Les « indigènes » de la SNCF mais où sont les syndicats ?

En regardant les le JT ce soir, une information m’a tout simplement écœuré : depuis 30 ans, la SNCF pratique une discrimination d’un autre temps avec ses salariés origine marocaine. Après avoir subi une différence de salaires, tout au long de leur carrière, cette différence de traitement continue aujourd’hui.  En effet, alors que leurs collègues français ont quitté le monde du travail à 55 ans, eux, à 62 ans continue à travailler.

Voir la vidéo sur le site de France 2 (à 18 min 52)

Alors une question me vient à l’esprit : mais où sont les syndicats ? Eux qui sont prêts à faire grève pour un oui ou pour un non et pourrir la vie des clients de la SNCF ? Où sont ceux qui se sont battus bec et ongles pour garder leurs privilèges ? A-t-on vu une banderole sur ce sujet en 2007 lors de la réforme des régimes spéciaux ou l’automne dernier lors de la réforme des retraites ? La réponse est non, car pour eux tout va bien, à 55 ans ils touchent leur pension retraite !

Ce triste exemple est pour moi une preuve de plus de l’archaïsme des syndicats aujourd’hui : Trop occupés à faire de la politique ou à défendre leur près-carré et des privilèges d’un autre temps, bien loin des préoccupations réelles de salariés.

Alors, j’espère que malgré ceci, cette centaine de salariées obtiendra réparation.

À lire également Discrimination – Les « indigènes » de la SNCF sur le site de France soir.

Commentaires

2 réponses à “Les « indigènes » de la SNCF mais où sont les syndicats ?”

  1. Avatar de Jmec
    Jmec

    Je partage ton point de vue, les syndicats ne remplissent plus aujourd’hui leur rôle!

    Comment peut-on accepter que de telles injustices existent dans notre pays?
    Au lieu de défendre avec force ceux qui sont en situation régulière et qui ont travaillé dur, ils se préoccupent plutôt des sans papiers…

    Bref, on comprend mieux pourquoi il y a une crise du syndicalisme en France!

  2. Avatar de jeanpat76
    jeanpat76

    J’ai côtoyé ces travailleurs « surexploités » pendant 20 ans sur le port de Rouen

    Ces travailleurs « surexploité  » avaient un roulement,
    un avancement semblable aux CP dans un tableau réservé au PS25.
    Une paye sensiblement équivalente.
    Ceux qui ne sont pas monté en grade, n’en avaient peut-être pas les capacités.
    Quelques avantages: pendant le Ramadan, l’heure du casse-croute en fonction de la rupture du jeûne ou
    des fins de services avancées pour rentrer à la maison..
    Je n’ose parler des « poses » pour la prière.
    Ils avaient monopolisé certaines parties des vestiaires comme lieu de prière.
    Et les CP qui mangeaient du cochon, dans le réfectoire, ont eu des réflexions désagréables.
    Je vais arrêter là, je vais dire trop de vérités et ça risque de dégénérer.