le jusqu’au-boutisme entre démocrates et républicains qui a mené droit dans le mur les USA, il faut absolument que les partis politiques français prennent la mesure du risque d’un blocage politique. Quand je vois que le PS menace de ne pas voter la règle d’or pour des raisons purement politiques, je ne peux que m’inquiéter devant l’irresponsabilité de ce parti qui préfère des intérêts purement politiques à l’intérêt commun.

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