Étiquette : Comptes de campagne

  • L’UMP devait elle payer l’amende de 363 615 euros de Nicolas Sarkozy ?

    L’UMP devait elle payer l’amende de 363 615 euros de Nicolas Sarkozy ?

    Nicolas Sarkozy et Jean-Pierre Jouyet accompagnés de Brice Hortefeux

    La prise en charge de l’UMP de l’amende de 363 615 euros, infligée à Nicolas Sarkozy par le Conseil constitutionnel en juillet 2013 pour le dépassement de son compte de campagne est au cœur de l’affaire Fillon-Jouyet. Comme à mon habitude, je ne commenterai pas l’aspect juridique, néanmoins, je vous invite à lire cet article de l’Express : Pourquoi Fillon est persuadé que l’UMP n’aurait pas dû payer l’amende de Sarkozy. Cet article revient en détail sur ces aspects juridiques et  évoque les casquettes multiples de Philippe Blanchetier.

    En ce qui me concerne, c’est le plan moral qui m’intéresse. En effet, en tant que militant UMP, l’usage fait de nos cotisations me concerne directement. Mon étonnement, pour ne pas dire mon dégoût, repose sur des faits très simples :

    À la vue de ces éléments, je ne peux pas comprendre que Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de l’UMP, qui se targue de revenir dans l’arène politique par devoir, n’a pas eu la délicatesse de régler lui-même cette amende.

     

  • Démission de Copé, une opportunité pour l’UMP de tourner la page et se reconstruire

    Démission de Copé, une opportunité pour l’UMP de tourner la page et se reconstruire

    Logo de l'UMP

    Jean-François Copé a démissionné ce matin de son poste de président de l’UMP, suite à « l’affaire Bygmalion », laissant à François Fillon, Jean-Pierre Raffarin, Alain Juppé la direction transitoire de l’UMP en attendant un congrès à l’automne. Je ne reviendrai pas sur l’affaire Bygmalion, j’ai pleinement confiance en la justice, bien qu’en tant qu’ancien mandataire financier, les comptes de campagnes ont un écho particulier pour moi. Ce qui m’intéresse, ce sont les conséquences de cette affaire, et de ces 18 mois de guerre interne ont eu sur mon parti l’UMP.

    Car oui, depuis 18 mois l’UMP est inaudible sur le plan national, les élections européennes en sont le parfait exemple. La gauche française s’est lourdement fait sanctionner en raison de sa politique calamiteuse (voire hasardeuse) qui plonge chaque jour la France toujours plus dans la crise, pourtant, les Français ont préféré se tourner vers le FN que vers l’UMP. La faute à un anti-Hollandisme primaire, la faute également, et surtout à l’absence d’une ligne politique claire.

    En effet, l’armée mexicaine que constituait le bureau politique de l’UMP à étouffé tout débat, empêché l’émergence d’idées neuves nécessaires pour construire un projet dans lequel les Français pourraient adhérer. Ainsi, ce n’est qu’au sein du courant de la « Droite sociale » de Laurent Wauquiez où j’ai pu sentir cette volonté de travailler le fond avant la forme, travailler sur des thématiques avant la rhétorique. Ce constat vaut également pour Bruno Le Maire, la « Boite à idées », la « France Droite » de Nathalie Kosciusko-Morizet, ou bien au point qu’il m’arrivait de dire qu’il fallait être en dehors de l’UMP pour être force de proposition…

    Alors oui, aujourd’hui l’UMP est sonné, mais pour autant, je n’ai jamais été aussi optimiste pour mon parti ! Car je suis persuadé que ces évènements serviront d’électrochoc afin de repartir sur de nouvelles bases, saines, et définitivement tourner la page du 18 novembre 2012 !

    Retrouvez également ma réaction sur metronews : Bygmalion : comment les militants UMP vivent la crise qui secoue le parti

  • Rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, est-ce aux militants UMP de payer ?

    Rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, est-ce aux militants UMP de payer ?

    Rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy

    L’invalidation des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy a provoqué une vague de réaction dans le monde politique. Fidèle à mes valeurs républicaines, je ne critiquerais pas la décision du Conseil constitutionnel qui lui-même confirme celle du la CNCCFP. Sur ce point d’ailleurs, j’invite tout à chacun d’éviter d’attaquer le Conseil constitutionnel qui revient à attaquer la république.
    Sur le fond, je me permettrai néanmoins apporter quelques précisions basées sur mon expérience de mandataire financier (lors de la cantonale en 2011 et des législatives de 2012). Dès le mois de décembre 2011, la CNCCFP avait rendu son avis concernant les frais de déplacement du président Nicolas Sarkozy (voir certains frais de déplacement de Sarkozy pourront relever des comptes de campagne, Lettre de la CNCCFP)

    toutefois, si au cours des manifestations auxquelles il participe dans la période précédant l’annonce éventuelle de sa candidature à la prochaine élection, il est amené à exposer les éléments d’un programme de futur candidat, le coût de l’organisation de ces manifestations devrait être réintégré ultérieurement au compte de campagne

    fort de cet avertissement, il me semblait prudent de construire un budget en conséquence. En effet, le b.a.-ba qu’on vous rabâche lorsque vous êtes mandataire financier c’est de prévoir une marge suffisante au cas où il faut réintégrer certaines dépenses. À ce niveau la faute n’est pas au Conseil constitutionnel, qui n’est que le thermomètre, mais aux équipes de campagne et au candidat de n’avoir pas prévu une marge suffisante.
    Alors, est-ce aux militants de régler la facture ? Est-ce à nous de payer pour leurs erreurs ? À ce sujet, j’ai un avis assez tranché :

    En effet, il me semble gonflé de mettre à contribution les militants UMP déjà bien éprouvés par l’épisode de l’élection interne de novembre 2012

    MAJ : Il est également intéressant de noter que l’UMP paye 4 millions par an pour non respect de la parité, soit 20 millions jusqu’en 2017… Cette amende fait bien moins de bruit, pourtant, elle est 2x plus élevée au final.

    MAJ 2 : Il est également important de souligner que le principal intéressé pourrait mettre la main à la poche, et éviter que ce soit, une fois de plus, les militants qui payent la facture :

  • N’en déplaise au PS Isérois il ne faut pas tout rapporter aux législatives

    Il y a quelques semaines, le secrétaire de la fédération de l’Isère, conseiller général du canton Vienne nord, vice président du conseil général, membre de la commission déplacements, grandes infrastructures, routes, transports, et candidat PS aux élections législatives dans la 8e circonscription de l’Isère (oui, ça en fait du cumul) m’apostrophait concernant l’action « Touche pas à ma gratuité » lancée dans tout le département. Ce dernier argumentait (de manière quelque peu insistante) qu’en tant que mandataire financier du candidat Jacques Remiller, je devais inclure dans les comptes de campagne, les dépenses liées à cette action. Ne voyant pas le rapport, mais soucieux de respecter les règles, j’ai saisi la C.N.C.C.F.P. (Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques) sur le sujet :

    Bonjour,

    Je suis me mandataire financier du candidat UMP Jacques Remiller dans la 8° circonscription de l’Isère. On m’a interpelé sur une question particulière :
    Il y a peu, le conseil général de l’Isère (tenu par le PS) a supprimé la gratuité des transports scolaires. Les élus (UMP) de l’opposition se sont emparés du sujet depuis un an, et ont publié dernièrement certains visuels (autocollants en pièce jointe) pour alerter l’opinion publique, et interpeler les conseillers généraux.
    Or, il se trouve que dans la 8° circonscription, le conseiller général local par ailleurs membre de la commission déplacements, grandes infrastructures, routes, transports Erwan Binet (cf sa fiche au cg) est lui-même candidat aux législatives.
    Pour ce dernier cet autocollant doit rentrer dans les comptes de campagnes. Pour moi, ce n’est pas le cas, car c’est bien le conseiller général qui est interpelé et non le candidat aux législatives. De plus ce visuel est produit par les élus d’opposition au conseil général et non par le candidat Jacques Remiller.

    Pouvez-vous me confirmer que mon avis est exact.

    Cordialement,

    Aurélien WILLEM

    Leur réponse est on ne peut plus claire :

    Monsieur,

    Dans le cadre des prochaines élections législatives, et sous réserve de l’appréciation collégiale de la commission et au regard des informations communiquées, je vous précise que l’autocollant avec le nom d’un candidat aux élections et un slogan en lien avec la suppression de la gratuité des transports ne peut être qualifié de dépense électorale dans la mesure où aucune référence n’apparait concernant les législatives.

    J’ai aussitôt transmis cette réponse au candidat PS, sans réaction de sa part, j’ai donc décidé de rendre publique cette décision, et ce, dans un souci de transparence.