Auteur/autrice : Aurélien WILLEM

  • Grand meeting régional d’Alain Juppé à Villeurbanne le 29 septembre

    Alain Juppé sera à Villeurbanne ce soir à 19h pour un grand meeting régional. Venez nombreux au double mixte, 19 avenue Gaston Berger, 69100 Villeurbanne.

    Vous pouvez encore vous inscrire à l’évènement via ce lien (ou bien en vous rendant directement sur place).

    meeting-juppe-lyon-2016

    Vous pouvez également suivre le meeting sur Twitter via le hashtag #AJLyon

  • Après le Brexit l’Union Européenne doit aller de l’avant

    Après le Brexit l’Union Européenne doit aller de l’avant

    Brexit Europe

    Les résultats ne sont pas encore définitifs, néanmoins, à l’heure où j’écris ces lignes, il ne fait guère de doute que le camp du « leave » ait remporté le référendum britannique. Il y aura donc un « Brexit ». En tant qu’Européen convaincu, ce résultat m’attriste profondément : plus d’un demi-siècle de construction européenne balayée d’un revers de main !

    Pour autant, ce résultat était presque prévisible. Ainsi, depuis de nombreuses années, bons nombre d’hommes politiques ont trouvé en l’Union européenne un bouc émissaire pour masquer leurs propres erreurs. Pire encore, les élections européennes censées donner vie à une Europe politique, servent depuis trop longtemps de recyclage d’hommes politiques en fin de cycle ou récemment battus. Pas étonnant qu’il y ait une fracture avec les citoyens européens.

    Pour autant, je veux croire à un nouveau départ. Après tout, le Royaume-Uni et l’Union européenne c’était un « je t’aime moi non plus » qui ne pouvait plus durer. Comment être dans l’Union européenne sans en avoir la monnaie ? Comment être dans l’Union européenne sans être dans l’espace Schengen ? Force est de constater que depuis de nombreuses années le Royaume-Uni allait à rebours de la construction européenne. Le résultat de ce référendum doit être l’occasion de bâtir une Europe plus fédérale. Une Europe politique et pas seulement économique.

     

  • Investitures aux législatives 2017 : Les républicains ont tout faux !

    Investitures aux législatives 2017 : Les républicains ont tout faux !

    Le choix des Républicains investitures pour les législatives dans le Rhône est tombé hier soir :

    • 1re circonscription du Rhône : Anne Lorne
    • 2e circonscription du Rhône : Laurence Balas
    • 3e circonscription du Rhône : Nora Berra
    • 4e circonscription du Rhône : Dominique Nachury (sortante)
    • 5e circonscription du Rhône : Philippe Cochet (sortant)
    • 6e circonscription du Rhône : Emmanuelle Haziza
    • 7e circonscription du Rhône : Alexandre Vincendet
    • 8e circonscription du Rhône : Patrice Verchère (sortant)
    • 9e circonscription du Rhône : Bernard Perrut (sortant)
    • 10e circonscription du Rhône : Christophe Guilloteau (sortant)
    • 11e circonscription du Rhône : Georges Fenech (sortant)
    • 12e circonscription du Rhône : Jérôme Moroge
    • 13e circonscription du Rhône : Philippe Meunier (sortant)
    • 14e circonscription du Rhône : Catherine Laval

    Et clairement, certains choix me font bondir !

    Choix parisiens déconnectés de la réalité du territoire

    Habitant du 7e arrondissement, d’abord dans la 1re circonscription, puis maintenant dans la 3e, clairement, les choix faits par la CNI me déplaisent. Je passerai rapidement sur l’investiture dans la 3e circonscription, le score de la future candidate aux primaires 2013, aurait dû parler de lui même. Tout comme sa volteface en 2012 lorsque cette même circonscription lui avait été proposée et qu’elle avait refusé (car difficilement gagnable à l’époque) . Sur ce dernier point, nul doute que les électeurs (et militants) ne manqueront pas de lui rappeler.

    Non ce qui me révolte au plus haut point, c’est vraiment le choix de l’ultra conservatrice Anne Lorne aux dépens de Michel Havard dans la 1re circonscription. Je ne fais aucun mystère, la ligne défendue par cette dernière n’est pas la mienne, mes positions dans les divers réseaux sociaux (Facebook, Twitter) mais aussi cette note sont là pour le confirmer. Je suis de droite, la droite progressiste, pas la droite passéiste ou pétiniste ! Ainsi, je considère que ce genre de déclarations sont intolérables :

     

    Déclarations Anne Lorne
    Déclarations d’Anne Lorne sur Twitter

    Je ne pourrai donc ni militer, ni même voter pour ce genre de personne!

    Mais si mon cas personnel peut être anecdotique, si l’on regarde les résultats des dernières élections, municipales 2014 (avec comme tête de Liste Michel Havard), et les régionales 2015 (où Anne Lorne figurait sur les listes) dans les arrondissements que compte la première circonscription, l’ensemble droite et centre en 2015 est moins élevé que le même ensemble en 2014 ! Pourtant durant les 18 mois qui séparent les 2 élections, le PS n’a cessé de s’effondrer. La « ligne manif pour tous » d’Anne Lorne (et de Laurent Wauquiez alors tête de liste régionale) n’a pas d’écho particulier à Lyon, c’est plutôt l’inverse qui se produit, alors que Michel Havard est plus fédérateur. Comment Paris fait-il pour ignorer la réalité du terrain ?

    La jurisprudence « frondeurs »

    Mais au delà de l’aspect local, je ne comprends pas pourquoi la CNI donne dès maintenant les investitures, alors que le candidat pour les présidentielles n’est pas connu. On l’a vu durant ce quinquennat : François Hollande n’a jamais eu de majorité à l’assemblée à cause des frondeurs, ces députés investis par Martine Aubry avant la primaire socialiste de 2011. Pourquoi répéter la même erreur ?

    Et les alliances dans tout ça ?

    Enfin, dernier point, et non des moindres : quid des alliances ? On le sait, les élections durant ce quinquennat l’ont montré, les Républicains ne peuvent gagner seuls. Je n’imagine pas que ces derniers n’abordent pas 2017 sans un accord électoral avec l’UDI, voir le Modem, au risque de se voir éliminés dès le premier tour. Que va-t-on faire à ce moment-là ? On va « désinvestir » les candidats ?

    Bref, on marche vraiment sur la tête !

     

  • Donald Trump ou le nivellement de la politique par le bas

    Donald Trump ou le nivellement de la politique par le bas

    Republican Presidential candidate Donald Trump reacts as he speaks at the 2015 FreedomFest in Las Vegas, Nevada July 11, 2015. REUTERS/L.E. Baskow/Las Vegas Sun - RTX1K10O

    Les élections présidentielles des états unis sont fascinantes et souvent avant-gardistes (souvenez-vous de la campagne de 2008 de Barack Obama). Ainsi, pour les personnes intéressées par la politique dont je fais partie, il est toujours intéressant de voir comment se déroulent ces élections, depuis les primaires présidentielles qui battent leur plein, jusqu’au scrutin final qui aura lieu à la fin d’année. Bien entendu, il faut se garder de transposer l’échiquier politique outre-Atlantique au nôtre, ou de transposer nos attentes nationales dans une élection qui n’est pas la nôtre.

    Cela étant dit, je m’inquiète de la fascination qu’inspire Donald Trump, candidat à la primaire républicaine, à une partie de la droite française.

    Créer la controverse

    Je ne rentrerai pas dans l’analyse du programme de Donald Trump, comme indiqué plus haut, je ne m’estime pas légitime à critiquer l’orientation politique d’un pays tier. Néanmoins, des propositions loufoques comme la construction d’un mur aux frontières, l’interdiction du territoire aux musulmans, ou ses propos sur la torture me choquent profondément. Choquer, c’est d’ailleurs le moteur de la campagne de Donald Trump : créer la controverse, aller dans l’outrance, ou le sexisme. Jouer le peuple contre les élites (comme si son statut de milliardaire ne faisait pas de lui une élite). N’hésitant pas à dire tout est son contraire : tantôt pro-choix, puis antiavortement, etc.

    Le populisme n’est pas une solution

    Cette façon de faire de la politique a un nom : le populisme. Faire appel aux bas instincts plutôt qu’à l’intelligence est à l’opposé de ma conception de la politique. A mon sens l’homme politique ne doit pas surfer, ni encourager les craintes de chacun, mais nous éclairer. Certes, la première voie est plus facile, mais sans issue à long terme, à l’inverse de la seconde.

    De plus, je ne crois pas qu’une forme de « parole directe » à base de propos injurieux ou sexiste tel que le pratique Donald Trump soit l’avenir de la politique, n’en déplaise à certains cadres républicains. Nous méritons mieux que des débats de comptoir.

    Il est fort à parier que si ces ingrédients peuvent fonctionner pour la primaire républicaine, ils en sauront l’échec en novembre face à n’importe quel candidat démocrate. Et c’est bien ce point-là que devraient retenir ceux qui souhaitent « copier » Donald Trump ou même s’en inspirer !

     

  • Une histoire d’accent qui me laisse circonspect

    Une histoire d’accent qui me laisse circonspect

    Orthographe recommandée

    Du buzz, rien que du buzz

    Surgie de nulle part, la polémique a fait un véritable buzz sur les réseaux sociaux : « Najat Vallaud-Belkacem veut détruire notre langue et son orthographe en imposant une réforme qui fera disparaitre les accents circonflexes ! », j’exagère à peine… Je ne suis pas un défenseur de la ministre de l’Éducation, loin s’en faut, mais s’il faut « taper » autant taper juste et non à côté.

    Car dans l’hystérisme ambiant, on oublie trop vite de creuser, de vérifier les informations. Car non, la ministre de l’Éducation n’est pas à l’origine de cette réforme, non on ne brade pas notre orthographe, non l’accent circonflexe ne va pas disparaitre…

    Une réforme de… 1990 !

    En effet, lorsque l’on regarde de plus prêt, la fameuse « réforme » date un peu : 1990, 26 ans, rien que ça ! Rien qu’en prenant connaissance de ce fait, il devient très difficile de comprendre, intellectuellement parlant, comment la mayonnaise a pu prendre autant ! Et si l’on regarde encore de plus près, cette fameuse nouvelle orthographe, « facultative » les premières années, est devenue la référence depuis le 19 juin 2008 ! Il y a 8 ans !

    Depuis 1993, le Petit Robert intègre cette nouvelle graphie. Depuis 2004, la plupart des éditeurs de texte (Word, LibreOffice) en font de même, comme les correcteurs des navigateurs comme Firefox. Nous sommes plus de l’ordre du fait établi que de la révolution annoncée.

    Le français est une langue vivante

    Mais au juste, en quoi consiste cette « nouvelle orthographe » ? Comme vous pourrez le constater sur le site qui lui est dédié, il s’agit d’une révision de quelques milliers de mots sur les quelques 32 000 du français usuel et les 90 000 que l’on peut compter dans les dictionnaires les plus fournis. Ces quelques retouches, assez minimes (le trait d’union, le pluriel des mots composés, l’accent circonflexe, le participe passé, diverses anomalies) ne relèvent pas de la simplification, mais plus de l’harmonisation, jugez-en par vous même :

    Principaux changements orthographiques
    Source : cyberprofesseur.com

    Le dyslexique que je suis ne manquera pas de s’interroger sur une quelconque simplification lorsque je vois le doublement d’un « t » pour combattif. Quant au fameux accent circonflexe, il ne disparait pas, comme l’explique très bien cet article. Alors pourquoi tant d’emballement ? Je ne l’explique toujours pas !

    Après tout, le français est une langue vivante. Et qui dit langue vivante, dit langue qui évolue avec ses locuteurs. Ainsi, le français de la chanson de Roland, n’a pas grand-chose à voir que celui des lumières, qui lui-même est bien différent de celui de Victor Hugo, qui lui-même a bien changé par rapport à celui parlé aujourd’hui. Ainsi, entre 1694 et 1990, le dictionnaire de l’Académie française a connu pas loin de 9 éditions complètes différentes, et en connaîtra encore d’autre je l’espère, ce serait le signe que notre langue française ne serait pas passée au statut de langue morte. Par ailleurs, chaque année, notre langue française s’enrichit de nouveaux mots sans que l’on s’émeuve.

    Conservatisme mal placé

    Alors, je ne comprends pas pourquoi il a eu tout ce bruit. J’avoue avoir un rictus lorsque je vois qu’un syndicat d’étudiants s’emporte contre une « réforme » qui existait avant leur naissance. J’ai du mal à croire que les raccourcis utilisés, voir les contre-vérités répétées en boucle aient « renforcé » l’opposition. S’emporter sur le sort d’un accent circonflexe est-il plus facile que de chercher des solutions pour notre système éducatif ?

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