Laurent Triboulet et Hubert Denolly nous ayant fournis des affiches en nombre, il n’en fallait pas moins pour que les jeunes’pop Viennois redécorent la permanence UMP de Vienne et organisent une séance collage sur les panneaux publics de Vienne.
Après de multiples rebondissements, les élections internes de la fédération UMP 38 semblent enfin trouver leur dénouement final.
Petit rappel des faits : En septembre 2010, à quelques semaines des élections internes, Mr Savin démissionne de la présidence pour dénoncer de nombreuses adhésions fantômes et le manque de transparence dans la fédération de l’Isère. Devant les difficultés d’assurer la sincérité du scrutin, les élections internes vont être sans cesse repoussées, puis finalement reportées sine die et la fédération mise sous tutelle. Depuis, M. Cochet et Mr Novelli, tel Hercule dans les écuries d’Augias, ont mis au clair ce fameux fichier d’adhérents et apporté un climat apaisé dans notre fédération. Ce travail étant fait, les élections internes pourront se tenir le dimanche 19 juin 2011.
Depuis ma dernière note concernant les élections interne, beaucoup de choses se sont passées, notamment les élections cantonales, dont le résultat n’est guère satisfaisant dans notre département. Comme je l’avais expliqué dans ma note que retenir des élections cantonales 2011 à Vienne les querelles de clocher des derniers mois, en démotivant nos sympathisants, ont sans doute joué un rôle dans les résultats. Pour stopper la « machine à perdre », il nous faut à la tête de la 8° circonscription un homme d’expérience, un homme de terrain, et surtout un homme qui fédère l’ensemble des courants de l’UMP. Bref, un rassembleur ! En ce sens, pour moi, la personne la plus à même à défendre nos valeurs et à rassembler serait notre député maire Mr Remiller. Depuis de nombreuses années, il est présent sur le terrain au côté de nos sympathisants, aux côtés des nous, militants. Il est incontestablement à l’écoute des jeunes militants et sait se rendre disponibles pour eux, j’en ai eu la démonstration depuis que je milite sur Vienne. A mon sens, c’est la personne la plus à même de rassembler pour mener les campagnes à venir. Ainsi, j’espère que Jacques Remiller annoncera sa candidature au poste de délégué de la 8° circonscription.
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Les urnes ont rendu leur verdict, et c’est avec une grande tristesse que j’ai vu la défaite de Patrick Curtaud et de Jocelyne Gard par 116 voix d’écart. C’est une défaite d’autant plus triste compte tenu du bilan de Patrick qui durant 10 ans s’était investi pleinement pour le canton de Vienne sud. C’est aussi triste que le canton sud ne puisse pas bénéficier des qualités de Patrick et de Jocelyne qui ensemble auraient vraiment pu apporter un plus à ce canton. Néanmoins, la démocratie est ainsi faite, et je respecte les choix des électeurs, et comme je l’ai dit dans ma précédente note, j’espère pour le canton sud de Mr Thoizet se montra à la hauteur de son prédécesseur. L’heure est donc maintenant au bilan de cette élection, bilan qui s’applique au canton de Vienne sud, mais qui s’extrapole facilement au département et sur le plan national.
Compte tenu de la participation, raisonner sur les pourcentages ne rime à rien. À mon sens, il est plus intéressant de regarder les chiffres bruts du nombre de voix et de les comparer aux élections de 2004 :
Électeurs | Votants | Écologistes | Extrême gauche |
FN | PS | UMP | Modem | |
---|---|---|---|---|---|---|---|---|
2004 | 20708 | 12761 | 1497 | 405 | 2270 | 3572 | 4162 | – |
2011 | 21822 | 9433 | 1274 | 368 | 2182 | 2278 | 2583 | 562 |
Variation | +5,38% | -26,08% | -14,89% | -9,13% | -3,87% | -36,22% | -37,93% | NA |
Les chiffres parlent d’eux même. Le FN, et dans une moindre mesure, le PCF, qui préservent son socle d’électeur en nombre de voix et ne semblent pas touchés par la baisse de la participation. A l’inverse le PS et surtout l’UMP s’effondrent. En effet, en dépit d’une hausse du nombre d’électeurs potentiels, le nombre de voix de ces 2 partis diminue fortement, bien plus que l’abstention. Dire que l’UMP va mal est tout à fait exact, mais il n’est pas le seul. Corollaire important, le PS ne profite pas de cet effondrement.
Le second tour est quant à lui plus difficile à analyser d’une élection à l’autre, puisqu’il n’y a pas eu de triangulaire, on note néanmoins une hausse spectaculaire du vote blanc, je reviendrais sur ce point plus tard. Néanmoins, le report des voix est très intéressant :
Au soir du premier tour, le PS peut compter sur le report des voix des écologistes et du PCF, soit 3820 voix potentielles, et ce, en dépit des tensions présentes dans le département (voir le socialiste grenoblois Jérôme Safar s’en prend à Cécile Duflot). La hausse de la participation du premier au second tour étant de 2,86% on peut porter ce potentiel théorique à 4032 voix. Pour arriver aux 4646, cela nécessite forcément de puiser des voix au Modem… et surtout au FN. Il semble donc les 2182 voix du FN au premier tour se soient reportées de manière presque équitable entre l’UMP, le vote blanc… et le PS. Le PS a donc bénéficié des voix du FN, situation ironique, puisqu’il a si souvent dénoncé ce report ! Autre enseignement, et cela rejoint la fin de mon précédent paragraphe, ce n’est qu’avec des alliances, parfois bancales, que le PS peut espérer glaner des victoires.
Comme pour les élections précédentes, l’abstention est arrivée largement en tête avec plus d’un électeur sur deux qui n’a pas fait le déplacement au bureau de vote. J’en avais déjà parlé l’an dernier dans ma note que retenir des élections régionales 2010 ? mais une fois encore le message est clair : il y a une vraie fracture entre les électeurs et le monde politique. Chose nouvelle, l’émergence du vote blanc. En effet, entre le premier et le second tour, le nombre de bulletins blancs a presque triplé ! Lors du dépouillement, un nombre important d’enveloppes contenaient les deux bulletins, déchirés. Le message est on ne peut plus clair ! Combien de temps le monde politique va l’ignorer ?
D’ailleurs, pour prendre toute la mesure du rejet, ou de la non-adhésion aux partis politiques, voilà les résultats en prenant en compte le vote blanc :
Et en prenant en compte l’abstention :
Cela permet de poser la question de la représentativité des élus… Je trouve d’ailleurs regrettable que les résultats ne soient pas également présentés sous cette façon, notamment en ce qui concerne le vote blanc. Après tout, les électeurs font l’effort de se déplacer aux urnes. À quand donc la reconnaissance du vote blanc ?
Quoi qu’il en soit, à la lumière de ces chiffres, il est évident qu’il n’y a plus de vote d’adhésion, et surtout un certain désintérêt envers le monde politique. Il est grand temps que les « grands » partis tiennent compte de ce véritable coup de semonce !
Est-ce grave ? C’est une question que tous les partis doivent se poser, au PS aussi, malgré leur victoire. Néanmoins, je ne m’intéresserais qu’à mon parti.
Comme je l’ai dit en substance tout au long de cette note, plus qu’une victoire du PS, c’est bien une défaite pour l’UMP. Il y a beaucoup d’explications possibles pour cette défaite, le contexte national est une des explications les plus importantes. Mais il ne faut pas se cacher que derrière ça, il y en a d’autres. J’estime avoir une part de responsabilité, puisque membre de l’équipe de campagne, je n’ai pas réussi à faire convaincre les électeurs du bon bilan et du bienfondé du projet de Patrick et de Jocelyne.
Les chiffres montrent également un effritement de notre socle d’électeur, l’ai expliqué dans le paragraphe précédant. Je pense que le manque d’unité y est pour quelque chose. On l’a particulièrement vu dans le canton de Roussillon, et dans celui d’Heyrieux. Mais il n’y a pas que ça, les querelles de clochers, notamment lors des élections internes (voir cette note), ont également fini de décourager notre électorat voire même nos militants. Comment convaincre les électeurs quand notre message est brouillé par des querelles de personnes ou des ambitions mal placées ? Me concernant, et en temps que jeune militant, j’en ai plus qu’assez des ces conflits vieux de 20 ans, et j’espère sincèrement que l’on va enfin tourner la page… Il y a urgence, les prochaines élections sont dans 1 an !
Dimanche prochain aura lieu le second tour des élections cantonales dans le canton de Vienne sud qui opposera Patrick Curtaud et Jacques Thoizet. Après un premier tour qui a vu une abstention forte, il est important d’apporter un soutien massif à la candidature de Patrick Curtaud et de Jocelyne Gard. En effet, le travail de Patrick ces dernières années pour le canton de Vienne sud a été remarquable : Présent sur le terrain, il a su écouter les habitants, les élus, les associations et leur apporter l’aide nécessaire dans la réalisation de nombreux projets comme vous pouvez le voir dans ce document. Là où la gauche cherche à s’approprier les lauriers d’années de travail, j’aimerais leur rappeler que la personne qui a porté, et qui s’est battue pour les projets du canton est Patrick Curtaud, pas la gauche !
Pleinement impliqué dans cette campagne, j’ai eu la confirmation des nombreuses qualités de Patrick Curtaud. La première d’entre elles est sa pleine confiance aux jeunes, le rôle qu’il m’a confié en est la meilleure preuve. Mais au-delà de mon cas personnel, je sais que Patrick a toujours veillé à ce que les projets en rapport avec la jeunesse soient aidés par le conseil général. Seconde confirmation, c’est l’implication de Patrick Curtaud pour le canton de Vienne sud. Lors des différentes réunions publiques, j’ai été témoin de l’accueil chaleureux des élus des différentes communes du canton, conscients du travail effectué par Patrick. J’ai pu voir sa maitrise et celle de Jocelyne sur les dossiers et les problématiques propres à chacune des communes que seuls des élus de terrain peuvent aussi bien connaitre. Patrick et Jocelyne forment un tandem équilibré dont le but premier est de servir le canton de Vienne sud et ce serait à mon sens une vraie perte pour ce dernier s’ils venaient à ne pas être élus dimanche.
En effet, selon moi, son adversaire, Mr Thoizet a de toutes autres motivations bien éloignées des préoccupations du canton. En cherchant à nationaliser à tout prix la campagne, il en oublie l’essentiel : Les habitants de Vienne sud ! Au travers de cette campagne, on comprend bien que c’est avant toute celle d’une gauche viennoise revancharde et rancunière qui ne cherche qu’à accrocher le trophée du canton de Vienne sud dans leur vitrine, et laisser ce trophée, le canton, prendre la poussière, faute de vrai projet ! Durant cette campagne, j’ai été choqué par la place réservée à Mme Réfja Babacic sur les documents de campagne, reléguée en médaillon à peine visible. Quelques semaines à peine après la journée de la femme, l’image renvoyée est plutôt rétrograde ! Mais au-delà de la campagne, durant débat sur France bleu Isère d’hier, j’ai été particulièrement exaspéré par l’attitude hautaine et méprisante de Mr Thoizet. Toujours durant ce débat, j’ai été écœuré par les énormités et les mensonges prononcés par Mr Thoizet. Pire encore, comment peut on faire preuve d’autant d’approximations ? Comment fait Mr Thoizet pour aussi mal connaitre ses dossiers, et le canton ? A croire que Mr Thoizet vit dans un autre département, car se tromper sur le nom des élus, se tromper sur le nom des routes est d’un amateurisme consternant ! Le canton de Vienne sud, ses habitants auraient tout à perdre à se faire représenter ainsi !
Bref, pour l’avenir du canton de Vienne sud, ayez le geste républicain en votant pour Patrick Curtaud et Jocelyne Gard !
Notre Secrétaire général, Jean-François Copé, a dévoilé ce midi la liste des 200 secrétaires nationaux, membres de plein droit du Bureau politique (exécutif de l’UMP). Dans cette liste, nous retrouvons deux Isérois : Fabien de Sans Nicolas, qui sera chargé de la vie associative, et Jacques Remiller, qui sera chargé des candidats à l’entrée dans l’Union européenne.
Ces deux nominations, les seules en Isère, sont un signe fort en direction de notre fédération, qui je le rappelle, est toujours sous tutelle (cf. cette note). Elle consacre 2 personnes qui se sont battus pour la transparence au sein notre fédération, deux personnes qui, lors des élections internes, se sont élevés contre des pratiques d’un autre temps de certains (cf. cette note).
Le message de l’exécutif de l’UMP est donc clair : il est temps table rase du passé sulfureux et surtout, il est temps de s’unir !
Je ne peux que me réjouir de cette direction prise par notre mouvement, car c’est selon moi la seule route à suivre pour partir à la reconquête de l’Isère. Ces discordes, cette opacité, ne nous ont fait que trop perdre d’élections dans notre département, et aujourd’hui avec un conseil général tenu par la gauche, se sont les Isérois qui en font les frais.