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  • Élection du président des républicains 2017 : que reste-t-il de le l’UMP de 2002 ?

    Élection du président des républicains 2017 : que reste-t-il de le l’UMP de 2002 ?

    Ce weekend avait lieu l’élection du président du parti « Les républicains », et bien que n’ayant pas pris part à ce scrutin, ayant passé 12 années à militer au sein de l’UMP, ces élections ont forcément un écho chez moi.

    Une désertion des militants :

    Sans surprise, en l’absence de ténors, Laurent Wauquiez remporte ce scrutin dès le premier tour avec 74,64%, suivit par Florence Portelli 16,11%, et Maël de Calan 9,25%. Mais derrière ce sacre de Laurent Wauquiez se cache une triste réalité : d’une « machine de guerre à remporter les élections » capable de rassembler la droite républicaine et le centre droit de 2002, le parti « les républicains » n’est aujourd’hui qu’un astre mort.

    S’il fallait se convaincre de ce constat, la lecture des chiffres de la participation à cette élection suffisent à eux seuls pour illustrer cette déliquescence : En 2012, 176 608 militants avaient pris part au vote entre Copé et Fillon, ils étaient 155 851 en 2014 pour le retour de Sarkozy, aujourd’hui, seuls 99 597 ont voté, c’est presque moitié de moins que 2012 ! Autre comparaison, le nombre de participants en 2017 est équivalent au nombre de votants pour Nicolas Sarkozy en 2014.

    Cette hémorragie de militants, dont je fais partie, s’explique assez simplement :

    Aucune remise en cause :

    Des échecs électoraux de toutes les élections intermédiaires entre 2007 et 2012, des élections présidentielles de 2012 et de 2017, quelles introspections ont été faites ? Aucune ! À aucun moment l’UMP d’hier et le parti « les républicains » d’aujourd’hui n’a réellement cherché à comprendre les raisons de ses échecs.

    Pire encore, les dirigeants ont préféré répéter une petite musique aux militants pour s’exonérer de la défaite : « avec 15 jours de campagne supplémentaire, on gagnait en 2012 » ou « sans la campagne des médias contre, nous gagnions en 2017 ». Pourtant, la réalité est toute autre.

    Prenons par l’exemple de Fillon, de 31% au lendemain des primaires, en à peine 2 mois et à la veille du PenelopeGate il était descendu à 25% ! L’affaire Pénélope a sans aucun doute scellé le sort du candidat, mais le dévissage dans l’opinion existait bien avant. Fermer les yeux sur les raisons de cette chute, c’est faire l’impasse sur le décalage du programme proposé avec l’attente des Français, j’en parlerai plus loin.

    Un empilement de fake news

    Mais ce qui m’a le plus énervé ces dernières années, c’est l’empilement des fausses informations. J’ai un esprit cartésien, je ne peux déjà pas comprendre l’appétence de certains militants pour les sites de désinformations, mais lorsqu’un cadre LR se vautre dans l’intox, cela me désespère. Dernièrement, regardez les déclarations de Laurent Wauquiez sur Firminy, ou bien Virginie Calmels au sujet des vacances de Noël. Mentir aux Français, c’est ça le « retour de la droite » ?

    Un parti qui préfère expulser les constructifs, mais qui ferme les yeux sur les Balkany :

    Depuis des années, je n’ai de cesse de dénoncer le manque de ménage fait à l’UMP. Pourtant que ce soit au niveau local ou au niveau national, on retrouvera toujours le couple Balkany au premier rang des meetings dans les hauts de seine, comme Alain Carignon aux meetings isérois.

    Pire encore, le bureau politique préfère exclure les « constructifs » qui refusent de s’inscrire dans une caricature d’opposition, mais à quelques semaines de l’ouverture du procès aux assises de Georges Tron, accusé de viol, ce dernier n’est même pas suspendu à titre conservatoire. Il a même eu un temps eu l’investiture pour les législatives de 2017 ! Imaginiez le message envoyé aux Français !

    Incohérences et manque de courage politique :

    Ce qui me marque également ces derniers mois, c’est la ligne politique illisible des républicains. Prenons par exemple les emplois aidés : François Fillon voulait les supprimer dans son programme présidentiel, pourtant, lorsque Macron décide de les réduire progressivement, les « républicains » en deviennent les défenseurs.

    Plus globalement, depuis des années, la droite fustige le Code du travail, les 35h, sans jamais les supprimer pour autant. Aujourd’hui, le président Macron a réformé en 6 mois le Code du travail, comme jamais cela n’avait été fait. « Les républicains » accusent la réforme de ne pas aller assez loin, pourtant qu’ont-ils fait lorsqu’ils étaient au pouvoir ?

    Un repli idéologique :

    Dernier point et non des moindres : le repli idéologique amorcé depuis plusieurs années. À sa création, l’UMP savait rassembler en son sein de nombreux courants de pensée : Libéraux, gaullistes, conservateurs, démocrates-chrétiens. Progressiste, pro-européen, gaulliste social et libéral, je me retrouvais parfaitement dans ce mouvement. Je me souviens d’ailleurs avoir voté avec conviction pour le président du pouvoir d’achat en 2007. Pourtant, au fil du temps le spectre électoral de l’UMP puis des « Républicains » n’a cessé de se réduire, au point qu’aujourd’hui, on entend plus que les identitaires, les europhobes et les conservateurs.

    Laurent Wauquiez est un très bon exemple de cette contorsion idéologique : d’une sensibilité centre droit, humaniste et pro-européenne (que j’avais soutenu à cette époque), il affiche aujourd’hui ce visage conservateur et identitaire. Argüant le retour d’une « vraie droite » « fière de ses valeurs » il marginalise tout autre courant de pensée. Pour autant, être de droite ce n’est pas refuser du mariage pour tous, être de droite, ce n’est pas faire une fixation sur les crèches, être de droite, ce n’est pas avoir peur de l’Europe, être de droite, ce n’est pas fustiger l’IVG

    Le renouveau de la droite sera en dehors des « républicains »

    Malgré ce triste constat, je pense qu’il y a un avenir à droite. Entre l’aile droite de LREM, l’UDI, et le nouveau parti Agir, l’offre politique alternative aux « républicains » existe. Pour ma part, la politique menée par Édouard Philippe correspond le plus à mes convictions. La recomposition politique est en marche !

     

  • Investitures aux législatives 2017 : Les républicains ont tout faux !

    Investitures aux législatives 2017 : Les républicains ont tout faux !

    Le choix des Républicains investitures pour les législatives dans le Rhône est tombé hier soir :

    • 1re circonscription du Rhône : Anne Lorne
    • 2e circonscription du Rhône : Laurence Balas
    • 3e circonscription du Rhône : Nora Berra
    • 4e circonscription du Rhône : Dominique Nachury (sortante)
    • 5e circonscription du Rhône : Philippe Cochet (sortant)
    • 6e circonscription du Rhône : Emmanuelle Haziza
    • 7e circonscription du Rhône : Alexandre Vincendet
    • 8e circonscription du Rhône : Patrice Verchère (sortant)
    • 9e circonscription du Rhône : Bernard Perrut (sortant)
    • 10e circonscription du Rhône : Christophe Guilloteau (sortant)
    • 11e circonscription du Rhône : Georges Fenech (sortant)
    • 12e circonscription du Rhône : Jérôme Moroge
    • 13e circonscription du Rhône : Philippe Meunier (sortant)
    • 14e circonscription du Rhône : Catherine Laval

    Et clairement, certains choix me font bondir !

    Choix parisiens déconnectés de la réalité du territoire

    Habitant du 7e arrondissement, d’abord dans la 1re circonscription, puis maintenant dans la 3e, clairement, les choix faits par la CNI me déplaisent. Je passerai rapidement sur l’investiture dans la 3e circonscription, le score de la future candidate aux primaires 2013, aurait dû parler de lui même. Tout comme sa volteface en 2012 lorsque cette même circonscription lui avait été proposée et qu’elle avait refusé (car difficilement gagnable à l’époque) . Sur ce dernier point, nul doute que les électeurs (et militants) ne manqueront pas de lui rappeler.

    Non ce qui me révolte au plus haut point, c’est vraiment le choix de l’ultra conservatrice Anne Lorne aux dépens de Michel Havard dans la 1re circonscription. Je ne fais aucun mystère, la ligne défendue par cette dernière n’est pas la mienne, mes positions dans les divers réseaux sociaux (Facebook, Twitter) mais aussi cette note sont là pour le confirmer. Je suis de droite, la droite progressiste, pas la droite passéiste ou pétiniste ! Ainsi, je considère que ce genre de déclarations sont intolérables :

     

    Déclarations Anne Lorne
    Déclarations d’Anne Lorne sur Twitter

    Je ne pourrai donc ni militer, ni même voter pour ce genre de personne!

    Mais si mon cas personnel peut être anecdotique, si l’on regarde les résultats des dernières élections, municipales 2014 (avec comme tête de Liste Michel Havard), et les régionales 2015 (où Anne Lorne figurait sur les listes) dans les arrondissements que compte la première circonscription, l’ensemble droite et centre en 2015 est moins élevé que le même ensemble en 2014 ! Pourtant durant les 18 mois qui séparent les 2 élections, le PS n’a cessé de s’effondrer. La « ligne manif pour tous » d’Anne Lorne (et de Laurent Wauquiez alors tête de liste régionale) n’a pas d’écho particulier à Lyon, c’est plutôt l’inverse qui se produit, alors que Michel Havard est plus fédérateur. Comment Paris fait-il pour ignorer la réalité du terrain ?

    La jurisprudence « frondeurs »

    Mais au delà de l’aspect local, je ne comprends pas pourquoi la CNI donne dès maintenant les investitures, alors que le candidat pour les présidentielles n’est pas connu. On l’a vu durant ce quinquennat : François Hollande n’a jamais eu de majorité à l’assemblée à cause des frondeurs, ces députés investis par Martine Aubry avant la primaire socialiste de 2011. Pourquoi répéter la même erreur ?

    Et les alliances dans tout ça ?

    Enfin, dernier point, et non des moindres : quid des alliances ? On le sait, les élections durant ce quinquennat l’ont montré, les Républicains ne peuvent gagner seuls. Je n’imagine pas que ces derniers n’abordent pas 2017 sans un accord électoral avec l’UDI, voir le Modem, au risque de se voir éliminés dès le premier tour. Que va-t-on faire à ce moment-là ? On va « désinvestir » les candidats ?

    Bref, on marche vraiment sur la tête !

     

  • Congrès de l’UMP, la voix du renouveau doit être entendue

    Congrès de l’UMP, la voix du renouveau doit être entendue

    Alain Juppé - Bruno Le Maire

    Le renouveau, c’est Bruno !

    Bruno Le Maire a sans doute été l’un des grands gagnants du scrutin de ce samedi. En effet, en frôlant les 30% face à l’ex-président de la république, il s’est fait un nom. Incontestablement, il y aura pour lui un avant et un après 29 novembre. Mais au-delà de l’homme, c’est clairement la volonté de renouveau au sein de l’UMP qui s’est fait entendre.
    Bruno Le Maire, plus que les autres candidats a su comprendre le malaise exprimé par les militants et su prendre la mesure de nos attentes. Aujourd’hui, cette lucidité a payé, et le nouveau président élu de l’UMP ne peut l’ignorer.

    Et maintenant ?

    Le nouveau président de l’UMP n’a donc pas un chèque en blanc des militants, il devra écouter et ne pourra diriger seul. Pour ma part, c’est en observateur vigilant que je vais regarder le nouvel organigramme, mais surtout la ligne politique qui sera donnée. Ainsi, certains marqueurs seront tel le Rubicon qu’il ne faudra pas franchir :

    • Aucune alliance avec le FN
    • Aucune abrogation du mariage pour tous
    • Démission du président de l’UMP s’il est candidat au primaires
    • Tenue d’une primaire, ouverte, en 2016

    C’est sur ce dernier point que mon action militante sera tournée : pour moi Alain Juppé est le meilleur candidat pour 2017, et c’est derrière lui que je m’engage dès aujourd’hui.

  • Le 29 novembre, je vote pour Bruno Le Maire comme président de l’UMP

    Le 29 novembre, je vote pour Bruno Le Maire comme président de l’UMP

    Pour voter pour Bruno Le Maire ce samedi, c’est simple :

    comment voter BLM

  • L’UMP devait elle payer l’amende de 363 615 euros de Nicolas Sarkozy ?

    L’UMP devait elle payer l’amende de 363 615 euros de Nicolas Sarkozy ?

    Nicolas Sarkozy et Jean-Pierre Jouyet accompagnés de Brice Hortefeux

    La prise en charge de l’UMP de l’amende de 363 615 euros, infligée à Nicolas Sarkozy par le Conseil constitutionnel en juillet 2013 pour le dépassement de son compte de campagne est au cœur de l’affaire Fillon-Jouyet. Comme à mon habitude, je ne commenterai pas l’aspect juridique, néanmoins, je vous invite à lire cet article de l’Express : Pourquoi Fillon est persuadé que l’UMP n’aurait pas dû payer l’amende de Sarkozy. Cet article revient en détail sur ces aspects juridiques et  évoque les casquettes multiples de Philippe Blanchetier.

    En ce qui me concerne, c’est le plan moral qui m’intéresse. En effet, en tant que militant UMP, l’usage fait de nos cotisations me concerne directement. Mon étonnement, pour ne pas dire mon dégoût, repose sur des faits très simples :

    À la vue de ces éléments, je ne peux pas comprendre que Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de l’UMP, qui se targue de revenir dans l’arène politique par devoir, n’a pas eu la délicatesse de régler lui-même cette amende.