Étiquette : Notation

  • Notes scolaires, la forme plutôt que le fond

    Notes scolaires, la forme plutôt que le fond

    note-scolaireFaut-il supprimer ou non les notes à l’école ? Voilà l’objet de la Conférence nationale sur l’évaluation des élèves : « journées de l’évaluation » organisée par la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud-Belkacem. Durant ces deux jours, experts et professionnels vont débattre sur la suppression ou non des notes…

    Je m’interroge sur la pertinence et surtout sur le sens des priorités de ce gouvernement. Ainsi, je me demande s’il est plus stimulant pour un élève d’avoir un système de couleur au lieu d’une note, ou bien s’il est plus stimulant pour lui d’avoir des rythmes scolaires adaptés ? Est-il plus stimulant pour lui d’avoir un B- au lieu d’un 8, ou d’avoir un professeur remplacé rapidement en cas d’arrêt maladie long ? Ou enfin, est-il plus stimulant pour un élève d’avoir un point rouge au lieu d’un 4, ou bien d’étudier dans un bâtiment qui ne tombe pas en ruine ?

    Encorne une fois, ce gouvernement va traiter des problèmes superficiels à coup de demie-mesures et autres effets d’annonce, mais les vrais problèmes, eux, s’entassent sous le tapis. Car au fond, note, couleur, lettre, notre système éducatif serra-t-il meilleur ? Je ne crois pas ! Mais qu’importe si pour la ministre la priorité doit être la forme plutôt que le fond très bien, nous continuerons à reculer au classement PISA et nos universités continueront à tomber en ruine comme vous pouvez le constater sur ce tumblr « Ruines d’Université ».

    Université de lettres et langues de BordeauxUniversité Paul Sabatier de Toulouse
  • Les agences de notations n’ont peut être pas tord

    Les agences de notations n’ont peut être pas tord

    ça vaut pour les élèves, mais aussi pour les états

    J’aime beaucoup cette caricature parue dans ouest-france, mais au combien réaliste, n’importe quel enseignant, ma mère la première vous le dira. Mais aujourd’hui il n’est pas question d’école, mais d’agences de notation, de finances publiques, d’état et d’hommes politiques. En effet, depuis plusieurs mois, les agences de notations sont sous le feu des projecteurs et des critiques : que ce soit lorsque les USA ont perdu leur AAA (voir ma note les USA perdent leur AAA, à qui le tour ?), ou tout récemment lorsque Moody’s met sur surveillance la France. À entendre les déclarations des politiques, particulièrement à gauche, les agences de notations n’ont aucune légitimité et remettent en cause ces notes. Je m’étonne de cette réaction, car en dépit du côté arbitraire de cette notation, ces agences ne pointent elles pas certains problèmes, indiscutables eux ?

    Après tout, n’est-il pas normal de s’étonner de la situation grecque ? Je vous le rappelle en quelques mots : fort endettement, économie essentiellement tournée vers le tourisme, incapacité à endiguer l’économie parallèle.
    N’est-il pas normal de s’inquiéter de la situation aux états unis ? Je vous rappelle que cet été, pour des raisons purement politiques, les états unis sont passés près du défaut de paiement.
    Aujourd’hui, en plein débat sur le budget, et surtout, en début de campagne présidentielle où les programmes démagogiques pour 2012 s’enchainent (voir notamment le projet socialiste : un « mirage » à 255 milliards d’euros de dépenses !) . Il est peut-être normal de s’inquiéter de la situation économique de la France dans les mois qui viennent.

    Une note reste une note, avec une part d’objectivité de celui qui la donne, et il est plus facile de le critiquer, allumer un contre-feu, que de voir les problèmes en face. Et le problème de la dette n’est pas un problème à ignorer. On ne peut hypothéquer le futur de notre jeunesse ainsi. Ma génération aspire à autre chose que de payer le laxisme de nos ainés.