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  • Vous avez jusqu’à vendredi pour vous inscrire sur les listes électorales et voter aux municipales

    Vous avez jusqu’à vendredi pour vous inscrire sur les listes électorales et voter aux municipales

    Pour voter pour les municipales 2020, il ne vous reste que quelques jours pour vous assurer que vous êtes bien inscrits sur les listes électorales. Si ce n’est pas le cas, vous avez jusqu’au 7 février, pour faire vos démarches, en ligne notamment : https://www.demarches.interieur.gouv.fr/particuliers/elections

    Dans quel cas dois-je m’inscrire ?

    Si vous n’avez jamais été inscrit sur les listes électorales de votre ville ou si vous avez déménagé (y compris en restant dans la même ville),  il est probable que vous ne soyez pas (ou plus) inscrit. En effet, les listes électorales sont régulièrement révisées et si vos documents électoraux sont envoyés à votre ancienne adresse, il est possible que vous ayez été radié des listes électorales.

    Quand m’inscrire ?

    Il est possible de s’inscrire toute l’année, mais les listes électorales sont arrêtés quelques semaines avant le scrutin. Ainsi, pour les municipales de cette année, il convient donc de faire toutes vos démarches avant le 07 février 2020.

    Qui peut voter ?

    Pour voter, il faut être âgé, la veille du premier tour de scrutin, de 18 ans, être de nationalité française et jouir de ses droits civiques et politiques (ne pas avoir été condamné). L’inscription est automatique pour les jeunes de 18 ans qui ont été recensés en vue de la journée défense et citoyenneté.

    Où m’inscrire ?

    Comment s’inscrire ?

    • Soit en se rendant à la mairie avec les pièces exigées,
    • Soit par courrier en envoyant à la mairie, le formulaire d’inscription et les pièces exigées,
    • Soit par internet, en utilisant le téléservice proposé par mon-service-public.fr.
    Documents à fournirPrécisions et cas particuliers
    Formulaire d’inscriptionDisponible en mairie ou en ligne
    Pièce d’identitéLa pièce doit prouver la nationalité française (passeport ou carte nationale d’identité).
    Elle doit être récente : valide ou expirée depuis moins d’1 an.Si vous êtes devenu français récemment et que vous ne possédez pas encore de pièce d’identité française : pièce d’identité d’origine + une preuve de la nationalité française (décret de naturalisation, certificat de nationalité)
    Justificatif de domicile Selon les situations, il convient de fournir l’une de ces pièces : S’il s’agit de votre domicile : un justificatif de domicile de moins de 3 mois S’il s’agit du domicile de vos parents : attestation du parent (sur papier libre) certifiant que vous habitez chez lui  + un justificatif de domicile du parent S’il s’agit de votre résidence : justificatif de la résidence depuis plus de 6 mois dans la commune Si vous êtes seulement contribuable : justificatif d’inscription au rôle des impôts locaux depuis plus de 5 ans

    A retenir

    L’élection du Président de la République aura lieu les dimanches 15 et 22 mars 2020.

  • C’était Jacques Chirac

    C’était Jacques Chirac

    Jacques Chirac a disparu ce jeudi 26 septembre 2019. Cette triste nouvelle a été un choc pour moi : c’est à lui et que je dois mon engagement politique en 2002 au soir du séisme du 21 avril.

    Jacques Chirac avait ses qualités, et ses défauts, loin de moi l’idée d’en faire un saint aujourd’hui, mais ce qui me plaisait dans le personnage, c’était sa proximité des Français. Je retiendrai de Jacques Chirac son discours du veld’hiv de 1995, mettant un terme à 50 ans de silence français sur une des pages les plus sombres de notre histoire. Son non à la guerre en Irak en 2003, « On n’exporte pas la démocratie dans un fourgon blindé » et son discours de Johannesburg en 2002 « notre maison brule et nous regardons à côté » montrent sa lucidité et, quant on voit la situation de l’Irak, parfois son avance sur son temps.

    Je retiendrai également, sont intransigeance absolue avec l’extrême droite : « D’abord, ne composez jamais avec l’extrémisme, le racisme, l’antisémitisme ou le rejet de l’autre. Dans notre histoire, l’extrémisme a déjà failli nous conduire à l’abîme. C’est un poison. Il divise. Il pervertit, il détruit. Tout dans l’âme de la France dit non à l’extrémisme ». D’ailleurs, je terminerai cette note sur cette autre citation, là encore, au combien d’actualité : « Il n’y a pas et il n’y aura jamais de dialogue ou de compromis possible avec l’extrême-droite. Tous ceux qui s’y sont essayés, pensant jouer au plus fin on trouvé sur leur chemin plus forts et lus cyniques qu’eux. Ils ont fini submergés et vaincus »

    Adieu Monsieur le président !

  • Aidez à la reconstruction de Notre-Dame de Paris

    Aidez à la reconstruction de Notre-Dame de Paris

    Si, grâce à l’action des pompiers de Paris le pire a été évité, le bilan matériel est dramatique, l’ensemble de la toiture est sinistrée, l’ensemble de la charpente est détruite, une partie de la voute s’est effondrée, la flèche n’existe plus.

    Les images de Notre-Dame en feu sont effroyables. Quelque soit son obédience ou ses convictions voir un bâtiment, classé au patrimoine mondial de l’humanité, en partie détruit, ne peut que vous toucher.

    La reconstruction prendra du temps, beaucoup de temps, mais va couter énormément d’argent. Ainsi, beaucoup de cagnottes en ligne apparaissent, et afin d’éviter toute fraude, il est préférable de passer par des organismes officiels comme la Fondation du patrimoine qui a ouvert une page dédiée : https://don.fondation-patrimoine.org/SauvonsNotreDame/

  • La lettre aux Français d’Emmanuel Macron

    La lettre aux Français d’Emmanuel Macron

    Chères Françaises, chers Français, mes chers compatriotes,

    Dans une période d’interrogations et d’incertitudes comme celle que nous traversons, nous devons nous rappeler qui nous sommes.

    La France n’est pas un pays comme les autres.

    Le sens des injustices y est plus vif qu’ailleurs. L’exigence d’entraide et de solidarité plus forte.

    Chez nous, ceux qui travaillent financent les pensions des retraités. Chez nous, un grand nombre de citoyens paie un impôt sur le revenu, parfois lourd, qui réduit les inégalités. Chez nous, l’éducation, la santé, la sécurité, la justice sont accessibles à tous indépendamment de la situation et de la fortune. Les difficultés de la vie, comme le chômage, peuvent être surmontées, grâce à l’effort partagé par tous.

    C’est pourquoi la France est, de toutes les nations, une des plus fraternelles et des plus égalitaires.

    C’est aussi une des plus libres, puisque chacun est protégé dans ses droits et dans sa liberté d’opinion, de conscience, de croyance ou de philosophie.

    Et chaque citoyen a le droit de choisir celles et ceux qui porteront sa voix dans la conduite du pays, dans l’élaboration des lois, dans les grandes décisions à prendre.

    Chacun partage le destin des autres et chacun est appelé à décider du destin de tous : c’est tout cela, la Nation française.

    Comment ne pas éprouver la fierté d’être Français ?

    Je sais, bien sûr, que certains d’entre nous sont aujourd’hui insatisfaits ou en colère. Parce que les impôts sont pour eux trop élevés, les services publics trop éloignés, parce que les salaires sont trop faibles pour que certains puissent vivre dignement du fruit de leur travail, parce que notre pays n’offre pas les mêmes chances de réussir selon le lieu ou la famille d’où l’on vient. Tous voudraient un pays plus prospère et une société plus juste.

    Cette ambition, je la partage. La société que nous voulons est une société dans laquelle pour réussir on ne devrait pas avoir besoin de relations ou de fortune, mais d’effort et de travail.

    En France, mais aussi en Europe et dans le monde, non seulement une grande inquiétude, mais aussi un grand trouble ont gagné les esprits. Il nous faut y répondre par des idées claires.

    Mais il y a pour cela une condition : n’accepter aucune forme de violence. Je n’accepte pas la pression et l’insulte, par exemple sur les élus du peuple, je n’accepte pas la mise en accusation générale, par exemple des médias, des journalistes, des institutions et des fonctionnaires. Si tout le monde agresse tout le monde, la société se défait !

    Afin que les espérances dominent les peurs, il est nécessaire et légitime que nous nous reposions ensemble les grandes questions de notre avenir.

    C’est pourquoi j’ai proposé et je lance aujourd’hui un grand débat national qui se déroulera jusqu’au 15 mars prochain.

    Depuis quelques semaines, des maires ont ouvert leurs mairies pour que vous puissiez y exprimer vos attentes. J’ai eu de premiers retours que j’ai pu prendre en compte. Nous allons désormais entrer dans une phase plus ample et vous pourrez participer à des débats près de chez vous ou vous exprimer sur internet pour faire valoir vos propositions et vos idées. Dans l’Hexagone, outre-mer et auprès des Français résidant à l’étranger. Dans les villages, les bourgs, les quartiers, à l’initiative des maires, des élus, des responsables associatifs, ou de simples citoyens… Dans les assemblées parlementaires comme régionales ou départementales.

    Les maires auront un rôle essentiel car ils sont vos élus et donc l’intermédiaire légitime de l’expression des citoyens.

    Pour moi, il n’y a pas de questions interdites. Nous ne serons pas d’accord sur tout, c’est normal, c’est la démocratie. Mais au moins montrerons-nous que nous sommes un peuple qui n’a pas peur de parler, d’échanger, de débattre.

    Et peut-être découvrirons-nous que nous pouvons tomber d’accord, majoritairement, au-delà de nos préférences, plus souvent qu’on ne le croit.

    Je n’ai pas oublié que j’ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure fidèle. Je pense toujours qu’il faut rendre à la France sa prospérité pour qu’elle puisse être généreuse, car l’un va avec l’autre. Je pense toujours que la lutte contre le chômage doit être notre grande priorité, et que l’emploi se crée avant tout dans les entreprises, qu’il faut donc leur donner les moyens de se développer. Je pense toujours que nous devons rebâtir une souveraineté industrielle, numérique et agricole et pour cela investir dans les savoirs et la recherche. Je pense toujours qu’il faut rebâtir une école de la confiance, un système social rénové pour mieux protéger les Français et réduire les inégalités à la racine. Je pense toujours que l’épuisement des ressources naturelles et le dérèglement climatique nous obligent à repenser notre modèle de développement. Nous devons inventer un projet productif, social, éducatif, environnemental et européen nouveau, plus juste et plus efficace. Sur ces grandes orientations, ma détermination n’a pas changé.

    Mais je pense aussi que de ce débat peut sortir une clarification de notre projet national et européen, de nouvelles manières d’envisager l’avenir, de nouvelles idées.

    À ce débat, je souhaite que le plus grand nombre de Français, le plus grand nombre d’entre nous, puisse participer.

    Ce débat devra répondre à des questions essentielles qui ont émergé ces dernières semaines. C’est pourquoi, avec le Gouvernement, nous avons retenu quatre grands thèmes qui couvrent beaucoup des grands enjeux de la Nation : la fiscalité et les dépenses publiques, l’organisation de l’État et des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté. Sur chacun de ces thèmes, des propositions, des questions sont d’ores et déjà exprimées. Je souhaite en formuler quelques-unes qui n’épuisent pas le débat mais me semblent au cœur de nos interrogations.

     

    Le premier sujet porte sur nos impôts, nos dépenses et l’action publique.

    L’impôt est au cœur de notre solidarité nationale. C’est lui qui finance nos services publics. Il vient rémunérer les professeurs, pompiers, policiers, militaires, magistrats, infirmières et tous les fonctionnaires qui œuvrent à votre service. Il permet de verser aux plus fragiles des prestations sociales mais aussi de financer certains grands projets d’avenir, notre recherche, notre culture, ou d’entretenir nos infrastructures. C’est aussi l’impôt qui permet de régler les intérêts de la dette très importante que notre pays a contractée au fil du temps.

    Mais l’impôt, lorsqu’il est trop élevé, prive notre économie des ressources qui pourraient utilement s’investir dans les entreprises, créant ainsi de l’emploi et de la croissance. Et il prive les travailleurs du fruit de leurs efforts. Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises pour corriger cela afin d’encourager l’investissement et faire que le travail paie davantage. Elles viennent d’être votées et commencent à peine à livrer leurs effets. Le Parlement les évaluera de manière transparente et avec le recul indispensable. Nous devons en revanche nous interroger pour aller plus loin.

    Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?

    Nous ne pouvons, quoi qu’il en soit, poursuivre les baisses d’impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique.

    Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ?

    Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? À l’inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?

    Notre modèle social est aussi mis en cause. Certains le jugent insuffisant, d’autres trop cher en raison des cotisations qu’ils paient. L’efficacité de la formation comme des services de l’emploi est souvent critiquée. Le Gouvernement a commencé à y répondre, après de larges concertations, à travers une stratégie pour améliorer notre santé, pour lutter contre la pauvreté et contre le chômage.

    Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité ?

     

    Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c’est l’organisation de l’État et des collectivités publiques. 

    Les services publics ont un coût, mais ils sont vitaux : école, police, armée, hôpitaux, tribunaux sont indispensables à notre cohésion sociale.

    Y a-t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d’action au plus près des citoyens ? À quels niveaux et pour quels services ?

    Comment voudriez-vous que l’État soit organisé et comment peut-il améliorer son action ? Faut-il revoir le fonctionnement de l’administration et comment ?

    Comment l’État et les collectivités locales peuvent-ils s’améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous ?

     

    La transition écologique est le troisième thème, essentiel à notre avenir. 

    Je me suis engagé sur des objectifs de préservation de la biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique et la pollution de l’air. Aujourd’hui personne ne conteste l’impérieuse nécessité d’agir vite. Plus nous tardons à nous remettre en cause, plus ces transformations seront douloureuses.

    Faire la transition écologique permet de réduire les dépenses en carburant, en chauffage, en gestion des déchets et en transports. Mais pour réussir cette transition, il faut investir massivement et accompagner nos concitoyens les plus modestes.

    Une solidarité nationale est nécessaire pour que tous les Français puissent y parvenir.

    Comment finance-t-on la transition écologique : par l’impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité ?

    Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous, par exemple pour remplacer sa vieille chaudière ou sa vieille voiture ? Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ?

    Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national ? Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale ?

    La question de la biodiversité se pose aussi à nous tous.

    Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard ? Comment faire partager ces choix à l’échelon européen et international pour que nos agriculteurs et nos industriels ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers ?

     

    Enfin, il est évident que la période que notre pays traverse montre qu’il nous faut redonner plus de force à la démocratie et la citoyenneté. 

    Être citoyen, c’est contribuer à décider de l’avenir du pays par l’élection de représentants à l’échelon local, national ou européen. Ce système de représentation est le socle de notre République, mais il doit être amélioré car beaucoup ne se sentent pas représentés à l’issue des élections.

    Faut-il reconnaître le vote blanc ? Faut-il rendre le vote obligatoire ?

    Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques ?

    Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d’élus ?

    Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Économique, Social et Environnemental, doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il les transformer et comment ?

    En outre, une grande démocratie comme la France doit être en mesure d’écouter plus souvent la voix de ses citoyens.

    Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative ?

    Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique ?

    Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l’initiative ?

    La citoyenneté, c’est aussi le fait de vivre ensemble.

    Notre pays a toujours su accueillir ceux qui ont fui les guerres, les persécutions et ont cherché refuge sur notre sol : c’est le droit d’asile, qui ne saurait être remis en cause. Notre communauté nationale s’est aussi toujours ouverte à ceux qui, nés ailleurs, ont fait le choix de la France, à la recherche d’un avenir meilleur : c’est comme cela qu’elle s’est aussi construite. Or, cette tradition est aujourd’hui bousculée par des tensions et des doutes liés à l’immigration et aux défaillances de notre système d’intégration.

    Que proposez-vous pour améliorer l’intégration dans notre Nation ? En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

    La question de la laïcité est toujours en France sujet d’importants débats. La laïcité est la valeur primordiale pour que puissent vivre ensemble, en bonne intelligence et harmonie, des convictions différentes, religieuses ou philosophiques. Elle est synonyme de liberté parce qu’elle permet à chacun de vivre selon ses choix.

    Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l’État et les religions de notre pays ? Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

    Dans les semaines qui viennent, je vous invite à débattre pour répondre à ces questions déterminantes pour l’avenir de notre Nation. Je souhaite aussi que vous puissiez, au-delà de ces sujets que je vous propose, évoquer n’importe quel sujet concret dont vous auriez l’impression qu’il pourrait améliorer votre existence au quotidien.

    Ce débat est une initiative inédite dont j’ai la ferme volonté de tirer toutes les conclusions. Ce n’est ni une élection, ni un référendum. C’est votre expression personnelle, correspondant à votre histoire, à vos opinions, à vos priorités, qui est ici attendue, sans distinction d’âge ni de condition sociale. C’est, je crois, un grand pas en avant pour notre République que de consulter ainsi ses citoyens. Pour garantir votre liberté de parole, je veux que cette consultation soit organisée en toute indépendance, et soit encadrée par toutes les garanties de loyauté et de transparence.

    C’est ainsi que j’entends transformer avec vous les colères en solutions.

    Vos propositions permettront donc de bâtir un nouveau contrat pour la Nation, de structurer l’action du Gouvernement et du Parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international. Je vous en rendrai compte directement dans le mois qui suivra la fin du débat.

    Chères Françaises, chers Français, mes chers compatriotes, je souhaite que le plus grand nombre d’entre vous puisse participer à ce grand débat afin de faire œuvre utile pour l’avenir de notre pays.

    En confiance,

    Emmanuel MACRON

  • Contre le terrorisme, ne tombons pas dans le populisme

    Contre le terrorisme, ne tombons pas dans le populisme

    À chaque attentat, nous avons le droit au même spectacle répugnant du concours Lépine des mesures les plus inutiles que les autres, à coup d’outrance et de raisonnements faciles. Jusqu’à présent seule l’extrême droite était tombée dans ce jeu des raccourcis faciles, malheureusement, elle ne détient plus le monopole.

    Que ce soit la déchéance de nationalité ou la dernière lune de l’emprisonner tous les fichiers S, à chaque fois, la réponse n’est pas à la hauteur. Face à cette nouvelle forme de terrorisme aussi spontané que difficile à détecter, certains politiques n’ont comme réponses que des « réponses » globalisantes, qui ont autant d’exceptions que de cas qu’elles cherchent à résoudre. Car oui, une analyse statistique des derniers attentats qui ont malheureusement frappé notre pays montre qu’il est impossible de dresser un profil type du terroriste ou de leur entourage proche. Ainsi tous n’étaient pas fichés S (65%), tous n’étaient pas binationaux, certains étaient de néo-convertis. Bref, il y a autant de profils que d’individus.

    Ainsi ceux qui aujourd’hui essayent, par facilité, de faire des généralités, et de proposer des « solutions » à l’emporte-pièce aux mieux se trompent, au pire sombrent dans un populisme nauséabond. Il n’y a pas de solutions faciles et rapides comme peuvent le laisser croire certains politiques. Une analyse sur le plan pratique de leur « baguette magique » montre rapidement que c’est techniquement impossible, que ça ne résoudrait rien, et surtout que juridiquement ça ne tient pas.

    Le meilleur exemple est l’internement des fichiers S. Comme le souligne Frédéric Péchenard (voir l’article) cette mesure serait « inapplicable, voire contre-productive ». Et poussons le raisonnement plus loin en imaginant son application : a-t-on les ressources matérielles, humaines d’appliquer de telles mesures ? Et quand bien même on arrive à un tel extrême, cela ne nous aurait pas protégés du tiers des terroristes qui ne n’était pas fichés. Mais le plus important, sommes-nous prêts à mettre d’énormes coups de canif dans l’état de droit ? Sommes-nous prêts à aller à l’encontre des articles 7 et 9 de la Déclaration des droits de l’homme en enfermant sans aucune forme de procès des personnes qui n’ont commis aucun acte répréhensible ? Si tel était le cas, nous ne vaudrions pas mieux que le mal que nous sommes censés combattre !

    Mais, s’il n’y a pas de solutions miracles, pour autant, certaines choses doivent changer :

    • Notre système carcéral doit évoluer pour ne plus être un incubateur à terroristes.
    • Nos devons continuer à lutter contre cette économie souterraine qui permet l’achat et la circulation d’arme.
    • Nous devons donner les moyens, humains et financiers, à notre justice d’agir. Et là, je ne pense pas seulement aux policiers ni qu’aux places de prisons, mais à l’intégralité de la chaine judiciaire. Car oui, le budget de la justice a trop fait l’objet de coupes ces dernières années. Les tribunaux ne peuvent continuer à être surchargés, au risque que de mauvais jugements soient rendus ou arrivent trop tard.

    Effectivement, ces genres de pistes sont fastidieuses, ne donnent pas de « punch-Line » faciles à retenir, pour autant, elles sont sans doute plus efficaces.