Catégorie : Politique

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  • Régionales 2010, demandez le programme

    Dans une semaine, nous élirons nos conseillers régionaux. Lors de ma dernière note, j’avais tâché de présenter les compétences et le mode de scrutin, je m’attacherais ici à présenter le programme de Mme Grossetête pour la région Rhône-Alpes, que vous pouvez également trouver ici :

    Lire le programme completLire le programme complet.

    Un programme que je résumerais avec 5 points primordiaux selon moi :

    • Pas d’augmentation de la fiscalité après 6 ans de mattracage fiscal
    • L’emploi et la formation avec notamment une priorité mise sur l’apprentissage
    • Les transports, mais TOUS les transports et pas uniquement le train, avec une attention particulière à la ponctualité des TER qui est très loin d’être respectée actuellement.
    • La sécurité avec notamment la mise en place de système de vidéoprojection dans les gares et aux abords des lycées.
    • Soutient à l’agriculture.

    Et en face qu’il y a t’il ?

    Je ne suis pas sectaire, j’aurais aimé présenter le programme de nos adversaires, malheureusement, ce le programme des socialistes n’existe pas à l’heure actuelle. Car magie des fusion de liste entre les 2 tours, bien malin qui saura quel est le contenu du programme final, quelle sera la liste finale, que présentera Mr Queyranne pour le second tour. Qu’on ne se trompe pas, dans les kilos de papier que vous avez reçu, aucune des mesurettes ou de promesses déjà annoncées en 2004 (comme la gratuité des livres et la carte orange Rhône-Alpes qui n’ont pas été tenues) que vous y avez trouvées n’est sûre d’être retenue au soir du premier tour. Tout dépendra de la stratégie d’alliance (que vous pouvez appeler petites combines entre amis).

    Mais, si je ne connais pas le futur, par contre, je connais ce qui s’est passé :

    • Une fiscalité en hausse : +26% de taxe professionnelle, +54% pour les cartes grises, +400% de TIPP (taxe sur le carburant).
    • Une dette qui explose : 2 milliards d’euros
    • Refus de l’installation d’un EPR et des milliers d’emplois qui vont avec.
    • +50% de budget de communication
    • Une administration pléthorique :
      • Augmentation des agents territoriaux presque multipliés par 2
      • 15 vices présidents, mais aucun à l’agriculture
    • Un palais de régions dont le budget explose : 150 millions soit le cout de fonctionnement de 10 lycées

    Bref, je vous invite donc à faire le bon choix les 14 et 21 mars, le choix d’un programme clair, et une liste qui ne changera pas entre les 2 tours : Le choix le la liste de Françoise Grossetête.

    A voir également :

    Tract Avenir Vie quotidienne
  • Elections régionales, mode d’emploi

    Dans un peu moins d’un mois auront lieu les élections régionales. Outre un scrutin complexe, le rôle du conseil régional peut être flou, voici quelques explications :

    Les compétences du conseil régional :

    L’organisation territoriale française s’appuie sur 4 échelons :

    • L’État
    • La Région
    • Le Département
    • La Commune

    Chaque échelon a un domaine de compétences que vous pouvez retrouver expliquées sur cette page de vie-publique.fr.
    Comme vous pouvez le voir, la Région a de multiples compétences, dont les principales sont, par ordre d’intervention, les suivantes :

    • Le développement économique. Cela va de la coordination des actions de développement, la constitution de fonds d’investissement, la participation au capital de société mixte, etc.
    • L’éducation (les lycées), l’enseignement supérieur et la recherche, la formation professionnelle et l’apprentissage. Attention, la région ne gère pas le personnel enseignant; les conseils régionaux sont chargés de la construction, l’entretien, et l’équipement des lycées publics. La région a également la responsabilité de l’inventaire général du patrimoine culturel.
    • L’aménagement du territoire et les infrastructures. La région définit par exemple la localisation des grandes infrastructures, mais c’est surtout par l’organisation des transports TER (et de leurs retards 😉 ) que l’on connait cette compétence. Mais il existe d’autres domaines moins connus comme la gestion des parcs nationaux, l’entretien et la gestion des aérodromes et des ports de commerce.

    Le mode de scrutin des régionales :

    Le mode de scrutin est, je vous l’accorde, un peu, beaucoup même obscure. C’est un système proportionnel à 2 tours avec un bonus pour la liste arrivée en tête. Avec un système de liste donc, mais dont les listes régionales sont composées au niveau départemental. Ce qui se traduit comme ceci : Le nombre de conseillers régionaux d’une liste dépend du score de la liste au niveau de la région, mais la répartition se fait au prorata des voix recueillies dans chaque département.
    Le déroulement se passe sur 2 tours, ne peuvent se maintenir au second tour, que les listes ayant eu plus de 10% des voix au premier tour. Les listes ayant obtenu plus de 5% des voix ont droit de fusionner entre elles. La liste arrivée en tête obtient un quart des sièges.
    Une fois les conseillers régionaux élus, ces derniers élisent le président de région.
    Jusqu’à présent, le mandat durait 6 ans, mais pour mettre en place la réforme de collectivité territoriale, ce mandat sera exceptionnellement écourté à 4 ans.

    À vos bulletins donc les 14 et 21 mars 2010 !

  • Les comptes de la Région Rhône-Alpes épinglés par la Canol

    Petits extraits tirés de Lyon Capitale.

    À six semaines des élections régionales, Canol, l’association des contribuables actifs du Nord-ouest lyonnais, critique la gestion de la Région Rhône-Alpes. Elle dénonce « la prodigalité » des élus.

    Ce mercredi, lors de la conférence de presse organisée pour ses dix ans d’existence, l’association Canol a dressé un tableau très sombre des comptes du conseil régional de 2003 à 2008. L’équipe, constituée d’une trentaine de bénévoles à la retraite, s’indigne d’une fiscalité en augmentation de 87% entre 2003 et 2008 et de dépenses « somptuaires ». D’après l’étude menée par l’association, les dépenses (nouvelles compétences non comprises) ont augmenté de 47% durant ce dernier mandat, la fiscalité (hors nouvelle TIPP) a cru de 87% et la dette a triplé passant de 487 millions à 1461 millions d’euros en 2008. Dans leur ensemble, les recettes fiscales seraient passées de 461 millions d’euros en 2003 à 755 millions en 2008, soit une augmentation de 56%.

    Michel Vergnaud, le président de l’association, souligne « la prodigalité » des élus. « Nous constatons une dérive inadmissible de la part de nos élus. Quelle que soit la conjoncture, non seulement aucun effort n’est fait pour maintenir les dépenses dans des limites raisonnables, mais encore on augmente la fiscalité et la dette. » D’après lui, « ces augmentations ne sont justifiées ni par les besoins, ni par l’absence de compensation de la prise en charge de nouvelles compétences par l’État. »

    Transfert de l’Etat : 69 millions d’euros d’excédent

    Le rapport démontre que la prise en charge de nouvelles compétences transférées par l’État depuis 2007 (le financement de l’AFPA, les formations sanitaires et sociales et la gestion des personnels des lycées), au lieu de coûter de l’argent, a rapporté 69 millions d’euros à la région Rhône-Alpes en 2008. Son calcul est simple. Les compensations perçues par la Région au titre de la décentralisation – et notamment la taxe intérieure des produits pétroliers- se sont élevées à 320 millions d’euros en 2008. Quant aux charges liées à la gestion des nouvelles compétences de la région, elles ont atteint 251 millions d’euros. Soit 69 millions d’euros d’excédent.

    […]

    Canol évoque également « l’aberration » et « l’inutilité » de la construction de l’Hôtel de Région, dont les travaux ont débuté dans le quartier de la Confluence. « En 2004, lors du vote, le coût total devait être de 107,4 millions d’euros », explique Michel Vergnaud. « Les engagements à fin 2009, atteignent déjà 141 millions d’euros ! »
    L’équipe de Canol publie près de cinq enquêtes par an et mène des actions en justice. Son dernier fait d’armes ? L’annulation par le tribunal administratif de Lyon des places achetées à l’OL, pour un montant compris entre 600 000 et 900 000 euros, par le département du Rhône. En attendant, le conseil général fait appel…

    Ces dérapages, l’UMP l’a longtemps dénoncé, si vous souhaitez que cela cesse, votez pour la liste de Françoise Grossetete qui s’est engagé à ne pas augmenter la pression fiscale en région Rhône-Alpes : http://www.francoisegrossetete2010.fr/

  • Premier débat sur les élections régionales

    Mercredi soir avait lieu à Lyon le premier débat sur les élections régionales organisé par Lyon Capitale en présence de Françoise Grossetête (UMP), Jean-Jack Queyranne (PS), Bruno Gollnisch (FN), Philippe Meirieu (Europe écologie) et Elisa Martin (FG, qui avait remplacé Mr Begag, ce dernier ayant fait preuve de grand n’importe quoi question mauvaise fois) autour de 4 thèmes :

    N’étant pas journaliste, je vous invite à lire les comptes rendus, qui seront sans doute bien meilleurs que si je les avais écrits. Je préfère donc donner mon point de vue personnel sur ce que j’ai perçu de ce débat et qui n’est pas visible dans ces comptes rendus, de plus sans programme, il est difficile de juger les candidats pour le moment ou de les départager.

    Une chose m’a surpris dans ce débat, c’est l’aspect caricatural, voir cliché de certains candidats. Ainsi, Mme Martin tenait particulièrement bien son rôle d’Arlette Laguiller avec un discours du milieu du siècle passé dénonçant le vil capital, tout en étant très rigide dans ses positions. Quant à Mr Meirieu, comment dire poliment que j’ai eu l’impression d’avoir sur la tribune une sorte de farce ambulante ? Un exemple pour, un peu anecdotique, mais qui m’a marqué par son ridicule : sa théorie que les JO seraient mieux si l’on ne récompensait pas le gagnant, parce que la culture du vainqueur n’était pas bonne. Je ne parlerais pas de sa visible méconnaissance de dossiers rhônalpins en lui laissant le bénéfice de la naïveté politique. Globalement après cette soirée, il me parait clair que seuls 3 candidats ont fait bonne figure, Mr Queyrrane qui, il faut le reconnaitre, a certaines qualités et sera un candidat difficile à battre, Mr Gollnisch, qui malgré son idéologie qui me révulse, connait ses dossiers, et enfin Mme GrosseTête qui m’a agréablement surpris sur ses positions écologiques.

    Ce débat a été également l’occasion de mesure grand jeu d’acteur entre le Front de gauche, les verts et le PS ? Un « je t’aime moi non plus » digne d’Hollywood ! Passant de mots très dur envers le Ps Mr Queyranne et essayant de tenter de marquer une différence sans trop critiquer le bilan de Mr Queyranne (après tout, son bilan est également leur bilan) à une espèce de tractation publique pour  le second tour (j’ai tout simplement halluciné quant à la fin du débat, on voyait Mr Meirieu marchander avec Mr Queyranne publiquement). Car après tout, si au début chacun se tire dans les pattes, au final, Front de gauche, modem et vert ne manqueront pas de se coucher devant le PS pour gratter une place bien au chaud dans le nouveau palais de la région ! Et franchement sur ce point, mais comment peut-on prendre à ce point les électeurs pour des imbéciles ? Comment un électeur peut-il voter pour une liste et un programme au premier tour, pour que cette même liste et ce même programme ne soit plus du tout le même au second tour ?

    Au final, ce débat était une première mise en bouche intéressante, mais comme je l’ai dit, faut de programme clair et disponible, il me laisse un peu sur la faim. J’aurais peut être aimé que l’on s’auto congratule moins sur les TER dont les services ne sont pas forcément aussi idéique que ce que la majorité sortante a voulu nous montrer, à croire qu’ils n’ont jamais pris le train tous les jours, ni payé un prix astronomique d’un voyage à l’unité  et qui n’ont jamais vraiment perçu les aspects ridicules de la carte OùRa (c’est un ancien « usager » du Vienne – Lyon qui vous parle). J’aurais aimé également que l’on insiste plus sur la fiscalité de la région qui s’est envolée ces dernières années, ou bien que l’on revienne plus longuement sur la construction de ce nouveau palais de régions au cout astronomique avec l’argent du contribuable. Pour une prochaine fois peut-être ?

  • Vienne inaugure le premier débat en Isère sur l’identité nationale

    Hier soir à Vienne avait lieu le premier débat du département de l’Isère sur l’identité nationale, organisé par Mr le préfet Albert Dupuy et Mr le sous-préfet Philipe Navarre en présence de Mr Serge Dufoulon, sociologue, maître de conférences à Grenoble et d’une grosse soixantaine de participants toutes tendances confondues (ou presque).
    Sujet sensible, mais nécessaire à mes yeux (voir la note Osons débattre sur l’identité nationale) ce débat fut vraiment intéressant. Je ne vais pas le cacher, il y avait à boire et à manger dans les interventions : du faux débat sur la Burkat aux crottes de chien (sic), mais fort heureusement, ceci ne concernant pas la majorité des échanges (bien au contraire). Comme l’avait souligné Mr Dufoulon « Il ne peut se réduire à la question de l’immigration, même si c’est un élément » l’objet et l’essence même du débat étaient ailleurs. Ainsi comme je l’ai souligné lors de mon intervention :

    L’essentiel dans ce débat n’est pas de savoir ce qui nous différencie, mais bel et bien de chercher ce qui nous rassemble. Avoir une vision de rassemblement plutôt qu’une vision de différenciation. Après tout, la France est forte dans sa diversité, mais elle l’est encore plus dans son unité, unité derrière un certain nombre de valeurs autour duquel l’ensemble des Français se retrouve, une sorte de pacte républicain non négociable. Alors ces valeurs quelles sont-elles, d’où viennent-elles ? Elles proviennent en majorité de l’héritage historique extraordinaire de la France, elles sont nées des racines judéo-chrétiennes, au Siècle des lumières, dans le sang de la révolution, et dans le traumatisme des deux dernières guerres. Ces valeurs sont celles de la devise de notre république : Liberté, Égalité, Fraternité, mais également laïcité, humanisme, solidarité, démocratie, respect de l’autre. Ces valeurs qui sont le ciment de notre nation, nous devons en être fiers, et après tout, la fierté n’est elle pas également une valeur française ?

    Cette vision du débat a été également partagée et conforté par de nombreuses autres interventions, dont le mot d’autre était créer une cohésion sociale. La suite du débat s’est poursuivi les échanges entre les citoyens et la nation. Certains se sont émus du peu d’entrain lié à la fête nationale, ou aux commémorations des grandes guerres alors qu’elles devraient être un moment de partage et d’échanges entre citoyens.
    Plus tard, Mr Serge Dufoulon nous a invités à nous questionner les moyens à développer pour développer cette identité nationale, afin de favoriser ce sentiment d’appartenance à cette nation France, sur les rites de passes, qui viendraient celer ce contrat de citoyenneté. Des pistes en ce sens ont été évoquées, comme le service civique obligatoire pour les jeunes, l’impôt sur le revenu obligatoire (même symbolique). À titre personnel,  J’ai rappelé que :

    L’école devait être le lieu où par l’éducation civique les valeurs de la nation (que j’ai évoquées précédemment) devaient y être inculquées. Comme beaucoup d’autres intervenants, j’ai regretté que le service militaire ai été supprimé, puisqu’il permettait un échange entre toutes les couches sociales. Et que si je voyais la nécessité d’un service civique obligatoire, il me paraissait, quitte à être provocateur, nécessaire d’instaurer des « piqures de rappel » pour nos ainés via des journées citoyennes.

    C’est après 2h30 de débat que le préfet clôtura les débats à sa charge de faire une synthèse et de le remonter au ministre de l’immigration et de l’identité national, Mr Éric Besson.
    Un mot tout de même sur les  absents de ce débat, les dirigeants du PS qui n’avait pas trouvé de mieux que de boycotter ce débat. Un geste complètement stupide à mes yeux, puisque la vision de chacun, toute tendance politique est nécessaire. Mais ce n’est pas le premier signe de replis sur soi, de rejet du débat citoyen et républicain dont font preuves ces personnes.

    D’autres photos sont également disponibles ici